Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Inde: 10 policiers tués dans une embuscade tendue par des maoïstes by CSR Inde

guérilla maoïste

Des rebelles maoïstes ont tué 10 membres d’un convoi de commandos paramilitaires dans une embuscade dans l’est de l’Inde, a annoncé mardi la police.

Une mine a explosé au passage du convoi lundi après-midi alors que ces commandos conduisaient une opération contre ces rebelles dans une forêt du district d’Aurangabad, dans l’Etat du Bihar.
Au moins trois rebelles ont été tués dans la fusillade qui a suivi l’explosion, selon la police.
« Dix de nos hommes ont été tués et cinq blessés dans l’explosion », a dit un haut responsable policier à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

Des dizaines de milliers de policiers et commandos paramilitaires sont positionnés dans le centre et l’est de l’Inde pour combattre des milliers de rebelles armés.

Les maoïstes disent combattre le pouvoir central pour obtenir des emplois, des terrains et le renforcement des droits des minorités tribales pauvres. Ces affrontements ont fait des milliers de morts depuis des dizaines d’années.

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Bon qualitatif: les maoïstes utilisent une technologie de pointe pour déclencher les Engins Explosifs Improvisés (IED) by CSR Inde

Les maoïstes ont acquis un nouveau niveau de technologie de pointe pour déclencher des engins explosifs improvisés. Cela inquiète les forces de sécurité opérant dans les zones où l’extrême gauche est influente. Une alerte envoyée par la Direction des opérations des Forces de sécurité frontalière (BSF) dit que les maoïstes maîtrisent maintenant le savoir-faire concernant l’utilisation à distance ou une combinaison de commutateurs dans la fabrication des IED qui leur permet de cibler les forces de sécurité avec la plus grande précision.

engin explosif improvisé
C’est en janvier de cette année que la BSF a été alarmé par un premier incident lors duquel l’explosion d’un IED a conduit à la mort de deux membres de son personnel dans le village de Dandabari dans l’Odisha, à proximité du Chhattisgarh. La nuit du 7 janvier après avoir suivi un groupe de maoïstes, environ 20 soldats de la BSF rentraient sur 10 motos quand les maoïstes ont fait sauter un ensemble d’IED touchant la première motocyclette transportant le commandant adjoint Sunil Behera et le policier Sibasis Panda. Après une fouille approfondie du site, les troupes de la BSF n’ont trouvé aucun fil sur un côté ou l’autre de la route alors que c’est ce qui était habituellement utilisé par les maoïstes pour déclencher l’IED avec une distance de sécurité.

Après dix jours, une équipe de la BSF a mené de nouvelles recherches dans le domaine et récupéré une antenne noire normalement utilisée dans un système d’alarme anti-vol des deux-roues. L’unité fabriquée par une société basée à Coimbatore, Roots Auto, a été connectée avec deux piles 6 volts d’un côté et avec l’IED de l’autre côté. La découverte, dit l’alerte, a confirmé l’utilisation de télécommande ainsi que la combinaison de commutateurs. Les deux commutateurs sont pour « armer » et « tirer ». Dans ce cas, l’état de la moto a suggéré que l’IED a explosé lorsque la moto était exactement au-dessus de l’IED. Les maoïstes avaient changé l’IED par « armement » un juste avant l’arrivée de la moto et la pression subséquente a conduit à l’activation de l’interrupteur « tirer », conduisant ainsi à l’explosion à distance.

Dans un autre cas, la BSF a récupéré une unité similaire avec le nombre « 128 » inscrit sur elle, ce qui suggère que beaucoup de ces commutateurs ont été assemblés. L’alerte de la BSF recommande qu’un entraînement spécial soit organisé pour former les forces de sécurité à propos de cette nouvelle technologie. Elle dit aussi que tout en recherchant des IED, les troupes devraient faire attention aux antennes, en particulier celles qui sont utilisées dans les automobiles, les jouets et les appareils ménagers.

Ce progrès en terme de sophistication dans la maîtrise des IED acquiert plus d’importance à la suite des informations faisant état de renseignement récents selon lesquels les maoïstes ont décidé de cibler les forces de sécurité grâce à des explosions plutôt que d’utiliser son cadre pour la guerre de guérilla. Au cours des trois derniers mois à Bastar seul, les maoïstes ont effectué environ trois douzaines explosions d’IED. Ce changement dans la stratégie maoïste a été attribué à des opérations de sécurité accrues dans les zones d’extrême-gauche, conduisant à une réduction significative de la capacité de frappe des maoïstes.

