Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Red Ant Dream
9 mai 2013, 9:50
Classé dans : Non classé | Tags: , , ,

Un documentaire sur celles et ceux qui font vivre la révolution en Inde.



NDDL – Inde – déclaration de soutien de la coordination des mouvements de paysans indiens
17 avril 2013, 7:56
Classé dans : solidarité | Tags: , , , , , , ,

Nous avons reçu à l’occasion de la manifestation « Sème ta zad ! », une déclaration de solidarité du « comité de coordination des mouvements de paysans indiens » qui se bat actuellement de son coté contre des méga-projets destructeurs, des aéroports encore, mais aussi des centrales et des « corridors industriels »pour que circulent toujours plus vite les marchandises.. Le KRRS, le BKU ou le Kerala Coconut Farmers Association sont des syndicats et mouvements qui défendent les intérêts de plusieurs dizaines de millions de paysans dans différents Etats indiens. Actuellement, ils lutten particulièrement contre l’accaparement des terres agricoles pour les besoins de l’agro-business et du développement capitaliste. Ils souhaitaient appuyer les connexions avec ce qui se passe ici à Notre Dame des Landes. Nous sommes heureux-ses que des liens se tisssent entre différents mouvements de résistances paysans à travers le monde et de contribuer, à notre échelle, à mettre en déroute la destructions des terres et des vies de ceux qui les habitent et les cultivent. Nous souhaitons remercier ces paysans en lutte qui nous écrivent de si loin, et leur exprimer à notre tour toute notre solidarité.

Solidarité Internationale Contre l’Accaparement des terres et les Mega-projets inutiles

Dans le monde entier, des quantités énormes de capitaux financiers cherchent des investissements profitables, des gains spéculatifs ou simplement de s’abriter de la crise économique en s’appropriant des formes de richesses réelles. Des terres et des ressources naturelles sont saisies pour des mega-projets monstrueux – mines, plantations d’agri-business, corridors industriels, ports et aeroports – dont le seul résultat assuré est une destruction desastreuse de moyens d’existence et de l’environment. Mais avec peu de risque pour les investisseurs. Celui-ci – avec la complicité des partis de gouvernement de tous bords – est calculé pour tomber surtout sur le « partenaire » public.

En Inde, parmi une foule de projets de ce type, les paysans et pêcheurs luttent contre une centrale nucléaire française à Jaipur. Il y a aussi un projet de Corridor Industriel Mumbai-Delhi. Ce seul projet, long de 1500 km., comportant un chemin de fer dédié, 6 nouveaux aéroports, 4 ports, une batterie de centrales électriques au charbon, etc., détruirait les moyens d’existence de centaines de milliers de paysans, des milliers d’hectares de terres agricoles irremplaçables, des ressources en eau, etc.

Pour résister à ces accaparements, les organisations paysannes et d’autres mouvements populaires sont actuellement engagés dans une lutte à propos d’une nouvelle législation, le Land Acquisition Act. Pendant quatre jours, du 18 au 21 mars, 20,000 paysans de tout le pays ont occupé les rues de Delhi à côté du Parlement pour se faire entendre.

En France, nous avons appris qu’il y aussi une forte résistance contre de tels projets de « développement » destructif, et en particulier contre un deuxième aéroport pour la ville de Nantes. 40,000 jeunes activistes et paysans ont réoccupé le site il y a quelques mois, après une violente évacuation policière. Et le 13 avril, une autre manifestation nationale est appelée durant laquelle la terre sera labourée pour établir de nouvelles fermes.

Nous applaudissons et soutenons cette résistance !

Nous offrons et appelons à la solidarité avec tous ceux et celles qui luttent contre ces politiques néolibérales criminelles : comme avec les peuples indigènes du Canada, qui se sont soulevés depuis quelque temps, comme avec toutes les résistances similaires en Afrique, Amérique Latine et à travers le monde. Solidarité entre tous et toutes qui partagent la vision d’une autre société, basée sur les intérêts réels du peuple et le respect pour notre environnement naturel !

