Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Cachemire: l’armée tire sur des manifestants by CSR Inde

Burhan WaniL’armée indienne a ouvert le feu hier soir (lundi soir NDLR) sur une foule de manifestants qui défilaient dans le Cachemire en dépit de l’instauration d’un couvre-feu, tuant trois personnes, a annoncé la police.

Burhan WaniHier soir, des manifestants ont bloqué une route et jeté des pierres en direction d’un convoi de l’armée. « Des scélérats ont ensuite essayé de voler des armes aux militaires et tenté d’incendier des véhicules », a dit mardi un porte-parole de la police. L’armée a alors ouvert le feu et tué deux femmes. Une troisième personne est morte à l’hôpital.Burhan Wani
Ces trois décès portent à 42 le nombre de morts depuis le début des manifestations organisées après la mort début juillet de Burhan Wani, chef de Hizb-ul Mujahideen, considéré comme le principal mouvement séparatiste de la région que l’Inde et le Pakistan se sont disputée pendant plusieurs décennies.

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Inde : une journée au cœur de l’université Jawaharlal Nehru la rouge by CSR Inde

À l’université Jawaharlal Nehru (JNU) de Delhi, haut foyer de la gauche militante, il est facile de savoir ce que les étudiants pensent : ils l’écrivent sur les murs. Sur les bâtiments de briques rouges, ils apposent des graffitis artistiques et des peintures militantes. Parfois, ils choisissent des citations des grands hommes qui les inspirent, ou des slogans en faveur des causes qu’ils défendent. Et désormais, entre les fresques représentant Marx, Ambedkar, Lénine, Mao, Nehru ou Bhagat Singh, les murs de JNU sont tapissés de posters frais à l’effigie de Kanhaiya Kumar, un leader étudiant emprisonné depuis le 12 février. Car l’indignation enflamme les étudiants depuis l’arrestation de ce jeune homme qui est accusé d’avoir tenu des propos antipatriotiques lors d’un rassemblement. En représailles, le « bastion rouge » de JNU et ses 8 000 étudiants renouent avec l’activisme. Sur tout le campus, havre de végétation sauvage au cœur de la suffocante capitale indienne, l’heure est à la mobilisation. La future élite en sciences sociales boycotte les cours, participe à des marches et à des manifestations quotidiennes.

JNU © Vanessa Dougnac "Le Point"

À ses yeux, Kanhaiya Kumar est le symbole d’une attaque contre le monde universitaire, perpétrée par le BJP, le Parti des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi. C’est en effet après une plainte déposée par l’ABVP (Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad), l’aile syndicale étudiante du BJP, que la police est intervenue sur le campus. Kanhaiya organisait un rassemblement dans le cadre de la célébration du troisième anniversaire de l’exécution de Mohammed Afzal Guru, un séparatiste cachemiri dont la condamnation hâtive avait à l’époque indigné de nombreux défenseurs des droits de l’homme. Sans preuve tangible, Kanahiya a été accusé d’avoir défendu l’indépendance du Cachemire, province troublée maintenue d’une poigne de fer par l’Inde. C’est sous ce prétexte, perçu comme une trahison à la nation, que Kanhaiya a donc été arrêté. La colère a encore monté d’un cran lorsque des nationalistes hindous ont agressé le prévenu, ainsi que des journalistes, lors de comparutions au tribunal. Dans la foulée, un professeur de l’université, Syed Abdul Rehman Geelani, a également été arrêté et accusé de proférer des « slogans anti-indiens ».

Sujets tabous

JNU © Vanessa Dougnac "Le Point"

« On n’avait pas vu une telle mobilisation depuis le viol d’une étudiante à Delhi en décembre 2012 », souligne Kaushi, qui a rejoint des centaines de camarades devant le bâtiment administratif de JNU. Chaque après-midi, des personnalités viennent ici apporter leur soutien aux étudiants et discuter, avec défiance, du concept controversé du nationalisme. Parmi les étudiants, Vidhya, assise sur les marches, applaudit. « Le gouvernement tente de diaboliser Kanhaiya, s’insurge-t-elle. On laisse même entendre qu’il aurait été proche de groupes terroristes pakistanais ! C’est faux. » Shaheed, son voisin, poursuit : « Sous couvert de respect de la patrie, le gouvernement institue des sujets tabous : le Cachemire, la guérilla maoïste, les aborigènes, les Dalits (« intouchables »), la religion, la sexualité… Mais notre université de JNU, c’est le seul espace de tolérance où l’on peut parler de tout. » Tabriz renchérit : « L’arrestation de Kanhaiya est une atteinte à notre liberté d’expression et à notre modèle universitaire. »

Ce modèle, justement, est cher à leurs yeux. « Grâce à un système de bourses, nous venons des régions les plus pauvres de l’Inde, explique Tabriz. Mais depuis que Narendra Modi est au pouvoir, il y a davantage de pression sur notre système, notamment par des projets de privatisation de l’éducation et des tentatives d’hindouisation de l’enseignement. »

JNU © Vanessa Dougnac "Le Point"

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Crie contre le fascisme! by CSR Inde

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Alerte: un professeur de la JNU cible d’un attentat! by CSR Inde

Gwalior: dimanche, Vivek Kumar, un professeur de la JNU a été attaqué par des hommes armés non identifiés lors d’un événement organisé par le forum Ambedkar. Selon des sources, on a tiré sur le professeur quand il arrivait. La balle n’a pas touché le professeur qui est maintenant en sûreté, ont ajouté les sources.

