Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Le dirigeant maoïste Gour Chakraborty acquitté de toutes les charges by CSR Inde

Après 7 ans de prison!!!

Gour Chakraborty
KOLKATA: Un tribunal de la ville a acquitté le chef vétéran du PCI (maoïste) Gour Chakraborty, emprisonné depuis 2009, de toutes les charges après que l’accusation n’a pas réussi à les prouver. Entre autres charges, Chakraborty, âgé de 70 ans a été accusé dans le cadre de la loi sur la prévention des activités illégales (UAPA) après la décision de l’Etat de déclarer l’organisation maoïste comme un groupe «interdit».

Chakraborty, le premier porte-parole du CPI (maoïste) au Bengale, est originaire du district de Nadia et était impliqué dans la cause maoïste depuis sa jeunesse. Connu pour son rôle actif pendant le mouvement de Lalgarh, Chakraborty a uni les bases de soutien en milieu urbain pour l’agitation tribale à Jangalmahal.Gour Chakraborty

Le 23 Juin 2009, la police l’a arrêté dans les bureaux d’une chaîne de télévision dans la ville. Chakraborty a été le premier maoïste accusé par le biais de l’UAPA.

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Inde: 10 policiers tués dans une embuscade tendue par des maoïstes by CSR Inde

guérilla maoïste

Des rebelles maoïstes ont tué 10 membres d’un convoi de commandos paramilitaires dans une embuscade dans l’est de l’Inde, a annoncé mardi la police.

Une mine a explosé au passage du convoi lundi après-midi alors que ces commandos conduisaient une opération contre ces rebelles dans une forêt du district d’Aurangabad, dans l’Etat du Bihar.
Au moins trois rebelles ont été tués dans la fusillade qui a suivi l’explosion, selon la police.
« Dix de nos hommes ont été tués et cinq blessés dans l’explosion », a dit un haut responsable policier à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

Des dizaines de milliers de policiers et commandos paramilitaires sont positionnés dans le centre et l’est de l’Inde pour combattre des milliers de rebelles armés.

Les maoïstes disent combattre le pouvoir central pour obtenir des emplois, des terrains et le renforcement des droits des minorités tribales pauvres. Ces affrontements ont fait des milliers de morts depuis des dizaines d’années.

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Bhagat Singh ou Ghandi? by CSR Inde

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« Ces dernières années, Gandhi a-t-il pris part à la vie sociale des masses populaires ? S’est-il assis la nuit au coin du feu avec un paysan pour tenter de savoir ce qu’il pense ? A-t-il passé juste un soir en compagnie d’un ouvrier d’usine ? Nous, nous l’avons fait, et pour cette raison nous déclarons savoir ce que pense le peuple. Nous assurons Gandhi que l’Indien moyen, tout comme l’être humain moyen, comprend très peu de choses aux finesses subtiles bien que logiques de l’ahimsa et du « il faut aimer ses ennemis ». Ainsi va le monde. Vous avez un ami, vous l’aimez, parfois tellement que vous vous faites tuer pour lui. Vous avez un ennemi, vous l’évitez, vous le combattez, et si possible vous le tuez. Le gospel des révolutionnaires est simple et franc ».

Bhagat Singh in Manifeste socialiste républicain de l’Hindoustan.



Guerre populaire en Inde : Appel pour la semaine internationale d’action du 2 au 9 avril 2016. by CSR Inde

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Guerre populaire en Inde : Appel pour la semaine internationale d’action du 2 au 9 avril 2016. by CSR Inde

draft4-BLKFRLibération inconditionnelle pour tous les prisonniers politiques en Inde !
Solidarité avec tous les prisonniers politiques dans le monde !
Non à l’Opération Green Hunt !
Soutenons la Guerre Populaire en Inde !

