Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Qui est Ajith? by CSR Inde

Liberté pour Ajith – la déclaration de PCI (maoïste)
————————————————– ——————————————-

PARTI COMMUNISTE DE L’INDE (Maoïste)
COMITÉ CENTRAL
16-05-2015
Condamnons énergiquement l’arrestation de camarades Murali et Ismail!
Luttons pour la libération de tous les prisonniers politiques maoïstes malades et âgés!

liberté pour Ajith!
le 8 mai 2015, l’Anti-terrorisme Squad (ATS), la fameuse et branche spéciale de la police Maharashtra, qui ne respecte aucune loi, a arrêté le camarade Murali Kannamballi (Ajith), membre du Comité central de notre Parti dans un hôpital de Talegaon Dabhade près de Pune. Le camarade Ismail Hamza Chiragpalli, qui l’assistait à l’hôpital, a également été arrêté. Ils ont été interrogés pendant plusieurs heures et le lendemain produit devant la cour avec une cagoule sur la tête et les menottes aux mains. Lors de sa présentation devant la cour, le camarade Murali, qui n’a jamais nié être un membre du PCI (maoïste), a protesté auprès des médias contre la manière manifestement illégale et inhumaine avec laquelle il a été arrêté à l’hôpital alors qu’il suivait un traitement.
On les a aussi privés du droit à un avocat au moment de l’arrestation. Prenant pour argent comptant les allégations faites par l’ATS, le juge d’une manière préjudice a conclu préjudicialement que les accusés étaient «prima facie (à première vue NDT) impliqués dans des activités anti-nationales» et les a renvoyés au commissariat de l’ATS. Par la suite, leur garde à vue a été prolongée à plusieurs reprises. Garde à vue au cours de laquelle les divers organismes spéciaux de renseignement centraux (comprendre de l’Etat central indien NDT) et de l’Etat, y compris ceux de Delhi, du Maharashtra, d’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh ont soumis les camarades Murali et Ismail à un interrogatoire intense. Diverses sections du Code pénal indien (CPI) et la draconienne Loi relative à la prévention des activités illégales (UAPA) ont été invoquées contre eux afin de les impliquer dans un certain nombre d’affaires fabriquées. Le Comité central du PCI (maoïste) condamne fermement le gouvernement indien pour arrestations illégales des camarades Murali et Ismail et exige que Murali bénéficie de toutes les installations médicales nécessaires, que toutes les charges retenues contre eux soient retirées et qu’ils soient libérés sans condition.
Le camarade Murali avait rejoint le mouvement révolutionnaire au milieu des années 1970 alors qu’il était étudiant à l’Ecole Régionale d’Ingénieurs à Kozhikode. En février 1976 des révolutionnaires armés seulement avec des barres, des bâtons en bois et des armes de cuisine ont attaqué la station de police de Kayanna près de Perambra Kozhikode et ont saisi des armes. Murali et 18 autres ont été accusés par la police d’être impliqués dans l’affaire. L’un des accusés P Rajan, un camarade et un proche collaborateur de Murali, a été arrêté par la police, emmené dans un camp de police près de Kozhikode, puis torturé et tué en garde à vue, cela a conduit à une manifestation massive et à la démission de K Karunakaran, alors ministre en chef du Keralam. Murali aussi a été détenu et interrogé par la police. Les tribunaux ont plus tard acquitté tous les prévenus dans cette affaire où la police a échoué à prouver ses accusations. Mais, en 1976, Murali avait déjà quitté ses études et rejoint le mouvement révolutionnaire en tant que révolutionnaire professionnel.

Free Ajith!