Indian Coordination Committee of Farmers’ Movements :

Adivasi Gotra Mahasabha, Kerala Bharatiya Kisan Union (BKU), Haryana Bharatiya Kisan Union (BKU), Madhya Pradesh Bharatiya Kisan Union (BKU), Maharshtra Bharatiya Kisan Union (BKU), New Delhi Bharatiya Kisan Union (BKU), Punjab Bharatiya Kisan Union (BKU), Rajasthan Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttar Pradesh Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttarakhand Karnataka Rajya Ryota Sangha (KRRS), Karnataka Kerala Coconut Farmers Association, Kerala Tamil Nadu Farmers Association, Tamil Nadu



Interventions et messages de la Conférence de Hambourg
27 mars 2013, 7:45
Classé dans : Documents du CSRI | Tags: , , , ,

Les interventions et messages de la Conférence de Hambourg sont enfin disponibles en français.

Vous pouvez les téléchargez en PDF en cliquant sur l’image ci-dessous ou nous écrire pour avoir la version papier (csrinde[at]yahoo.fr).

Bonne lecture !

couverture



23 mars : Journée de soutien à la Guerre Populaire en Inde

Venez nombreuses et nombreux à Clermont-Ferrand le 23 mars pour une Conférence suivie d’un concert de soutien à la Guerre Populaire en Inde avec :

Première Ligne

Oxygen Crew

Social Struggle Sound System

affiche conf Inde_int



Viols en Inde : une analyse de nos Camarades maoïstes

Publié sur http://www.vp-partisan.org/article956.html

 

Les femmes sont la moitié du ciel ! ni la peine de mort, ni la police, ni une session parlementaire extraordinaire ne viendront à bout du patriarcat : seule la transformation révolutionnaire de la société le renversera !

 

Il y a environ un mois qu’à New Delhi s’est produit le viol collectif d’une jeune femme de 23 ans dans un bus. Cet évènement, qui constitue une offense sans précédent, a spontanément révolté et mobilisé la population qui a marché jusqu’au Jantar Mantar pour exiger la punition des coupables. La colère contre le gouvernement a pris des proportions inédites si bien que l’Etat a dû fermer tous les métros menant à India Gate, détourner la circulation et déployer des milliers de policiers pour contrôler les manifestations populaires.
Même si les manifestants sont régulièrement soumis à la répression à coup de matraques, canons à eau etc., cette répression a échoué à les stopper dans l’expression de leur désaccord.
Cette agression a aussi ouvert le débat sur la sécurité pour les femmes et sur les lois contre la violence. Elle est bien sûr abominable et doit être condamnée, mais les faits nous amènent à poser plusieurs questions : est ce que le viol est le produit d’une culture de western ainsi que la droite le prétend ? Est-ce que la punition des violeurs par peine de mort va dissuader tous les violeurs d’agir ? Est-ce que les femmes seront davantage en sécurité dans une société sous haute surveillance, accroissement de la police et lois rigoureuses ? Ou bien encore, s’agit-il, comme les médias et le gouvernement voudraient nous le faire croire, d’un cas exceptionnel de viol brutal ?

 

Le viol de ND n’est pas une exception : deux mois plus tôt, en octobre 2012 , il y a eu des manifestations à Haryana parce que la moyenne de viols atteignait 60 par mois, donnant l’impression d’une subite détérioration de la situation des femmes. Quel choc et quelle consternation lorsque les leaders sont venus en masse de Sonia à Brinda et Haryana lorsque les incidents de Hissar et Jind ont été connus. Les medias ont aussi amplifié cela durant une semaine. Mais une observation plus rigoureuse des faits nous prouve que la situation n’a jamais été réellement meilleure. L’impact du viol de Haryana n’a rien d’exceptionnel et Haryana ne peut être brandi comme exceptionnel. Depuis 2006, à l’exception d’une année, la moyenne des viols à Haryana dépasse 50 par mois. Alors que à Haryana la moyenne des viols est de 6.11 elle est de 9.7 Madyah Pradesh et de 7.6 à Delhi ; ainsi Haryana arrive en 10ème position, MP en 4ème et D en 7ème.
Les Etats atteignant les plus hauts scores sont Mizoram, Tripura et Assam. Mais c es chiffres témoignent avant tout d’un meilleur recensement des cas de violence. Plus la société est patriarcale, plus grande est la stigmatisation des femmes violées, et moins les femmes oseront porter plainte. Ainsi, la plupart des viols ne sont-ils jamais déclarés et les Etats qui en déclarent un faible nombre doivent-ils être considérés à la lumière de cette réalité.

