Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Cachemire: l’armée tire sur des manifestants by CSR Inde

Burhan WaniL’armée indienne a ouvert le feu hier soir (lundi soir NDLR) sur une foule de manifestants qui défilaient dans le Cachemire en dépit de l’instauration d’un couvre-feu, tuant trois personnes, a annoncé la police.

Burhan WaniHier soir, des manifestants ont bloqué une route et jeté des pierres en direction d’un convoi de l’armée. « Des scélérats ont ensuite essayé de voler des armes aux militaires et tenté d’incendier des véhicules », a dit mardi un porte-parole de la police. L’armée a alors ouvert le feu et tué deux femmes. Une troisième personne est morte à l’hôpital.Burhan Wani
Ces trois décès portent à 42 le nombre de morts depuis le début des manifestations organisées après la mort début juillet de Burhan Wani, chef de Hizb-ul Mujahideen, considéré comme le principal mouvement séparatiste de la région que l’Inde et le Pakistan se sont disputée pendant plusieurs décennies.

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Inde : 2 policiers tués dans une attaque au Cachemire by CSR Inde

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Deux policiers, dont un officier, ont été tués le 2 juin dans une attaque perpétrée par des combattants dans le district d’Anantnag, dans la région du Cachemire.

« Les deux policiers avaient été déployés près d’un arrêt de bus à Anantnag lorsque des combattants leur ont soudainement tiré dessus, tuant les deux sur le coup, a indiqué une source sous couvert d’anonymat.

Il s’agit de la deuxième attaque de ce genre contre des forces de sécurité indiennes au cours des dernières 24 heures dans cette région, où les habitants sont appelés aux urnes le 22 juin et où la première femme ministre en chef de cet Etat septentrional, Mehbooba Mufti, cherche à être élue à l’assemblée.

Vendredi, trois membres des forces frontalières indiennes ont été tués et sept autres blessés dans la région de Bijbeharapar lors d’une embuscade lancée par des hommes armés présumés d’appartenir au groupe terroriste Hizbul Mujahideen.

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Révolte étudiante à New Delhi by CSR Inde
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Sur le campus de la Jawaharlal Nehru University, à la libération des étudiants incarcérés.

« Nous sommes la jeunesse. Mais la jeunesse n’est pas la jeunesse, elle est plus qu’elle-même. Dans toute société, la jeunesse est l’image de l’élément disponible. La jeunesse est le symbole de la disponibilité générale. Les jeunes, ce n’est rien. Ce sont seulement ceux qui ne sont pas encore tenus. Tenus par un patron, tenus par des crédits, tenus par un CV. Tenus, et donc enchaînés, du moins tant que la machine sociale continue de fonctionner. Les discours médiatiques sur la menace d’un “mouvement de la jeunesse” visent à conjurer la menace réelle, et la menace réelle, c’est que l’ensemble de ce qui est disponible dans cette société, l’ensemble de ceux qui n’en peuvent plus de la vie qu’on leur fait vivre, l’ensemble de ceux qui voient bien que ce n’est pas juste cette loi qui pose problème, mais toute cette société qui est au bout du rouleau, s’agrège. S’agrège et prenne en masse. Car elle est innombrable, de nos jours, la masse des incrédules. Le mensonge social, la farce politique ne prennent plus. »Comité d’action, « Le monde ou rien », 16 mars 2016.

Aplusieurs milliers de kilomètres de Paris. Une houle puissante, incroyablement belle, parfois encore souterraine, on ne la soupçonne pas mais elle est déjà là, s’est engouffrée dans les rues, un matin de février. Elle a avancé pendant des semaines, elle a accompagné le printemps, a déjà éclaboussé bien plus loin que la ville. Elle bouillonne, elle gronde aussi. Elle crie Liberté ! Elle est nationale, elle est anti-nationale, elle s’en fout. Sa jeunesse est vieille de mille ans. Elle a gonflé en son épicentre, le campus de la Jawaharlal Nehru University (JNU), halo de verdure au sud de New Delhi où les fleurs et les slogans d’insoumission se sont mêlés en feu d’artifice, propulsant le raz-de-marée à la face du gouvernement et de sa police. Tant de joie, tant de rage. La tempête a submergé les gardiens de l’ordre national. Dégoulinants, ils ont desserré l’étau. Après 23 jours de détention, le 3 mars, le tribunal a laissé sortir le leader étudiant Kanhaiya Kumar, libéré sous caution.

Près d’un mois auparavant, le 12 février, les sbires de « la plus grande démocratie du monde » l’avaient embarqué. Ce jour-là, s’est déployée dans l’université la plus réputée d’Inde une intervention policière jamais vue depuis l’état d’urgence de 1974. Suite à une plainte déposée par un étudiant encarté au syndicat ultra-nationaliste ABVP (Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad — le Conseil des étudiants indiens), plusieurs policiers en civil munis d’un ordre d’inculpation contre des « personnes inconnues » ont franchi les portes du site universitaire et arrêté Kumar, président de l’union syndicale étudiante et affilié au syndicat communiste AISF (All Indian Student Federation). Un cordon d’uniformes s’est positionné devant la grille principale, donnant au campus des airs de citadelle assiégée. Le doctorant de 29 ans est accusé de « sédition » pour des slogans « anti-nationaux » — dont certains à la gloire du Pakistan, d’autres appelant à la destruction de l’Inde —, entendus (dit-on) en marge de la commémoration de la mise à mort de Mohammad Afzal Guru, pendu en 2013 pour sa participation aux attentats contre le Parlement en 2001. Un rassemblement qui était surtout l’occasion de protester contre la peine de mort et l’occupation militaire indienne au Cachemire, région dont Afzal était originaire.