Après que le mouvement dans toute l’Inde a subi des revers et des scissions dans les années 1970, le camarade Murali et d’autres camarades de Keralam ont déployé des efforts inlassables pour unir les fragmentées forces révolutionnaires authentiques. Dans le cadre de cet effort, ils formèrent le CPI (ML) [Comité Réorganisation RC] issu de la fusion de l’Andhra Pradesh Comité Réorganisation (APROC) conduit par le camarade Rawoof et des révolutionnaires du Keralam dirigés par K Venu et K N Ramachandran. Par la suite, en 1979, ils formèrent le CRC CPI (ML). Murali était un des principaux membres de RC et CRC. Les luttes idéologiques nettes ont été menées sans cesse contre la déviation de droite et le capitulationnisme de K N Ramachandran et plus tard contre la ligne anti-marxiste de K Venu pour soutenir et défendre la ligne idéologico-politico-militaire de Charu Majumdar et du CPI (ML). Le camarade Murali a joué un rôle important dans cette lutte et a été parmi les camarades dirigeants qui formèrent dans les années 1990, le Maoïste Unity Centre (MUC) CPI (ML) en rejetant la ligne liquidatrice de Ramachandran et Venu. Peu de temps après la formation du CPI (ML) Naxalbari sous la direction du camarade Rawoof en 1998, MUC et CPI (ML) Naxalbari fusionnèrent et Murali est devenu l’un des membres de son comité central. Il a occupé la place de secrétaire du CPI (ML) Naxalbari après que son secrétaire fondateur Rawoof a pris sa retraite en 2006 en raison d’une maladie liée à l’âge. Les travaux d’unification entre les CPI (maoïste) et CPI (ML) Naxalbari qui avait déjà commencés ont été poursuivis durant cette période, et ont finalement abouti à la fusion des deux partis en mai 2014. Le camarade Murali a joué un rôle important au nom du CPI (ML) Naxalbari pour réaliser cette unité. Depuis lors, il a exercé ses responsabilités en tant que membre du CC du CPI (maoïste).

Afficher l'image d'origine
Suivant cette voie, tout au long de ses décennies de vie révolutionnaire, le camarade Murali a contribué aux luttes pour défendre le MLM (Marxisme-Léninisme-Maoïsme NDT) contre les révisionnistes de diverses teintes à la fois dans le pays et dans le mouvement communiste international. Depuis l’époque de la formation du CRC CPI (ML), le camarade Murali a travaillé dans le domaine international durant de nombreuses décennies. Il a toujours promu le fait que la guerre populaire devait être construite dans chaque Etat pour faire avancer la nouvelle révolution démocratique de l’Inde et fait des efforts continus dans ce sens. Il est l’un de ceux qui a pris au développement du mouvement révolutionnaire en Keralam et dans d’autres Etats. Il a travaillé en continu pour l’éducation politique des cadres et a été un infatigable propagandiste révolutionnaire. Il est l’auteur des livres comme Bhoomi, Jathi, Bandhanam (Land, Caste, Bondage), une analyse des rapports sociaux de Keralam dans une perspective marxiste, publié en 2002. Il était en train de travailler sur une nouvelle édition de ce livre et de terminer sa traduction en anglais au moment de son arrestation. Il était rédacteur en chef d’un certain nombre de magazines, y compris A World to Win, Mass Line et Naxalbari et a écrit de nombreux articles sur différents thèmes au cours de ces décennies. Depuis la fusion du PCI (maoïste) et du CPI (ML) Naxalbari, il a été rédacteur en chef du magazine en ligne révolutionnaire People’s March.
Depuis que le camarade Murali avait subi une intervention chirurgicale cardiaque il y a quelques années, il avait besoin d’une suivi médical continu. Le camarade Ismail Hamza Chiragpalli, inspiré par le dévouement au service du peuple de Murali tout au long de sa vie, a offert son soutien et lui a été fourni l’aide tant indispensable. Notre comité central félicite le camarade Ismail pour son service désintéressé à un haut dirigeant du mouvement révolutionnaire du pays et nous lui envoyons nos salutations révolutionnaires.