 

D’un autre côté, les classes dirigeantes exploitent ces faits pour s’armer davantage.
En effet on nous dit que nos lois ne sont pas suffisamment répressives et que c’est parce que la peine de mort n’est pas appliquée aux violeurs, que le viol atteint de telles proportions. Mais au-delà des réactions fortes et rhétoriques, si l’on y regarde de plus près, la peine de mort n’a eu d’incidence effective sur le taux de criminalité nulle part au monde. La peine capitale est une forme barbare de condamnation qui a été abolie dans nombre de pays et qui n’est maintenue que par les régimes les plus répressifs. Elle donne aux Etats la légitimité de tuer et est invariablement utilisée comme une tactique répressive pour réprimer les soulèvements populaires. Cette forme inhumaine de sanction n’a jamais réduit la criminalité dans aucun pays, mais au contraire a fortifié la violence et accru le pouvoir répressif des classes dominantes. En Inde également il existe des mobilisations de courants progressistes démocratiques pour abolir la peine de mort, mais la droite et les classes dominantes défendent son application.
Ainsi Sushma Swarai peut-il défendre la candidature de Modi- responsable et organisateur de centaines de viols de femmes musulmanes à Gujarat, au poste de Premier Ministre, et d’une même voix demander une session extraordinaire du Parlement pour la condamnation à mort des violeurs. Les brigades facistes qui accomplissent impunément des carnages, massacres, pogroms, viols, attentats, sont les meilleurs avocats de la peine de mort. Défenseurs de la peine de mort, de la castration des violeurs, de leur lapidation publique, de toutes formes de punitions féodales qui rendent la société plus répressive et fortifient le patriarcat.

 

Un autre argument qui a été défendu non seulement par la droite mais aussi par des forces qui se disent progressistes, consiste à demander un accroissement des forces de police et de sécurité afin de diminuer le nombre de viols. La question de la sécurité des femmes est en soi un problème, mais l’assurer ne signifie pas s’affronter au patriarcat. De plus, l’argument d’assurer la sécurité des femmes en accroissant les forces de police et de sécurité s’écroule lorsque l’on constate la forte participation de ces dernières aux viols, crimes, actes de violence sexuelle dans le pays. Les milliers de viols au Cashemire, Nord-Est, et plus récemment dans les Etats de Jharkhand, Chhattisgat, Odisha Bengal Maharashtra, nous démontrent amplement que le viol est utilisé comme arme de guerre par l’Etat indien. Les acteurs en sont des soldats de ce régime oppressif, et augmenter leur nombre ne contribuera en rien à la sécurité des femmes.
Les classes dominantes et le pouvoir blâment les victimes elles-mêmes, et s’efforcent de limiter la liberté et la mobilité des femmes sous prétexte de réduire le nombre de viols.
Les diverses réactions des partis parlementaires sur le problème reflètent leur mode de pensée féodal et patriarcal. Ainsi, alors que le chef du RSS, Mohan Bhagvat met en accusation la culture de l’Ouest comme responsable des viols, faisant écho au panchayats Khap qui dénonce également des habitudes alimentaires et un style de vie comme responsables des viols. Asaram Bapu l’auto-proclamé « homme du seigneur » va jusqu’à déclarer la victime du viol aussi responsable que le violeur lui-même, tant qu’elle n’a pas supplié pour être épargnée.
Des membres du Congrès à ceux du CPM, toute sorte de partis parlementaires présentent des remarques pathétiquement patriarcales sur les femmes, révélant leur profonde ignorance des questions de genre. Les condamnations et contre condamnations de ces partis parlementaires, indépendamment de ce qu’elles ont mis au premier plan des débats, constituent le fond patriarcal et féodal de la culture des classes dominantes.
Exiger une nouvelle loi plus rigoureuse de la part de ce même Parlement n’apporterait aucun changement à ce système enragé et patriarcal. La loi ne sert qu’à faire de la publicité dans le pays, de la justice à la police, alors qu’ils ont tous prouvé notoirement leurs positions oppressives à l’encontre des femmes. Les lois plus répressives sont vues comme la seule solution par les parlementaires qui n’ont aucun lien avec les luttes populaires. Toutes ces forces ? en dépit de leurs différences proclamées, sont unies dans la défense du statu quo , dans l’obstruction au surgissement de tout réel changement.