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Liberté pour le Cachemire! by CSR Inde

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Manifestations étudiantes en Inde après des arrestations pour « sédition » by CSR Inde

Des étudiants indiens manifestent pour réclament la libération de Kanhaiya Kumar, à New Delhi, le 16 février.

Des étudiants indiens manifestent pour réclament la libération de Kanhaiya Kumar, à New Delhi, le 16 février. 

Le premier ministre indien, Narendra Modi, fait face à une contestation étudiante sans précédent depuis vingt-cinq ans. L’arrestation, vendredi 12 février, de Kanhaiya Kumar, le leader d’un syndicat étudiant de l’université Jawaharlal Nehru (JNU) de Delhi, accusé de « sédition », a provoqué des manifestations dans une vingtaine de campus universitaires du pays.

Les autorités lui reprochent d’avoir organisé un rassemblement à l’occasion du troisième anniversaire de l’exécution d’un militant séparatiste cachemiri. Un ancien professeur de l’université a également été arrêté, tôt dans la matinée du mardi 16 février. Syed Abdul Rehman Geelani est accusé d’avoir organisé un événement similaire dans la capitale où des slogans « anti-indiens » auraient été entendus, selon la police, qui ne donne pas davantage de détails sur la nature de ces slogans.

« Si quiconque chante des slogans anti-indiens et remet en question l’unité et l’intégrité de l’Inde, il ne sera pas épargné », a justifié, samedi 13 février, le ministre indien de l’intérieur, Rajnath Singh, ajoutant, sur la foi d’un tweet qui s’est révélé être un faux, que les manifestants de JNU avaient le soutien de Hafiz Saeed, le leader d’un groupe terroriste pakistanais. Lequel a répondu, mi-surpris, mi-amusé, qu’il n’avait rien à voir avec des manifestations sur un quelconque campus en Inde.

Audience ajournée

Un étudiant prépare une banderole avant le départ d'une manifestation de protestation contre l'arrestation d'un étudiant de l'Université Jawaharlal Nehru (JNU), sur le campus de l'Université de Jadavpur le 16 février 2016 à Kolkata, en Inde.

La colère est montée d’un cran, lundi 15 février, lorsque des hommes se présentant comme étant des avocats, s’en sont pris à des journalistes, étudiants et professeurs, venus au tribunal pour assister à l’audience, finalement ajournée, de Kanhaiya Kumar. Un député du parti nationaliste hindou au pouvoir, O.P. Sharma, a même été filmé en train d’attaquer l’un d’eux, au motif qu’il était justifié de « battre » celui qui chantait des slogans « anti-indiens ». Les victimes, dont plusieurs ont été hospitalisées, dénoncent la passivité de la police.

La Cour suprême a accepté, mardi en fin d’après-midi, d’examiner « en urgence » la plainte déposée par l’une d’entre elles pour « violences subies » et « inaction de la police ». « C’est une campagne orchestrée et minutieusement préparée par le gouvernement et ses alliés fondamentalistes hindous pour faire taire toute critique et liberté d’expression sur les campus, explique Shreya Gosh, une étudiante de JNU. Les accusations de sédition sont sans fondement. Elles ne servent qu’à bâillonner les étudiants par la menace. »

La loi contre la sédition invoquée par le gouvernement date de la fin du XIXe siècle, lorsque les colons britanniques s’inquiétaient de la « nervosité affective des Indiens ». Cette même loi, aujourd’hui utilisée par le gouvernement d’une Inde libre et indépendante, avait été invoquée par les Britanniques pour arrêter le Mahatma Gandhi en 1922. Lequel avait eu ce commentaire peu amène à son propos : « Elle est sans doute la reine des articles du Code pénal destinés à supprimer la liberté du citoyen. » Ce qui n’a pas empêché les gouvernements successifs, après l’indépendance de 1947, d’user de cet article de loi pour faire taire les critiques. « C’est plutôt cette section 124-A qui est anti-indienne, puisqu’elle s’oppose à l’idée de la légitimité d’un Etat libéral et démocratique », estime l’avocat Suhrith Parthasarathy dans les colonnes du quotidien The Hindu.

« Tyrannie du plus haut niveau »

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Liberté pour le camarade Kanhaiya! by CSR Inde

Des étudiants indiens manifestent pour réclament la libération de Kanhaiya Kumar, à New Delhi, le 16 février.




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