india-maoist-reading
Le fait que le gouvernement indien a décidé d’arrêter un patient et son accompagnateur à l’hôpital pour les jeter en prison en dit long sur la cruauté totale des dirigeants en ce qui concerne la suppression des révolutionnaires maoïstes et de leurs partisans.
L’arrestation du camarade Murali est une partie de l’ensemble de la guerre contre-révolutionnaire menée par les classes dirigeantes indiennes à travers le pays contre le mouvement révolutionnaire. Pour écraser le PCI (maoïste) et priver les masses révolutionnaires de direction, les gouvernements réactionnaires utilisent tous les moyens pour décimer les principaux camarades du parti à tous les niveaux et en particulier sa direction centrale stratégique. Depuis la formation du PCI (maoïste), un certain nombre de camarades du comité central ont été arrêtés sur de fausses accusations et laissé languir derrière les barreaux dans des conditions horribles pendant des années. Quelques camarades du comité central ont été tués par l’Etat de manière planifiée lors de fausses fusillades.
Ces attaques se sont intensifiées l’année dernière après l’arrivée au pouvoir du brahmanique hindou-fasciste BJP, qui a perdu peu de temps dans le lancement de la troisième phase plus cruelle, trompeuse et mensongère de l’opération Green Hunt mené contre le mouvement maoïste. L’arrestation du camarade Murali en est le résultat.
L’ennemi a été alarmé par la fusion du l’IPC (maoïste) et du CPI (ML) Naxalbari et le renforcement du mouvement maoïste consécutif. Inquiets que l’unité renforce le mouvement dans les Ghâts occidentaux (montagnes situées à l’ouest de l’Inde NDT) en particulier, les gouvernements centraux et des Etats ont mené une intense campagne armée contre-révolutionnaire aux frontières entre les Keralam-Karnataka-Tamil Nadu depuis l’annonce de la fusion. L’année dernière, dans la région répartie sur les trois Etats, les arrestations de révolutionnaires et de démocrates ont connu un bond sans précédent, principalement dans le Keralam. En outre, les organisations démocratiques, les militants des droits civiques et des individus progressistes du Keralam qui choissisent le camp des masses opprimées ont été pris pour cible par le gouvernement avec des arrestations, des détentions illégales, des interrogatoires, des surveillances, frappés de fausses accusations, de menaces, de campagnes de désinformation, etc. En particulier, après le lancement de la campagne politico-militaire lancée en novembre 2014 par le Comité spécial du Parti de la zone des Ghâts occidentaux, des dizaines de personnes ont été raflées puis emprisonnées sur le simple soupçon d’être des maoïstes. Juste quelques semaines avant l’arrestation des camarades Murali et Ismail, la police avait arrêté des cadres supérieurs dirigeants de notre Parti, les camarades Roopesh, Shyna, Kannan, Anup et Veeramani de Coimbatore et les chargés d’une pléthore de fausses accusations.
Après ces arrestations, et en particulier avec l’arrestation du camarade Murali, les classes dirigeantes ont affirmé qu’ils avaient « cassé l’épine dorsale » du mouvement maoïste dans la partie Sud de l’Inde.

maoist-l
Certaines personnes qui ne souhaitent pas l’unité des révolutionnaires maoïstes ont tenté de dépeindre l’arrestation comme un résultat de la fusion «ratée» entre le CPI (maoïste) et le CPI (ML) Naxalbari. Beaucoup d’autres sont allés encore plus loin en prétendant que la ligne de la guerre populaire prolongée elle-même ne serait pas applicable au présent Keralam. Avec de tels arguments, ils essaient de semer le doute dans l’esprit des masses opprimées concernant la possibilité du mouvement maoïste de développer des racines solides dans le Keralam et dans les Ghâts occidentaux en général. Cependant, de telles affirmations, n’ont aucune apparence de vérité, ni n’ont rien de commun avec les intérêts des grandes masses opprimées. Il est vrai que le mouvement dans les Ghâts occidentaux a subi des pertes graves en raison des arrestations récentes. L’arrestation du camarade Murali en particulier, est une des plus grandes pertes subies par notre Parti et son comité central. Mais penser ces pertes comme un reflet de l’échec du mouvement maoïste ou de l’échec de la fusion entre les PCI (maoïste) et CPI (ML) Naxalbari démontre sa propre incapacité à comprendre la véritable source de la force d’un mouvement révolutionnaire et l’essence réelle d’une unité révolutionnaire. La ligne idéologique et politique constitue la base de l’unité des forces révolutionnaires qui ressort renforcée et enrichie par chaque fusion authentique. Le PCI (maoïste) est sorti renforcé, le mouvement dans le Sud-Ouest a obtenu un nouvel élan et le nouveau champ de bataille dans les Ghâts occidentaux a encore été renforcé suite à la fusion avec le CPI (ML) Naxalbari.