 

Le patriarcat est une violence structurelle contre les femmes. Au cours des siècles il a exercé des formes différentes d’oppression et imaginé de nouvelles facettes pour assujettir les femmes. La violence inhérente au patriarcat se manifeste sous sa forme la plus brutale à travers l’exemple du viol collectif de Delhi, mais elle est également présente dans le harcèlement quotidien des femmes. Le patriarcat crée les questions de « moralité »honneur « religiosité » devoir religieux et de caste ; il présente le masque de l’accès au pouvoir et de la liberté en imposant en fait aux femmes de conformer leur corps aux normes du marché impérialiste. Il tente de contrôler leurs révoltes en utilisant les armes de la répression d’Etat dont les femmes sont les principales cibles. En tout, il assujettit les femmes, fragilise leur personnalité, restreint leur indépendance afin de l’éliminer, et de les éloigner de leur libération.

 

Le patriarcat et la violence sexuelle n’agissent pas indépendamment l’un de l’autre, mais se nourrissent des intérêts féodaux, communautaires et impérialistes. Voilà pourquoi certains actes de violence contre les femmes suscitent des protestations de masse alors que d’autres sont tus. D’où le fait que les femmes font les frais de la violence des classes dominantes et doivent combattre y compris pour obtenir le divorce ! Les médias ont passé sous silence des faits comme le viol collectif de 55 femmes à Kunan Poshpora en 1991, le viol et l’assassinat d »Asiya et Nilofer en 2008 au Cashemir par l’armée indienne, ou le viol et l’assassinat de Manorama Devi à Manipur par les armes d’Assam. Les auteurs du génocide le plus brutal contre les musulmans de Gujarat, au cours duquel des centaines de femmes ont été violées et brûlées, les attaques d’une quantité innombrable de femmes dans les Etats du centre et de l’est de l’Inde par les forces de l’Etat et le fameux Salwa Judum, y compris l’évènement de Shonamukhi au cours duquel 20 femmes ont subi un viol collectif par les gangs CRPF et CPP, tous ces faits ont été honteusement un prétexte pour intervenir afin de réprimer les Maoïstes. C’est pour la même raison que des centaines de meurtres et viols méritant la peine de prison, sont, de façon criminelle, passés sous silence. Ainsi, chaque fois que les auteurs des crimes les plus haineux sont commis par des auteurs puissants dans le système, que ce soit des politiciens parlementaires, des forces de l’armée ou des agents paramilitaires, des personnes défendant le système des castes, non seulement ces actes demeurent impunis, mais parfois même sont récompensés !
Tout problème qui concerne les femmes ne concerne pas que les femmes.
Les femmes ont toujours combattu le patriarcat au cours de l’histoire. Le défi maintenant, c’est d’organiser cette lutte et de la relier aux autres luttes contre l’oppression. Aux luttes pour des salaires équitables pour les femmes, aux luttes des femmes travailleuses contre l’impérialisme. La lutte des femmes de Dalit pour la dignité est partie intégrante des luttes pour l’abolition du système des castes et du féodalisme. La lutte des femmes pour les droits de la terre renforce le combat contre le pillage des ressources naturelles du pays par les compagnies MNC, et l’opposition des femmes du Cashemire et du Nord- Est stimule leur lutte pour l’auto-détermination. Les revendications des femmes pour le droit de choisir leur éducation, carrière, vêtements, style de vie, compagnon de vie, à travers tout le pays est un souffle qui balaiera l’agenda Brahimine. C’est à travers de tels combats que les anciennes formes d’oppression féodale et patriarcale ainsi que les formes modernes de la domination masculine, sont remises en question, combattues, et finalement seront éliminées pour faire place à une société plus démocratique dans laquelle les femmes ne seront pas contraintes d’adapter leur comportement aux dictats masculins.
De même que toutes les autres formes de violence, le patriarcat ne peut être combattu qu’en allant jusqu’aux racines du système, certainement pas en demandant des lois plus répressives à ce même Etat qui commet sans cesse des viols en toute impunité à travers son exercice du pouvoir. La seule solution réside dans la lutte, non dans un recours à la peine de mort. Les campagnes de sensibilisation, les débats, les discussions afin d’obtenir un consensus ne touchent que ceux qui acceptent d’écouter. De toute façon, nous devons penser en termes de programme d’actions concrètes afin de remettre en cause les structures patriarcales. Le patriarcat est renforcé par les relations semi-féodales et semi-coloniales en place, et ne sera pas aboli par de simples propos aimables contre lui. Il n’y a pas de raccourci dans la lutte contre le patriarcat. La lutte pour la fin de l’oppression patriarcale et de toutes les oppressions ne peut être gagnée qu’en prenant le chemin d’une lutte sans compromis pour la transformation radicale de la société, le chemin de la révolution.