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Inde : La police du Bihar réclame un hélicoptère pour la contre-insurrection by CSR Inde

La police du Bihar demande, et va probablement recevoir, un hélicoptère destiné à soutenir les opération anti-maoïstes menées par les forces de sécurité. L’engin sera utilisé afin de fournir un support aérien aux troupes au sol menant des opérations de ratissage dans les zones occupées par la guérilla maoïste. Selon les autorités, les modalité de l’achat de l’hélicoptère sont en cours, mais entre-temps, le gouvernement local a obtenu le prêt de trois hélicoptères appartenant à l’état voisin du Jharkhand en attendant d’obtenir le sien. Certaines questions techniques, telles que le recrutement des pilotes, la maintenance et le budget global pour son utilisation doivent encore être discutées. L’hélicoptère permettra le parachutage de commandos dans certaines zones peu accessibles, notamment là où se déroulent des combats. Par ailleurs, il sera également utilisé afin d’évacuer les blessés et les victimes dans le camp des forces de sécurité.

Location of Bihar in India

Etat du Bihar

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Vidéo sur la vie de l’AGPL by CSR Inde

Cette vidéo de la BBC montre quelques aspects de la vie des membres de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération.

 



Au Jharkhand, la corruption gangrène le développement rural by CSR Inde

Source : http://www.delhiplanet.fr/2011/03/17/la-corruption-gangrene-le-developpement-rural/

La Loi de « garantie d’emploi rural » était le projet phare du gouvernement indien. Elle devait endiguer la pauvreté massive des régions oubliées par le « miracle » économique. Mais la corruption ronge ce programme. Et les paysans prennent les armes. Reportage dans l’Etat du Jharkhand.

(Photo : Christophe PAYET)

Dans la poussière soulevée par les 4×4, ils sont une dizaine à creuser la terre. Les uns piochent. D’autres portent les seaux de gravats sur leur tête. Tout au long de la route, la scène se répète. Les ouvriers semblent creuser pour creuser, sans relâche, sans véritable logique. Dans l’Etat du Jharkhand, au coeur de l’Inde tribale, la finalité de ces travaux n’est jamais vraiment évidente. Le trajet de la ville de Daltonganj jusqu’au district agricole de Latehar est ponctué par ces chantiers improbables. Ces paysans locaux travaillent grâce au programme de développement rural NREGA (National rural employment guarantee act). Le gouvernement garantit et finance ainsi une durée minimale d’emploi pour les plus démunis. La Loi, passée en 2005, est un pilier de la lutte contre la pauvreté en Inde. La plupart de ces ouvriers ne verront pourtant jamais une roupie de leur salaire.


Des images simples permettent d’expliquer leurs droits aux paysans (Christophe PAYET)

Habitent ici des tribus, parmi les premières à avoir peuplé l’Inde. Ces aborigènes sont agriculteurs à mi-temps : le reste de l’année, certains partent dans l’Etat voisin du Bihar comme ouvriers saisonniers pour récolter du riz. Les autres restent sans ressources. Ils sont illettrés. A Latehar, James Herenj anime un petit bureau pour leur faire connaître leurs droits. Assis par terre, sur un tapis, il apprend à l’un d’eux les démarches à effectuer pour réclamer une carte de travail. Sur les murs bleus de la petite maison, des affiches informent les paysans avec des dessins simples : « Si tu n’as pas de travail après 15 jours, tu dois recevoir de l’argent », explique un petit oiseau. Le NREGA garantie en effet 100 jours de travail par an aux plus pauvres. A défaut d’emploi, une indemnité doit leur être accordée dans les quinze jours suivant la demande de travail. Cette année, 8,8 milliards de dollars (7,5 milliards d’euros) sont alloués au plus vaste programme de ce type dans le monde.

Un principe bafoué par le mépris de l’administration pour les classes défavorisées. « Quand les paysans s’enrôlent pour bénéficier des 100 jours de travail, l’administration ne leur donne jamais de justificatif, se désole James Herenj. S’il n’y a pas de preuve de la demande d’emploi, le mécanisme ne peut pas fonctionner. » Un problème de rapports de classe : « La plupart des agents administratifs se considèrent comme supérieurs, ils pensent que cela réduit leur prestige d’écouter les pauvres », ajoute-t-il.