Le jour de l’arrestation de Kumar, huit autres étudiants sont suspendus de cours. Sans preuves tangibles, ils sont considérés comme les organisateurs de l’événement par une « Commission d’enquête de haut niveau » dépêchée par l’administration. Parmi eux, les auteurs de l’affiche appelant au rassemblement, Anirban Bhattacharya et Umar Khalid. Ces derniers se sont rendus à la police le 23 février, avant qu’elle ne mette à exécution ses menaces d’intervention. Inculpés pour « sédition », eux aussi. Soudée comme jamais, la communauté universitaire a fait bloc. Les cours ont été interrompus, des dizaines de professeurs ont délivré en plein air et en solidarité des séminaires spéciaux pour discuter des idées au cœur du débat : nationalisme, liberté, dissidence… Rassemblements, conférences, manifestations monstres dans les rues de la capitale, l’agitation a grandi. Ce qui n’a pas mis les enseignants à l’abri de la chasse aux sorcières en cours : pour son soutien aux inculpés et sa critique de la politique gouvernementale, une professeure, Nivedita Menon, est la cible d’une campagne de calomnies lancée par une chaîne de télévision particulièrement agressive, Zee News.

JNU, un havre de liberté

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Inde : une journée au cœur de l’université Jawaharlal Nehru la rouge by CSR Inde

À l’université Jawaharlal Nehru (JNU) de Delhi, haut foyer de la gauche militante, il est facile de savoir ce que les étudiants pensent : ils l’écrivent sur les murs. Sur les bâtiments de briques rouges, ils apposent des graffitis artistiques et des peintures militantes. Parfois, ils choisissent des citations des grands hommes qui les inspirent, ou des slogans en faveur des causes qu’ils défendent. Et désormais, entre les fresques représentant Marx, Ambedkar, Lénine, Mao, Nehru ou Bhagat Singh, les murs de JNU sont tapissés de posters frais à l’effigie de Kanhaiya Kumar, un leader étudiant emprisonné depuis le 12 février. Car l’indignation enflamme les étudiants depuis l’arrestation de ce jeune homme qui est accusé d’avoir tenu des propos antipatriotiques lors d’un rassemblement. En représailles, le « bastion rouge » de JNU et ses 8 000 étudiants renouent avec l’activisme. Sur tout le campus, havre de végétation sauvage au cœur de la suffocante capitale indienne, l’heure est à la mobilisation. La future élite en sciences sociales boycotte les cours, participe à des marches et à des manifestations quotidiennes.

JNU © Vanessa Dougnac "Le Point"

À ses yeux, Kanhaiya Kumar est le symbole d’une attaque contre le monde universitaire, perpétrée par le BJP, le Parti des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi. C’est en effet après une plainte déposée par l’ABVP (Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad), l’aile syndicale étudiante du BJP, que la police est intervenue sur le campus. Kanhaiya organisait un rassemblement dans le cadre de la célébration du troisième anniversaire de l’exécution de Mohammed Afzal Guru, un séparatiste cachemiri dont la condamnation hâtive avait à l’époque indigné de nombreux défenseurs des droits de l’homme. Sans preuve tangible, Kanahiya a été accusé d’avoir défendu l’indépendance du Cachemire, province troublée maintenue d’une poigne de fer par l’Inde. C’est sous ce prétexte, perçu comme une trahison à la nation, que Kanhaiya a donc été arrêté. La colère a encore monté d’un cran lorsque des nationalistes hindous ont agressé le prévenu, ainsi que des journalistes, lors de comparutions au tribunal. Dans la foulée, un professeur de l’université, Syed Abdul Rehman Geelani, a également été arrêté et accusé de proférer des « slogans anti-indiens ».

Sujets tabous

JNU © Vanessa Dougnac "Le Point"

« On n’avait pas vu une telle mobilisation depuis le viol d’une étudiante à Delhi en décembre 2012 », souligne Kaushi, qui a rejoint des centaines de camarades devant le bâtiment administratif de JNU. Chaque après-midi, des personnalités viennent ici apporter leur soutien aux étudiants et discuter, avec défiance, du concept controversé du nationalisme. Parmi les étudiants, Vidhya, assise sur les marches, applaudit. « Le gouvernement tente de diaboliser Kanhaiya, s’insurge-t-elle. On laisse même entendre qu’il aurait été proche de groupes terroristes pakistanais ! C’est faux. » Shaheed, son voisin, poursuit : « Sous couvert de respect de la patrie, le gouvernement institue des sujets tabous : le Cachemire, la guérilla maoïste, les aborigènes, les Dalits (« intouchables »), la religion, la sexualité… Mais notre université de JNU, c’est le seul espace de tolérance où l’on peut parler de tout. » Tabriz renchérit : « L’arrestation de Kanhaiya est une atteinte à notre liberté d’expression et à notre modèle universitaire. »

Ce modèle, justement, est cher à leurs yeux. « Grâce à un système de bourses, nous venons des régions les plus pauvres de l’Inde, explique Tabriz. Mais depuis que Narendra Modi est au pouvoir, il y a davantage de pression sur notre système, notamment par des projets de privatisation de l’éducation et des tentatives d’hindouisation de l’enseignement. »

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Crie contre le fascisme! by CSR Inde

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Alerte: un professeur de la JNU cible d’un attentat! by CSR Inde

Gwalior: dimanche, Vivek Kumar, un professeur de la JNU a été attaqué par des hommes armés non identifiés lors d’un événement organisé par le forum Ambedkar. Selon des sources, on a tiré sur le professeur quand il arrivait. La balle n’a pas touché le professeur qui est maintenant en sûreté, ont ajouté les sources.

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Liberté pour le Cachemire! by CSR Inde

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