En Inde plus de 10 000 prisonniers politiques croupissent dans les prisons. Des dirigeants, des cadres et des membres du PCI(maoïste) et de la PLGA (Armée Guerilla Populaire de Libération), des villageois adivasis qui ont résisté aux évacuations forcées; des paysans qui ont lutté contre les MOU (Mémorandum d’entente) signés par les gouvernements et les multinationales qui exploitent le peuple et continuent le pillage impérialiste des ressources naturelles; des activistes pour les minorités nationales organisées contre la montée de la menace du fascisme hindou communal; des intellectuels comme le professeur Saibaba, des artistes, des étudiants et autres organisations démocratiques, coupables de s’être levés du côté du peuple faisant face à la guerre contre eux portés par l’Etat indien; des femmes du peuple, des féministes unies pour se révolter contre l’énorme hausse des viols, commis en partie par les forces armées et de police et les escouades fascistes paramilitaires sponsorisées par l’Etat. Dans les prisons les prisonniers font face à toutes sortes de harcèlements, tortures, dénis de caution, des conditions de vie inhumaine, des transferts arbitraires, des assauts brutales et des punitions de confinement solidaire et souvent les femmes détenues sont violées.

Malgré de féroces conditions de détention, les prisonniers résistent et luttent avec esprit révolutionnaire et tournent les prisons sombres dans lesquels ils sont confinés en front de bataille contre la montée du fascisme en Inde et dans le régime Indien.

Leur lutte pour leur libération inconditionnelle est une tâche urgente pour toutes les forces de solidarité et elle est une partie intégrante du soutien pour la victoire de leur guerre de libération.

Toute l’Inde est de plus en plus transformée par les classes dirigeantes en une “prison des mouvements populaires”. Les classes dirigeantes indiennes, sous les conseils et avec l’assistance des impérialistes, ont lancé l’offensive nationale et sur plusieurs fronts appelée Opération Green Hunt. Celle-ci est supposée viser à supprimer le mouvement maoïste mais dans les faits ses cibles et son objectif est de supprimer toutes revendications démocratiques authentiques du peuple. Des milliers de dirigeants et membres des organisations de masse révolutionnaires et démocratiques ont été assassinés, torturés, placés en prison. Accusés avec de faux dossiers, nombre d’entre eux font face à de dures punitions. Les lois draconiennes adoptées par les gouvernements centraux et étatique, qui brandissent les dirigeants populaires et ceux qui luttent comme « anti-nationaux » ou « terroristes ». La crise financière et de l’économie impérialiste s’intensifie continuellement alors que s’intensifie les agressions impérialistes et les guerres réactionnaires. Dans cette situation, le gouvernement BJP fasciste brahmanique de Modi a donné la haute priorité dans son agenda à anéantir la lutte maoïste le plus tôt possible, les organes de la nouvelle forme du pouvoir populaire Krantikari Janatan Sarkar (Comités Populaires Révolutionnaires) et à piller les ressources naturelles à un rythme effréné à tout prix. Modi, qui est le premier serviteur des « Corporate Houses » domestiques et étrangères, a non seulement initié mais aussi agressivement implémenté la troisième phase de l’Opération Green Hunt. Dans ce contexte le régime de Modi a proposé des attaques aériennes sur les régions adivasi.

Les maoïstes indiens appellent tous les partis, organisations révolutionnaires, les organisations de solidarité internationale, les syndicats, les intellectuels démocratiques progressistes renommés, les travailleurs, paysans, étudiants, jeunes, artistes, écrivains, scientifiques, écologistes, enseignants à lever leur voix contre la décision d’attaques aériennes sur des zones à majorité adivasi et à prendre les rues pour manifester. La guerre de libération des masses en Inde ne peut pas être stoppée par la répression sauvage, au contraire cela étend la solidarité morale et politique à la guerre populaire.

Le comité international de soutien à la guerre populaire lance une semaine internationale d’action du 2 au 9 avril 2016 dans tous le monde.

Dans cette semaine, toutes les initiatives expriment de la solidarité avec tous les prisonniers politiques dans les prisons des régimes réactionnaires et impérialistes et son soutien à toutes les luttes pour leur libération.