297690_102572243226972_527994344_n
Guidé par la ligne révolutionnaire correcte notre Parti suivant des politiques et des tactiques correctes, le mouvement dans la zone de guerre de guérilla progressera sans aucun doute en connaissant des hauts et des bas, en surmontant courageusement ses revers et pertes temporaires dans sa marche en avant. Le Comité Central du PCI (maoïste) appelle forces révolutionnaires, démocratiques et progressistes du Keralam et du pays, les organisations et les militants défendant les droits civils et politiques, les intellectuels démocrates, les artistes, les écrivains, les avocats, les étudiants et le peuple travailleur à condamner fermement l’arrestation illégale des camarades Murali et Ismail et à exiger leur libération anticipée pour qu’il puisse bénéficier de soins médicaux urgents. Nous les appelons également à intensifier les efforts visant à libérer tous les prisonniers politiques maoïstes âgés et malades détenus par l’État indien dans diverses prisons du pays.
Abhay
porte-parole
Comité central
CPI (maoïste)

Source

D’autres informations sur Ajith et la lutte des révolutionnaires en Inde ici

Publicités


le révolutionnaire Bhagat Singh. by CSR Inde

The Bhagat Singh - Jalianwala T-Shirt - Wear Your Opinion - WYO.in
 - 1



Déboulonner le mythe Gandhi by CSR Inde

Un article du blog néo-zélandais Red Line

une traduction de Libération Irlande

C’est aujourd’hui la journée de Gandhi, journée destinée à célébrer la vie, les œuvres et la philosophie de ce leader auréolé de sainteté et « père spirituel » de l’Etat indien indépendant. Il est toujours difficile de s’attaquer à une figure auréolée de sainteté, mais très souvent ces figures ont des pieds d’argile et sont entourés de mythes qui servent des buts politiques très ordinaires et souvent en toc. La princesse Diana et Mère Theresa en sont des exemples récents. Gandhi est un autre spécimen.

D’après la publicité qui lui est faite, on pourrait croire qu’il est très populaire en Inde et qu’il est vu comme le plus grand homme du pays. Toutefois, d’après une enquête nationale menée par History TV et la CNN indienne, c’est Bhimrao Ramji Ambedkar, personnage tout à fait inconnu en occident, leader historique des Dalits (les Intouchables) et grand critique des positions de Gandhi vis-à-vis des Intouchables, qui a été nommé le plus grand homme de l’Inde de tous les temps. Sur google, le nom d’Ambedkar est plus souvent recherché que celui de Gandhi.

L’un des grands mythes construits par les propagandistes de Gandhi est que l’indépendance de l’Inde a été gagnée au moyen des protestations pacifiques menées par le ‘Mahatma’. La réalité est différente. D’un côté, tant qu’elle voulait garder l’Inde et maintenir sa répression, y compris la répression violente, la Grande-Bretagne a pu endiguer et mépriser le mouvement de Gandhi. D’un autre côté, après la deuxième Guerre Mondiale, la Grande-Bretagne n’a tout simplement plus été en mesure de maintenir sa domination sur l’Inde. La Grande-Bretagne est sortie endettée et ravagée par la guerre. Mais tant que le capital britannique pouvait continuer à exploiter les régions dominées par la Grande-Bretagne, l’Etat britannique pouvait évacuer ses colonies et accorder l’indépendance.

En Inde, la domination britannique était menacée par des luttes radicales de masses, qui pour la plupart n’avaient rien à voir avec Gandhi. Si la Grande-Bretagne avait tenté de se maintenir physiquement, ces luttes de masses se seraient radicalisées d’autant plus, menaçant le capitalisme lui-même. Quelles étaient ces formes de lutte?

Sous l’influence de la révolution russe, une frange des nationalistes indiens avancés fut attirée vers le marxisme et un parti communiste fut établi. Le PC avec d’autres organisations révolutionnaires et syndicats militants, gagna du poids à la fin des années 1920, qui vit une série de soulèvement paysans. Avec l’irruption de la deuxième Guerre Mondiale, une nouvelle vague de révoltes paysannes et de grèves déferla, en même temps qu’une montée en puissance des forces indépendantistes, choses qui ont été complètement effacées du portrait officiel de l’indépendance indienne. Le Congrès National Indien avait été marginalisé par la croissance des forces révolutionnaires et par son incapacité à faire face à la répression que les Britanniques avaient déchaînée lors du massacre d’Amritsar en 1919.

