Jeudi, des milliers d’étudiants et professeurs se sont rassemblés dans le centre de New Delhi, avec des drapeaux indiens et des pancartes «Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord que je suis antipatriotique».Dans une dizaine d’autres villes, des étudiants ont marché avec les mêmes slogans défendant la liberté d’expression, et une quarantaine d’universités ont exprimé leur solidarité avec le mouvement de protestation.

Depuis une semaine, la capitale est secouée par des manifestations en soutien au président de l’association des étudiants de l’université Jawaharlal-Nehru, arrêté pour «sédition». Des centaines de professeurs de la plus prestigieuse fac indienne, bastion de la gauche, sont en grève. La situation pourrait s’envenimer alors que la détention du leader étudiant a été prolongée, et que des avocats nationalistes ont agressé le prévenu et des journalistes lors de l’audience au tribunal, mercredi.

Qu’est-ce qui a déclenché le mouvement ?

Le 9 février, un rassemblement a été organisé par un mouvement étudiant proche des maoïstes au sein de l’université Jawaharlal-Nehru (JNU) en mémoire d’un séparatiste indien du Cachemire.

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