Comité international de soutien à la Guerre Populaire en Inde   csgpindia@gmail.com

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Déboulonner le mythe Gandhi by CSR Inde

Un article du blog néo-zélandais Red Line

une traduction de Libération Irlande

C’est aujourd’hui la journée de Gandhi, journée destinée à célébrer la vie, les œuvres et la philosophie de ce leader auréolé de sainteté et « père spirituel » de l’Etat indien indépendant. Il est toujours difficile de s’attaquer à une figure auréolée de sainteté, mais très souvent ces figures ont des pieds d’argile et sont entourés de mythes qui servent des buts politiques très ordinaires et souvent en toc. La princesse Diana et Mère Theresa en sont des exemples récents. Gandhi est un autre spécimen.

D’après la publicité qui lui est faite, on pourrait croire qu’il est très populaire en Inde et qu’il est vu comme le plus grand homme du pays. Toutefois, d’après une enquête nationale menée par History TV et la CNN indienne, c’est Bhimrao Ramji Ambedkar, personnage tout à fait inconnu en occident, leader historique des Dalits (les Intouchables) et grand critique des positions de Gandhi vis-à-vis des Intouchables, qui a été nommé le plus grand homme de l’Inde de tous les temps. Sur google, le nom d’Ambedkar est plus souvent recherché que celui de Gandhi.

L’un des grands mythes construits par les propagandistes de Gandhi est que l’indépendance de l’Inde a été gagnée au moyen des protestations pacifiques menées par le ‘Mahatma’. La réalité est différente. D’un côté, tant qu’elle voulait garder l’Inde et maintenir sa répression, y compris la répression violente, la Grande-Bretagne a pu endiguer et mépriser le mouvement de Gandhi. D’un autre côté, après la deuxième Guerre Mondiale, la Grande-Bretagne n’a tout simplement plus été en mesure de maintenir sa domination sur l’Inde. La Grande-Bretagne est sortie endettée et ravagée par la guerre. Mais tant que le capital britannique pouvait continuer à exploiter les régions dominées par la Grande-Bretagne, l’Etat britannique pouvait évacuer ses colonies et accorder l’indépendance.

En Inde, la domination britannique était menacée par des luttes radicales de masses, qui pour la plupart n’avaient rien à voir avec Gandhi. Si la Grande-Bretagne avait tenté de se maintenir physiquement, ces luttes de masses se seraient radicalisées d’autant plus, menaçant le capitalisme lui-même. Quelles étaient ces formes de lutte?

Sous l’influence de la révolution russe, une frange des nationalistes indiens avancés fut attirée vers le marxisme et un parti communiste fut établi. Le PC avec d’autres organisations révolutionnaires et syndicats militants, gagna du poids à la fin des années 1920, qui vit une série de soulèvement paysans. Avec l’irruption de la deuxième Guerre Mondiale, une nouvelle vague de révoltes paysannes et de grèves déferla, en même temps qu’une montée en puissance des forces indépendantistes, choses qui ont été complètement effacées du portrait officiel de l’indépendance indienne. Le Congrès National Indien avait été marginalisé par la croissance des forces révolutionnaires et par son incapacité à faire face à la répression que les Britanniques avaient déchaînée lors du massacre d’Amritsar en 1919.

Gandhi lança la salt satyagraha [mouvement de résistance non-violent contre le monopole du sel détenu par les Britanniques] au début des années en 1930, en partie pour regagner de l’influence au sein du Congrès. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, pour reprendre l’initiative face à une activité de masses beaucoup plus radicale, le Congrès arbora le slogan ‘Quit India’ en 1942.

Cependant, c’était la continuation des luttes de masses qui permirent d’en finir avec la domination britannique. A la fin de la guerre, il y eut un mouvement de grève massif, pendant lequel 1.700 personnes furent tuées par la police coloniale. Il y eut des mutineries massives de marins indiens, et la résistance à la domination britannique grandissait dans les forces armées indiennes. Les organisations paysannes radicales et les syndicats se développaient, en taille et en influence, et les actions armées devenaient de plus en plus monnaie courante. Dans le Bengale, les femmes jouaient un rôle non négligeable dans les groupes armés.