« Ils ont menacé de tuer mon mari »

Une fois la carte de travail en poche, des entreprises de travaux – appelées « contractors » -, sont tenues d’employer les nouveaux ouvriers avec les sommes versées par le gouvernement. Entre eux et l’administration, des intermédiaires se chargent de répartir les postes. Mais à chaque échelon, une somme est prélevée sur le maigre salaire des travailleurs.

Une femme de Latehar parle avec amertume de son expérience : « J’ai travaillé 12 jours dans un bassin de récupération des eaux à des dizaines kilomètres de chez moi. » Elle devait nourrir les sept membres de sa famille. Ses yeux noirs montrent la douleur. Sa voix exprime la colère. « Nous étions 22 ouvriers. Nous n’avons jamais touché notre argent. L’entreprise nous a demandé de dire à l’administration que nous avions bien tout reçu. Ils nous ont menacés. Ils ont dit qu’ils allaient tuer mon mari. » Dans les villages alentours, les travailleurs ont le même discours. Quand ils ont eu la chance de percevoir un salaire, celui-ci était réduit d’au moins 30 %. De tels récits, il y en a des centaines dans le Jharkhand, comme dans toute l’Inde rurale.

Jean Drèze dénonce « une véritable mafia »

L’économiste d’origine belge Jean Drèze est membre du Conseil national consultatif, une initiative de Sonia Gandhi, la présidente du Parti du congrès au pouvoir. Il est l’un des inspirateurs du programme NREGA. Quand il ne passe pas son temps à influencer les décisions, Jean Drèze est ici, à Latehar, auprès de ceux qu’il veut aider. En observant l’un des nombreux chantiers qui jalonnent la route, il dénonce sans ménagement « une véritable mafia qui s’est installée autour du NREGA ». De village en village, il interroge les paysans pour comprendre et évaluer la réalité du terrain. Ce Belge, naturalisé indien il y a trente ans, a su gagner la confiance des habitants de la région .

Les travaux financés par le NREGA sont censés endiguer la pauvreté massive de l’Inde rurale. (Christophe PAYET)

Les entreprises financées par New Delhi ne prennent parfois même pas la peine d’entamer les chantiers. L’argent des salaires peut être versé directement aux ouvriers sur des comptes bancaires ou postaux. Mais d’après James Herenj, ces derniers ne sachant ni lire ni écrire, les entrepreneurs ouvrent de faux comptes à leurs noms. Et se font ainsi transférer l’argent, sans scrupule, en laissant au passage 2 à 3 % de commission aux agents postaux.

Dans le village de Jerua, un activiste a été tué pour avoir dénoncé la corruption. B.K. Sinha, Secrétaire du ministère du dévelopement rural s’est déplacé pour l’occasion. Il est entouré de dizaines de paramilitaires des forces spéciales antimaoïstes, les visages masqués et armés de fusils d’assaut. En charge de l’application du NREGA, B.K. Sinha se veut rassurant : « Nous ne resterons pas des spectateurs silencieux face à cette corruption. Nous allons prendre en compte toutes nos erreurs. » L’administration, soucieuse de favoriser l’essor économique des entreprises, ferme les yeux sur ces pratiques rendues courantes. Elle encourage même les entreprises à s’implanter au mépris des paysans.

Avec la complicité des autorités, les entreprises exploitantes ne tardent pas à se considérer propriétaires des terres. « La plupart des travaux sont néanmoins illégaux : ils auraient dû être fait avec l’accord des Panchayats (conseils de villages). Mais, dans certaines zones, il n’y a plus d’élections depuis des années. Et les entreprises en profitent », dénonce Jean Drèze. Le Jharkhand est l’un des Etats disposant des plus importantes ressources minières du pays. A quelques centaines de kilomètres, de grandes compagnies se sont déjà implantées, malgré de violents conflits avec les paysans. Nombre d’entre eux subissent à Latehar la répression policière pour avoir osé récolter sur leurs terres. Tous craignent la police. « Ce sont ces exactions qui poussent certains paysans à rejoindre les maoïstes », analyse Jean Drèze.