Gandhi lança la salt satyagraha [mouvement de résistance non-violent contre le monopole du sel détenu par les Britanniques] au début des années en 1930, en partie pour regagner de l’influence au sein du Congrès. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, pour reprendre l’initiative face à une activité de masses beaucoup plus radicale, le Congrès arbora le slogan ‘Quit India’ en 1942.

Cependant, c’était la continuation des luttes de masses qui permirent d’en finir avec la domination britannique. A la fin de la guerre, il y eut un mouvement de grève massif, pendant lequel 1.700 personnes furent tuées par la police coloniale. Il y eut des mutineries massives de marins indiens, et la résistance à la domination britannique grandissait dans les forces armées indiennes. Les organisations paysannes radicales et les syndicats se développaient, en taille et en influence, et les actions armées devenaient de plus en plus monnaie courante. Dans le Bengale, les femmes jouaient un rôle non négligeable dans les groupes armés.

Un autre mythe veut que Gandhi fût un grand pacifiste et un défenseur intransigeant de l’indépendance indienne. En réalité, il avait soutenu l’impérialisme britannique pendant la première Guerre Mondiale et avait encouragé les Indiens à se battre pour la Grande-Bretagne. Il avait lui-même tenté par deux fois de se faire incorporer dans l’armée. Gandhi prétendait que l’Empire Britannique avait un « fondement spirituel ». Tout en soutenant l’impérialisme armé, il s’opposait à la révolte de Chauri Chaura de 1921 et exigeait la cessation du Mouvement National pour la Non-Coopération. Gandhi soutenait la Home Rule [l’autonomie] plutôt que l’indépendance. A ce moment, ses opinions différaient de celles de nombre de leaders du mouvement indépendantiste. Par exemple, sa position sur la première Guerre Mondiale rencontrait l’opposition du Ghadar Party, plus radical.

A cette époque, la plupart des intellectuels avancés étaient hostiles à la domination britannique, depuis les années 1880. Ils remarquaient que celle-ci arrêtait le développement économique et social du sous-continent (et lui faisait même faire marche arrière). Malgré cela, jusqu’à la fin des années 1920, Gandhi continua à rejeter le mouvement indépendantiste indien, en faveur de la Home Rule. Certains leaders du Congrès exprimaient leur frustration à l’endroit de ses illusions vis-à-vis des Britanniques et de son refus de faire avancer la lutte à un niveau supérieur.

Une autre fable nous le dépeint en homme simple, en homme du peuple et en homme qui renonce au pouvoir personnel. Mais, même après la première Guerre Mondiale, son opinion était que les masses indiennes, par une modération exemplaire, allaient pouvoir impressionner les Britanniques (et lui-même) et montrer qu’elles méritaient l’indépendance. En même temps, tout le temps en réalité, il prenait lui-même toutes les décisions en ce qui concerne la tactique et la stratégie. Lire la suite



En Inde, comme ici, vive la révolution! by CSR Inde

En Inde, comme ici, vive la révolution!

En Inde, comme ici, vive la révolution!



La lutte contre la guerre impérialiste: Lénine ou Gandhi? by CSR Inde

L’Humanité du vendredi 5 août 1932

Lénine ou Gandhi?

Comment lutter au mieux contre la guerre?
Le prolétariat suivra-t-il les directives de Lénine ou celles de Tolstoï et Gandhi? Le problème doit être posé au prochain Congrès mondial. Il est de la plus grande importance qu’il reçoive une réponse claire.
Gandhiste et tolstoïens prêchent la non-résistance à la violence; ils proclament que la violence cèdera toute seule et d’elle-même devant la passivité des victimes.
Cette doctrine est logiquement liée à l’idée du retour vers la vie simple de l’époque pré-capitaliste, à l’idée de la destruction des machines, au rétablissement du rouet et d’un artisanat primitif. À la condition que l’humanité accepte cette régression radicale, elle retrouvera la paix, affirme Gandhi, car la paix dépend de la pureté des mœurs des hommes ayant renoncé aux besoins modernes!
Afficher l'image d'origineOutre qu’un pareil recul est en soi impossible, il n’est pas douteux que la tactique de non-violence du gandhisme favorise au mieux les buts de l’impérialisme. Pendant qu’il laisse ou qu’il fait répandre ces idées de répudiation de la violence, l’impérialisme, en effet, pousse au maximum ses moyens de domination; il alourdit les chaînes des peuples et des classes qu’il asservis; il les écrase d’autant plus aisément qu’il les a désarmés.
C’est ainsi que de petites minorités supérieurement armées viennent à bout de masses immenses d’hommes désarmés. C’est ainsi que les Indes et leurs 300 millions d’habitants subissent le joug des Britanniques qui les exploitent, qui les maintiennent dans l’esclavage et la famine. Il leur suffit pour cela, de quelques dizaines de mille de policiers et de soldats mercenaires pourvus de mitrailleuses et des avions de bombardement les plus terrifiants. C’est ainsi que le Japon, après s’être armé à la moderne, a vaincu la Chine pacifique et artisanale. Mais la Chine s’arme vigoureusement pour chasser ses dominateurs.