 

Democratic Studient’s Union (Syndicat Etudiant Démocratique), organisation étudiante révolutionnaire maoïste.
Traduction de l’OCML Voie Prolétarienne



Rencontre "Les luttes populaires en Inde"

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Les luttes populaires en Inde

L’Inde est un pays-continent regroupant

près d’un cinquième de la population mondiale. Ses visées de domination du sous-continent asiatique et sa place grandissante au niveau international en font un pays dont le sort influence l’équilibre politique et économique du monde.
Présentée comme la « plus grande démocratie du monde », nous allons voir que la situation réelle est plus complexe qu’à première vue. Récemment mises en lumière par le soulèvement contre les violences faites aux femmes dont la sordide histoire de viol fut l’étincelle, de nombreuses luttes populaires traversent les divers Etats de l’Union menées par les paysans, ouvriers, étudiants, femmes, Dalits, Adivasis,…

La partie la plus avancées de ces luttes est un mouvement révolutionnaire présent sur plus d’un tiers du territoire et décrit par le premier ministre comme « la première menace pour la sécurité intérieure » : la Guerre Populaire dirigée par le Parti Communiste d’Inde (maoïste), communément appelés « Naxalites ».

L’Etat indien mène une grande offensive militaire contre son propre peuple et au profit des multinationales et des classes dirigeantes afin d’ « exterminer » cette vague grandissante.

La France n’est pas muette dans ce conflit où elle possède de nombreux intérêts économiques.

Cette rencontre sera l’occasion d’en savoir plus sur les luttes populaires en Inde grâce à la projection du documentaire « Les veines ouvertes du géant indien » et plusieurs interventions thématiques des membres du Comité de Soutien à la Révolution en Inde.