Les paysans pris entre deux feux

Ces injustices avérées amplifient le malaise d’une région déjà en proie à l’instabilité. La Jhakhand est l’un des Etats indiens, avec le Chhattisgarh, les plus touchés par la présence d’une violente guérilla maoïste. A partir du moment où les paysans prennent conscience de leurs droits, ils se mobilisent. Certains ont essayé de manifester devant les administrations locaux. Avec pour conséquence une répression accrue. Pour James Hereng, « le plus grand problème actuellement est que les pauvres ne savent pas comment agir pour réclamer justice. »

Le gouvernement indien a mis en place des unités spéciales paramilitaires pour lutter contre la guérilla maoïste. (Christophe PAYET)

Les insurgés maoïstes, appelés les Naxalites (du nom du village de Naxalbari où une première révolte paysanne eu lieu en 1967), sont les seuls à entendre leurs complaintes. Présents dans un tiers des districts indiens, ils contrôlent certaines régions où l’armée ne s’aventure même plus. La guerre entre rebelles maoïstes et forces gouvernementales a fait 1169 morts en 2010. Leur popularité auprès des paysans se nourrit de la dénonciation de la corruption et des expropriations.

Mais, à Latehar comme ailleurs, le silence est généralement la règle. Quand certains osent évoquer la guérilla, les visages expriment la peur. De la police, mais aussi des rebelles. Jean Drèze, avec son air paisible et rassurant, collecte souvent de tels témoignages : « Les paysans sont pris entre les deux. La journée, la police vient les interroger sur les guérilleros. La nuit, les maoïstes viennent demander pourquoi ils ont parlé à la police. C’est un cercle sans fin. »

Pour Shoma Chaudhury, rédactrice en chef du magazine d’investigation Tehelka et spécialiste des naxalites, la rébellion soulève les véritables problématiques de l’Inde contemporaine. Leur violence ne peut être cautionnée, mais doit être comprise. « Ils sont les seuls à représenter les tribus et les masses populaires. Il y a une famine dans ce pays. On n’offre pas de travail à ces gens. On les expulse de leurs terres et de leurs forêts. Les maoïstes viennent et leurs mettent une arme entre les mains en leur disant : « Résiste ! » » Alors les paysans résistent.

Christophe PAYET, au Jharkhand



Vidéo sur un groupe de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération by CSR Inde

Voici une brève vidéo (en anglais) sur le quotidien de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération dirigée par le Parti communiste d’Inde – maoïste.

A voir sur : http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-12662941



L’Etat indien essaie de contrer la guérilla par le « développement » by csrinde1

Cet article bourgeois montre bien comment le gouvernement cherche à faire taire la révolution par la contre révolution préventive et un pseudo développement de « services publiques ».

Mais tout cela n’empêchera pas la révolution car le peuple sait bien qu’il n’aura que ce qu’il gagnera et que ce n’est pas un hasard si l’Etat n’a pas construit d’école et d’infrastructures depuis l »indépendance ».  Ces gesticulations ne sont rien de plus que les mensonges d’un mari violent qui veut garder sa femme et se dit soudainement prêt à changer dans le seul but de la garder et ainsi continuer à l’exploiter…


NEW DELHI (AP) — Le gouvernement indien a dévoilé vendredi un plan ambitieux destiné à construire des écoles, des centres de soins, des routes et à améliorer la distribution des denrées alimentaires dans les 35 districts les plus touchés par les violences des rebelles maoïstes.

Plus de 138 milliards de roupies doivent être consacrés au cours des trois prochaines annés au développement de ces régions, a déclaré le ministre de l’Intérieur Palaniappan Chidambaram.

D’après lui, le gouvernement projette d’allouer des fonds à 60 des districts les plus pauvres du pays, mais le ministère de l’Intérieur a recommandé que le plan soit d’abord mis en oeuvre dans 35 secteurs très affectés par les violences des rebelles.

« Les allocations immédiates devraient aller aux districts les plus gravement touchés. Nous avons dit aux administateurs des districts que nous souhaitons voir des projets visibles » et « concrets », a-t-il dit.

Les rebelles combattent le gouvernement indien dans certaines régions du pays depuis plus de quatre décennies, réclamant des terres et des emplois pour les paysans sans terre et les déshérités.

Les insurgés -qui visent souvent les policiers, les soldats et des représentants du gouvernement- ont exploité la colère des habitants pauvres des zones rurales.

L’annonce de vendredi s’inscrit dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant à encourager la population des régions frappées par la pauvreté, à ne pas soutenir les rebelles. Par le passé, des projets de développement similaires ont échoué.

Les rebelles sont présents à l’heure actuelle dans 20 des 28 Etats de l’Inde, et compteraient dans leurs rangs entre 10.000 et 20.000 combattants, selon les estimations du ministère de l’Intérieur.

Source AP




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