Un autre mythe veut que Gandhi fût un grand pacifiste et un défenseur intransigeant de l’indépendance indienne. En réalité, il avait soutenu l’impérialisme britannique pendant la première Guerre Mondiale et avait encouragé les Indiens à se battre pour la Grande-Bretagne. Il avait lui-même tenté par deux fois de se faire incorporer dans l’armée. Gandhi prétendait que l’Empire Britannique avait un « fondement spirituel ». Tout en soutenant l’impérialisme armé, il s’opposait à la révolte de Chauri Chaura de 1921 et exigeait la cessation du Mouvement National pour la Non-Coopération. Gandhi soutenait la Home Rule [l’autonomie] plutôt que l’indépendance. A ce moment, ses opinions différaient de celles de nombre de leaders du mouvement indépendantiste. Par exemple, sa position sur la première Guerre Mondiale rencontrait l’opposition du Ghadar Party, plus radical.

A cette époque, la plupart des intellectuels avancés étaient hostiles à la domination britannique, depuis les années 1880. Ils remarquaient que celle-ci arrêtait le développement économique et social du sous-continent (et lui faisait même faire marche arrière). Malgré cela, jusqu’à la fin des années 1920, Gandhi continua à rejeter le mouvement indépendantiste indien, en faveur de la Home Rule. Certains leaders du Congrès exprimaient leur frustration à l’endroit de ses illusions vis-à-vis des Britanniques et de son refus de faire avancer la lutte à un niveau supérieur.

Une autre fable nous le dépeint en homme simple, en homme du peuple et en homme qui renonce au pouvoir personnel. Mais, même après la première Guerre Mondiale, son opinion était que les masses indiennes, par une modération exemplaire, allaient pouvoir impressionner les Britanniques (et lui-même) et montrer qu’elles méritaient l’indépendance. En même temps, tout le temps en réalité, il prenait lui-même toutes les décisions en ce qui concerne la tactique et la stratégie. Lire la suite



La lutte contre la guerre impérialiste: Lénine ou Gandhi? by CSR Inde

L’Humanité du vendredi 5 août 1932

Lénine ou Gandhi?

Comment lutter au mieux contre la guerre?
Le prolétariat suivra-t-il les directives de Lénine ou celles de Tolstoï et Gandhi? Le problème doit être posé au prochain Congrès mondial. Il est de la plus grande importance qu’il reçoive une réponse claire.
Gandhiste et tolstoïens prêchent la non-résistance à la violence; ils proclament que la violence cèdera toute seule et d’elle-même devant la passivité des victimes.
Cette doctrine est logiquement liée à l’idée du retour vers la vie simple de l’époque pré-capitaliste, à l’idée de la destruction des machines, au rétablissement du rouet et d’un artisanat primitif. À la condition que l’humanité accepte cette régression radicale, elle retrouvera la paix, affirme Gandhi, car la paix dépend de la pureté des mœurs des hommes ayant renoncé aux besoins modernes!
Afficher l'image d'origineOutre qu’un pareil recul est en soi impossible, il n’est pas douteux que la tactique de non-violence du gandhisme favorise au mieux les buts de l’impérialisme. Pendant qu’il laisse ou qu’il fait répandre ces idées de répudiation de la violence, l’impérialisme, en effet, pousse au maximum ses moyens de domination; il alourdit les chaînes des peuples et des classes qu’il asservis; il les écrase d’autant plus aisément qu’il les a désarmés.
C’est ainsi que de petites minorités supérieurement armées viennent à bout de masses immenses d’hommes désarmés. C’est ainsi que les Indes et leurs 300 millions d’habitants subissent le joug des Britanniques qui les exploitent, qui les maintiennent dans l’esclavage et la famine. Il leur suffit pour cela, de quelques dizaines de mille de policiers et de soldats mercenaires pourvus de mitrailleuses et des avions de bombardement les plus terrifiants. C’est ainsi que le Japon, après s’être armé à la moderne, a vaincu la Chine pacifique et artisanale. Mais la Chine s’arme vigoureusement pour chasser ses dominateurs.