Au programme

  • Diffusion du documentaire «Les veines ouvertes du géant indien» sur l’offensive militaire du gouvernement indien au profit des grandes compagnies minières contre la Guerre Populaire dirigée par le Parti Communiste d’Inde (maoïste).
  • Interventions du Comité de Soutien à la Révolution en Inde :

- L’histoire des luttes populaires en Inde
- Le rôle des multinationales, en particulier de la France
- Les luttes des paysans
- La question des castes : les Dalits et les Adivasis
- Les luttes des femmes
- La question de l’oppression nationale et de l’expansionnisme indien
- L’offensive militaire du gouvernement indien : «Opération Green Hunt»

Rencontre organisée par :
Parti Communiste maoïste de France
drapeaurouge[at]yahoo.fr / drapeaurouge.over-blog.com

Rencontre animée par :
Comité de Soutien à la Révolution en Inde
csrinde[at]yahoo.fr / csrinde.wordpress.com



Le CSRI sur Radio Galère

Le Comité de Soutien à la Révolution en Inde a été interviewé sur Radio Galère dans l’émission hebdomadaire Comaguer le mardi 27 novembre 2012.

Voici la partie de l’émission concernant la Guerre Populaire en Inde :
http://www.archive-host.com/files/1835645/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/Comaguer_-_Soutien_a_la_revolution_indienne-27112012.mp3



Communiqué de presse suite à la Conférence de Hambourg

Voici le communiqué de presse issu de la Conférence de Soutien à la Guerre Populaire en Inde de Hambourg.

Voici également la liste des participants à la Conférence : http://indienkonferenz.blogsport.de/konferenzbeteiligte/

Voici la liste des déclarations et des messages envoyés à la Conférence (les interventions seront ajoutées au fur et à mesure) : http://indienkonferenz.blogsport.de/reden-grussbotschaften/

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Les internationalistes se rassemblent à Hambourg en soutien à la Guerre Populaire en Inde

Le 24 Novembre, la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde s’est tenue dans la ville de Hambourg, en Allemagne. Suite à l’appel conjoint du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde et de la Ligue contre l’Agression Impérialiste, basée à Hambourg, les internationalistes de différentes parties du monde se sont réunis pour échanger leurs vues sur comment développer l’action internationale en faveur de la lutte du peuple indien contre l’impérialisme, le semi-féodalisme et le capitalisme bureaucratique. Des délégations, organisations et individus en provenance d’Afghanistan, Autriche, Brésil, Canada, Colombie, France, Allemagne, Hollande, Iran, Italie, Kurdistan, Norvège, Palestine, Pérou, Philippines, Espagne, Sri Lanka, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et de nombreux autres pays ont participé à la Conférence. Quelque 300 personnes ont assisté à l’événement.

Des Partis Communistes, des organisations de masse révolutionnaires, des organisations de jeunes révolutionnaires et des organisations de solidarité et anti-impérialistes de tous les coins du monde ont fait des déclarations de soutien aux camarades indiens. De nombreux pays d’où les camarades et amis des maoïstes indiens n’étaient pas en mesure de participer au travers d’une délégation ont envoyé des messages de soutien. La liste des Partis et Organisations participantes et toutes les déclarations et messages seront publiés dans les prochains jours sur le site Internet de la Conférence : www.indienkonferenz.tk

Sur la même page Web, les photos de la Conférence ainsi que des informations à propos de la campagne de préparation – y compris la vidéo officielle de mobilisation, les graffitis, les affiches et ainsi de suite – peuvent être consultées.

La Conférence a également contenu un programme culturel avec des groupes de musique jouant de la musique folklorique suédoise, du Rap allemand et des chants révolutionnaires de Turquie, le tout dans un profond esprit anti-impérialiste.

Une importante déclaration a été faite par un camarade palestinien, qui a souligné qui la lutte du peuple indien est liée à la résistance contre les occupants sionistes meurtriers et leurs maîtres impérialistes yankees. A la fin du discours, des slogans en faveur du héroïque peuple palestinien ont retentit dans la salle. Les organisateurs de la Conférence ont déclaré une ferme condamnation des attaques barbares contre la population de Gaza.

Une autre caractéristique importante de la Conférence était le grand nombre de jeunes qui ont participé, non seulement en tant que participants, mais aussi dans le cadre des structures organisatrices. Cet aspect, ainsi que le caractère véritablement internationaliste de l’événement, lui a donné un caractère très vivant et dynamique.