Cette histoire n’est pas neuve. Elle est celle de toutes les conquêtes du passé, de tous les asservissements des faibles résignés par les rapaces audacieux. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les classes au pouvoir usent de la force seule pour assurer leur domination, pendant qu’elles font enseigner par leurs prêtres et leurs porte-parole les idées de résignation et de non-violence à leurs violences. Lorsque les impérialismes décident d’envahir et d’annexer un pays, ils y envoient leurs armées qui commencent par s’en emparer par le fer et par le feu, par l’assassinat en masse et par le pillage; puis arrivent les missionnaires avec leur évangile de passivité qui apprennent aux vaincus qu’il faut « rendre à César ce qui est à César ».
Il n’en va pas autrement à l’intérieur des groupes nationaus de l’impérialisme où la lutte des classes est la règle et la loi. Là aussi un prolétariat désarmé est soumis à l’exploitation des minorités qui ont dressé pour leur défense des mercenaires armés jusqu’au dents. En France, lorsque les prolétaires inéduqués et résignés ne menaçaient pas le pouvoir, celui-ci lui laissait en mains des armes. Mais lorsque les ouvriers parisiens les eurent levés contre leurs oppresseurs en 71, la bourgeoisie épouvantée s’empressa de décréter que, pour la classe exploitée, le port d’armes était un délit puni par la loi. En ce moment-même, à Berlin et dans toute l’Allemagne, un décret-loi permet de fusiller séance tenante un ouvrier trouvé porteur d’un revolver. Au contraire, il est prescrit aux policiers et à la Reichswehr de se servir de leurs armes fermement et impitoyablement.Gandhi
C’est cela la vie, la réalité. Malheur aux prolétaires s’ils se détournent des leçons qu’elles leur imposent! Dans le régime présent, il n’est pas d’autre issue que la force. Si une nation ou une classe ne veut pas la subir, elles doivent y répondre par une force supérieure. Leur laisser croire ou leur enseigner que la force et la violence de l’ennemi se dissoudront d’elles-mêmes, s’useront toutes seules et se retourneront naturellement contre ceux qui s’en servent, il n’est pas de pire illusion ou de plus néfaste duperie! Lire la suite



Inde: 7 policiers tués, six autres blessés dans l’explosion d’une mine posée par les maoïstes by CSR Inde

url

Mercredi soir, sept policiers ont été tués et six autres blessés dans l’explosion d’une mine dans Chhatarpur, un village maoïste du district de Palamu au Jharkhand.

L’équipe de la police revenait à Hussainabad après avoir mené des patrouilles de longue portée dans la région de Kala Pahar, considérée comme un foyer maoïste.

Rajesh Prasad Rajak, l’officer de police de Hussainabad, qui dirigeait l’équipe, a miraculeusement échappé à l’explosion qui a eu lieu quelques secondes après que son véhicule a franchi l’endroit.

Location of Palamu district in Jharkhand

L’explosion, soupçonnée d’avoir été déclenchée par le PCI (maoïste), a été rapportée autour de 17h30. Les policiers, qui voyageaient dans un mini-camion, étaient en violation de la procédure opérationnelle standard, a déclaré une source…

Source



Vive la Révolution! A bas l’impérialisme! by CSR Inde




%d blogueurs aiment cette page :