Cette histoire n’est pas neuve. Elle est celle de toutes les conquêtes du passé, de tous les asservissements des faibles résignés par les rapaces audacieux. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les classes au pouvoir usent de la force seule pour assurer leur domination, pendant qu’elles font enseigner par leurs prêtres et leurs porte-parole les idées de résignation et de non-violence à leurs violences. Lorsque les impérialismes décident d’envahir et d’annexer un pays, ils y envoient leurs armées qui commencent par s’en emparer par le fer et par le feu, par l’assassinat en masse et par le pillage; puis arrivent les missionnaires avec leur évangile de passivité qui apprennent aux vaincus qu’il faut « rendre à César ce qui est à César ».
Il n’en va pas autrement à l’intérieur des groupes nationaus de l’impérialisme où la lutte des classes est la règle et la loi. Là aussi un prolétariat désarmé est soumis à l’exploitation des minorités qui ont dressé pour leur défense des mercenaires armés jusqu’au dents. En France, lorsque les prolétaires inéduqués et résignés ne menaçaient pas le pouvoir, celui-ci lui laissait en mains des armes. Mais lorsque les ouvriers parisiens les eurent levés contre leurs oppresseurs en 71, la bourgeoisie épouvantée s’empressa de décréter que, pour la classe exploitée, le port d’armes était un délit puni par la loi. En ce moment-même, à Berlin et dans toute l’Allemagne, un décret-loi permet de fusiller séance tenante un ouvrier trouvé porteur d’un revolver. Au contraire, il est prescrit aux policiers et à la Reichswehr de se servir de leurs armes fermement et impitoyablement.Gandhi
C’est cela la vie, la réalité. Malheur aux prolétaires s’ils se détournent des leçons qu’elles leur imposent! Dans le régime présent, il n’est pas d’autre issue que la force. Si une nation ou une classe ne veut pas la subir, elles doivent y répondre par une force supérieure. Leur laisser croire ou leur enseigner que la force et la violence de l’ennemi se dissoudront d’elles-mêmes, s’useront toutes seules et se retourneront naturellement contre ceux qui s’en servent, il n’est pas de pire illusion ou de plus néfaste duperie! Lire la suite



Appel du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde by CSR Inde

Le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde appelle à une diffusion massive d’information dans toutes les usines et les bureaux dans tous les pays.

Il faut que les syndicats de classe de différents pays approuvent les déclarations, pétitions, etc.

Il faut que dans ces pays,  comme les pays impérialistes -Italie, France, Canada, Galice, Autriche, Allemagne-, où il y a des organisations de travailleurs de classe dirigées en certaines occasions par des camarades marxiste-léniniste-maoïstes, soient organisées des réunions, des rencontres pour l’internationalisme prolétarien et l’unité dans la lutte des travailleurs des pays impérialistes et des travailleurs indiens.

Envoyez-nous toutes les informations et les textes à csgpindia@gmail.com pour transmettre aux camarades indiens !

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde
13 février 2012

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28 février: grève massive en Inde

Redpines, le 10 Février 2012
Les travailleurs dans les villes de l’Inde ont une histoire incroyablement militante, et cela se prouve encore aujourd’hui. Les dirigeants syndicaux l’Inde ont appelé à une grève massive le 28 Février.

L’article qui suit, cependant, suscite des interrogations : dans quelle mesure les syndicats révolutionnaires, les syndicats réformistes et les syndicats avec des membres musulmans pourront se coordonner avec les syndicats affiliés avec les partis de droite comme le Congrès et le BJP nationaliste hindou ? La grève actuelle ouvrira t’elle d’autres possibilités de collaboration entre les
forces révolutionnaires des villes et les castes et populations tribales des régions rurales ? La grève sera-t-elle efficace dans la dénonciation des fondations pourries de la « brillante démocratie » d’Inde à la face du monde?

Les lecteurs qui sont les plus proches de ces questions sont encouragés à publier leurs réflexions et une clarification de l’information.

L’article est paru initialement dans The Hindu.

Les syndicats se prépare pour une grève générale nationale

par Sunny Sebastian

5 février 2012

Le dirigeant du Parti Communiste d’Inde et secrétaire général du All India Trade Union Congress (AITUC) Gurudas Dasgupta a qualifié l’appel commun à la grève par les syndicats pour le 28 Février comme la plus grande démonstration d’unité par la classe ouvrière et les pauvres.