Après la partie officielle du programme, les délégués et participants ont continué à célébrer et jusque tard dans la nuit, les chansons révolutionnaires dans de nombreuses langues et les slogans anti-impérialistes, antifascistes militants et communistes ont donné le ton de cette chaleureuse fête de l’internationalisme.

À la suite de la Conférence, des mesures concrètes ont été réalisées dans la coordination des forces qui soutiennent la Guerre Populaire en Inde. Cela aura sans aucun doute un impact très réel sur le travail international et conduira à une campagne internationale encore plus forte.

Lorsque nous avons rédigé l’appel à la Conférence, nous avons affirmé que nous voulions qu’elle soit l’expression vivante de l’internationalisme prolétarien. Elle l’était. Depuis la Conférence de Hambourg, un cri résonne  affirmant :

Nous sommes aux côtés de nos camarades en Inde!
Victoire à la Guerre Populaire!

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde
Ligue contre l’Agression Impérialiste (Hambourg, Allemagne)
26th Novembre 2012



Intervention du CSRI à la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde de Hambourg

Camarades,

Le Comité de Soutien à la Révolution en Inde salue la tenue de cette Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde.

Notre Comité s’est formé en septembre 2010 après la formation du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde.

Dès la fondation de notre Comité, il nous a semblé important de faire connaître le plus largement possible la guerre populaire en Inde dans les différentes couches de la population, car les médias des classes dominantes ne donnent pratiquement aucune information. Seules quelques organisations, quelques sites ou blogs Internet comme le notre, produisent des articles, publient des photos, des reportages.

Nous avons ainsi pris part aux semaines de solidarité d’avril 2011 et de janvier 2012. Là où des organisations déjà sensibilisées voulaient le faire nous avons organisé des meetings et collé des affiches dans les quartiers, universités et usines où nous intervenons.

Cette année, en préparation de cette Conférence, des camarades du Parti Communiste maoïste de France, du FRAP et du PCR-Canada ont diffusé plusieurs milliers de tracts et collés des centaines d’affiches à la Fête de l’Humanité, dans plusieurs universités et dans les quartiers indo-tamouls et populaires de Paris et de banlieue.

Nous avons réalisé et exposé des panneaux d’informations sur la Guerre Populaire en Inde. Cela nous a donné l’opportunité de discuter avec de nombreuses personnes qui s’arrêtaient pour s’informer. « Nous ne savions pas qu’il se passait ça en Inde » était souvent leur première phrase, ce qui nous encourage à augmenter et améliorer l’information à propos de cette lutte si importante au niveau international.

A Toulouse, quelques jours avant cette conférence, une initiative a été organisée par l’Organisation Communiste Marxiste-Léniniste Voie Prolétarienne.

Pour notre Comité, soutenir la Guerre Populaire en Inde c’est s’opposer à son propre impérialisme. C’est pourquoi nous avons contacté les ouvriers de l’usine Michelin de Clermont-Ferrand qui s’opposent à l’implantation d’une usine Michelin dans le Tamil Nadu. Un meeting-concert devrait avoir lieu dans cette ville dans les mois à venir grâce à de jeunes Camarades des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes et de l’organisation révolutionnaire occitane « Libertat ».

Nous ne voyons pas cette conférence comme un aboutissement mais plutôt comme un départ pour  élargir notre activité à tous ceux qui sont prêts à soutenir la Guerre Populaire en Inde. C’est pourquoi nous prévoyons d’organiser d’autres meetings dans d’autres villes après cette conférence, car l’activité de notre comité et les initiatives d’autres camardes ou forces prêtes à faire connaître et soutenir la guerre populaire doit se poursuivre afin d’amplifier le plus possible cette solidarité.

La guerre populaire en Inde est un appui à la lutte des autres peuples, c’est pourquoi il faut aussi la faire connaître à ceux qui luttent dans d’autres pays, pour le même but : la libération nationale et sociale.

Nous pensons que cette conférence aura des répercussions positives pour amplifier le soutien international à la Guerre Populaire en Inde et que grâce à notre travail, les échos de la lutte des Camarades en Inde parviendront au cœur des usines, des quartiers populaires et universités du monde entier. Puisons l’inspiration révolutionnaire que les Camarades d’Inde nous apportent pour nourrir la juste révolte des peuples du monde entier et la transformer en révolution.

SOLIDARITE AVEC LA GUERRE POPULAIRE EN INDE !

SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !
Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Hambourg

24 novembre 2012


Comrades,

The Committee to Support the Revolution in India welcomes the holding of the International Conference in Support of the People’s War in India.

Our Committee was formed in September 2010 following the formation of the International Committee to Support People’s War in India.

Since the foundation of our Committee, we felt it was important to make know as much as possible the People’s War in India in different segments of the population, as the media of the ruling classes do almost no information. Only a few organizations, some Internet sites or blogs like ours produce articles, publish photos and reports.

We have participated in the solidarity week of April 2011 and January 2012. Where organizations were already sensitized, we organized meetings and pasted posters in neighborhoods, universities and factories where we usually intervene.

This year, in preparation for this Conference, comrades from Maoist Communist Party of France, from the FRAP and from RCP-Canada have distributed thousands of leaflets and pasted hundreds of posters at the Festival of Humanité [attended by 650 000 people], in several universities, in indo-Tamil people’s neighborhoods of Paris and its suburbs.

We realized and exposed information notices on the People’s War in India. This gave us the opportunity to discuss with many people who stopped to inform themselves. “We did not know that this was happening in India” was often their first sentence, which encourages us to increase and improve information about this so important struggle at the international level.

In Toulouse, a few days before the conference, an initiative was organized by the Marxist-Leninist Communist Organization Proletarian Path.

For our Committee, supporting the People’s War in India is opposing our own imperialism. That is why we contacted the factory workers from Michelin in Clermont-Ferrand who opposed the implementation of a Michelin plant in Tamil Nadu. A concert-meeting should be held in this city in the coming months thanks to young comrades of the Marxist-Leninist Communist Youth and the Occitan revolutionary organization "Libertat".

We do not see this conference as an end but as a beginning to expand our activity to all who are willing to support the People’s War in India. That is why we plan to organize other meetings in other cities after this conference, because the activity of the committee and the other initiatives of other comrades or forces ready to promote and support the people’s war must continue in order to amplify as much as possible this solidarity.

People’s war in India is a support to the struggle of other peoples of the world, so it should also be made known to those who struggle in other countries for the same purpose : the national and social liberation.

We believe that this conference will have positive repercussions for boosting international support for the People’s War in India and through our work, the echoes of the Comrades’ struggle in India will reach the heart of the factories, neighborhoods and universities around the world . Let’s draw revolutionary inspiration that comrades in India are bring us to feed the just revolt of the peoples around the world and transform it into a revolution.

SOLIDARITY WITH THE PEOPLE’S WAR IN INDIA  !

LONG LIVE INTERNATIONAL SOLIDARITY OF PEOPLES   !

 Committee to Support the Revolution in India

Hamburg

November 24th, 2012



Film indien sur le mouvement maoïste
23 novembre 2012, 12:23
Classé dans : Actualités d'Inde, PCI (maoïste) | Tags: , , ,

Publié sur Feu de Prairie

La guérilla communiste d’Inde a donné son avis sur le film Chakravyuh. Paramjeet, porte-parole du comité régional de Madhya, a déclaré: « Nous ne sommes pas des critiques de cinéma, mais vu que Chakravyuh parle de notre vie et de notre lutte, nous devons reconnaitre qu’il se surpasse tous les films faits depuis un bon moment sur le mouvement maoïste ». Même si les naxalites ont fait remarquer que certaines scènes étaient irréalistes (que ce soit simplement dans la façon de se saluer ou dans la manière dont sont traité les traitres supposés), ils lui ont donné, non sans humour, 4 étoiles.




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