Tous les syndicats de premier plan, y compris l’INTUC (Indian National Trade Union Congress), affilié au parti du Congrès, et le Bharatiya Mazdoor Sangh (BMS) affilié au Bharatiya Janata Party (BJP), outre les syndicats de gauche – le CITU (Centre for Indian Trade Unions) et le All India Trade Union Congress (AITUC) – participeront à la grève.

« Il ne s’agit pas de ces seuls syndicats. Le syndicat de la Shiv Sena dans le Maharashtra et le syndicat affilié à la Ligue Musulmane du Kerala ont également apporté leur soutien à l’appel à la grève. Outre les organisations au niveau national, des centaines de syndicats non affiliés et des syndicats locaux sont en grève, que l’on peut appeler la plus grande de ces derniers temps, » a affirmé M. Dasgupta.

M. Dasgupta était dans la capitale du Rajasthan ce vendredi, ainsi que Sanjeev Reddy, député et président de l’INTUC ; B.N. Roy, secrétaire général de BMS ; et Tapan Sen, député et secrétaire général du CITU, afin de mobiliser les cadres et les travailleurs pour la grève.

« C’est peut-être la première fois que les dirigeants de grands syndicats voyagent ensemble dans tout le pays pour la préparation de la grève, » a noté M. Dasgupta . « Nous avons gardé la grève hors du champ de la politique par souci de l’unité syndicale. »

Les dirigeants syndicaux ont jusqu’à présent fait une tournée l’Andhra Pradesh, du Bengale occidental, du Karnataka, du Maharashtra, du Kerala, du Chhattisgarh, du Madhya Pradesh et du Rajasthan. Ils visiteront également le Tamil Nadu, le Punjab, le Bihar, le Jammu-et-Cachemire, le Sikkim et l’Himachal Pradesh dans les prochains jours, a déclaré le dirigeant du PCI.

La « misère croissante » des gens ordinaires, les bas salaires, les journées de 10 heures dans des conditions de travail misérables, les suppressions d’emplois, le chômage énorme et le nombre croissant de contrats/emplois intérimaires ont été données comme raisons de l’appel à la grève. « Ce n’est qu’un appel au réveil. Il s’agit d’un signal d’avertissement au gouvernement de l’Alliance Progressive Unie, dont les politiques du néo-capitalisme ont amené cette situation dans le pays, » a affirmé M. Dasgupta.

Il a dit qu’alors que le gouvernement n’avait pas de temps pour les travailleurs, il pouvait tenir des discussions sur la gestion de la crise avec Kingfisher Airlines, qui a été confronté à un problème financier.

« Nous avons essayé d’avoir un dialogue avec les autorités depuis un mois et demi, mais personne n’y a prêté attention. En fait, le Parlement ne réussit pas à s’acquitter de sa responsabilité envers les syndicats, » a allégué M. Dasgupta, membre du Rajya Sabha.

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Les ouvriers d’une usine indienne se révoltent, tuent le président de la société

Les travailleurs de l’usine Regency Ceramics en Inde ont attaqué le domicile de leur patron, et l’ont battu avec des tuyaux de plomb après qu’un conflit sur les salaires se soit envenimé.

Les travailleurs étaient furieux au point de tuer le président de Regency KC Chandrashekhar après que leur dirigeant syndical, M. Murali Mohan, fut tué à coups de matraque par la police anti-émeute jeudi.

Cette violence du travail est survenue à Yanaon, une petite ville de l’Andra Pradesh sur la côte est. La police a été appelée à l’usine par la direction pour régler un conflit de travail.

Les travailleurs réclamaient un salaire plus élevé et le rétablissement des travailleurs mis à pied depuis Octobre. Murali fut licencié quelques heures après que la police ait quitté l’usine.

Le lendemain matin, à 06h00 le vendredi, Murali est allé à l’usine avec quelques travailleurs et ont tenté d’entraver le quart du matin, ont reporté les médias locaux.

Les longues matraques, connues sous le nom de lathis en Inde, ont été utilisées par la police pour charger les travailleurs, blessant au moins 20 d’entre eux, y compris Murali.

Il est mort sur le chemin de l’hôpital, selon The Times of India. Des centaines de travailleurs se sont rassemblés devant le poste de police et ont exigé que les agents soient inculpés d’homicide.

Le couvre-feu et d’autres ordonnances civiles ont été imposés à Yanaon en raison du soulèvement qui a finalement abouti à l’assassinat du président de Regency. La police a déclaré que les émeutiers avaient également incendié plusieurs véhicules en dehors du poste de police. Huit travailleurs de Regency Ceramics ont été blessés par les tirs de policiers qui ont suivi, l’état de deux d’entre eux est critique. Plus de 100 manifestants ont été arrêtés.

Les ouvriers d’usine en Inde sont les moins bien payés parmi les quatre grands marchés émergents. Le revenu par habitant en Inde est de moins de 4000$ par an, ce qui en fait le pays le plus pauvre des BRIC en dépit de son économie relativement prospère.

À Regency Ceramics, les travailleurs se sont mis en grève le 1er janvier à propos du différend salarial. La direction décida alors d’imposer une ordonnance de restriction sur cinq travailleurs et réussit à obtenir une ordonnance d’un tribunal de grande instance affirmant que les travailleurs en grève ne devaient pas venir à moins de 200 mètres, plus que la taille de deux terrains de football, de l’usine.

Une fois que la nouvelle de la mort de Murali s’est étendue, les ouvriers de l’usine détruisirent 50 voitures de la société, les autobus et les camions et les incendièrent. Ils saccagèrent l’usine. Les résidents se joignirent aux quelques 600 travailleurs, tandis que d’autres se dirigèrent vers la maison de Chandrashekhar.

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Après la nouvelle information « Les ouvriers d’une usine indienne se révoltent, tuent le président de la société », les travailleurs en Italie dans la campagne du 2 au 9 avril 2011 ont émis cette déclaration :

L’Inde, le pays où « les travailleurs brûlent leurs patrons »

Nous travailleurs, ouvriers, travailleurs temporaires, chômeurs, saluons la lutte des masses indiennes contre le régime réactionnaire indien soutenu par l’impérialisme.

En Inde, les masses luttent contre les patrons qui licencient et exploitent, contre les prix élevés, la corruption et le terrorisme d’État, avec d’énormes grèves et manifestations, des usines occupées, des attaques sur les patrons.

En Inde, le gouvernement a décidé de vendre les ressources naturelles et humaines aux sociétés impérialistes occidentales, aux nouveaux monopoles des propriétaires des plus grandes usines d’automobiles et d’acier, tels que Tata, Essar, Jindal, Mittal,etc. qui découlent de l’exploitation incontrôlée des travailleurs, souvent des femmes et des enfants, des bénéfices qui leur permettent de devenir actionnaires des grands monopoles internationaux dans ces secteurs, souvent en alliance avec les patrons italiens.

Contre tout cela, les masses indiennes se lèvent et développent la guerre populaire dirigée par le parti de la classe ouvrière d’Inde, le Parti communiste d’Inde (Maoïste).

Le gouvernement indien et l’impérialisme ont déchaîné la répression contre les masses, sous le nom de « l’opération Green Hunt », avec des massacres, des exécutions sommaires, des raids contre des villages entiers et l’ensemble de la population tribale, en essayant de supprimer ce qu’ils appellent « la plus grave menace interne et un danger pour le système international », la guerre populaire, qui a pour but d’établir un nouveau pouvoir fondé sur l’unité des travailleurs et des paysans renversant les impérialistes, les classes bourgeoises et féodales.

La lutte pour les droits des travailleurs et des peuples, la lutte pour les emplois, les salaires, les conditions de vie, la lutte pour la liberté, la démocratie, le renversement du pouvoir des patrons et l’établissement d’un pouvoir entre les mains des travailleurs et des masses est une lutte internationale qui nous unit tous dans le monde entier.

C’est pourquoi nous exprimons la plus grande solidarité avec les masses indiennes et le Parti qui les dirige, et que nous souhaitons qu’elles résistent aux attaques de l’ennemi et progressent vers la victoire.

Ce texte a été approuvé dans les usines d’acier à Tarente et Bergame en Italie.

csgpindia@gmail.com




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