Comité de Soutien à la Révolution en Inde


“La Saison des femmes” : quand les Indiennes nous parlent de sexe by CSR Inde

La Saison des femmes sort en France le 20 avril, en partenariat avec Courrier international. Le film de Leena Yadav dépeint la misogynie et les violences sexuelles qui ont cours dans un village rural du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde.

Voilà un film qui “n’aurait pas pu être réalisé par un homme : il fallait quelqu’un de sensible, et seule une femme pouvait tenir la barre”, explique Surveen Chawla, l’une des trois actrices principales de La Saison des femmes, qui sort en France le 20 avril, dans le quotidien The Indian Express. Mais que ce film ait été coproduit à Bollywood par un homme, Ajay Devgan, est “un signe positif qui montre qu’en Inde la mentalité de la gent masculine vis-à-vis des femmes est en train de changer”, souligne la comédienne.

Sous le titre original de Parched (“Assoiffées”), la réalisatrice Leena Yadav a subtilement tissé la trame de trois destins de femmes d’un même village persécutées par leur mari ou leur patron. L’idée est venue d’un voyage qu’elle a effectué il y a quatre ans dans les coins les plus reculés du désert de Kutch, dans l’Etat du Gujarat, raconte le Business Standard.

Leena Yadav avait alors eu l’occasion de parler de sexualité à de nombreuses femmes. “J’ai réalisé que les histoires de femmes qui vendent leur corps pour survivre à des violences de couple ou à des relations passées étaient universelles”, avance la réalisatrice, dont les deux précédentes fictions, Shabd (2005) et Teen Patti (2010), n’étaient pas restées dans les annales.

Parler du sexe autrement

La Saison des femmes développe trois histoires parallèles : celle d’une jeune veuve contrainte de chasser son fils alcoolique de sa maison parce qu’il refuse d’honorer sa jeune épouse ; celle de sa meilleure amie accusée à tort d’être stérile par un mari qui la bat ; et enfin celle d’une amie commune, danseuse strip-teaseuse qui se prostitue pour le compte d’un proxénète tordu. Toutes trois se rebelleront avec succès contre le patriarcat qu’on veut leur imposer.

Le Business Standard souligne :

Le film ne se contente pas d’explorer l’oppression et la répression qu’elles subissent, il montre qu’elles sont à la fois aussi desséchées que le désert qu’elles habitent et assoiffées d’une vie meilleure.”

Pari réussi : si tragique soit-elle, cette fresque colorée évite l’écueil du drame compassionnel grâce à la place réservée à l’humour. Au moment du tournage, en 2014, le quotidien Daily News and Analysis avait interviewé Leena Yadav. Celle-ci avait alors indiqué vouloir “remettre en question les préjugés sociaux malsains qui se font passer pour des traditions culturelles”.

Stupéfaite de découvrir qu’en milieu rural des femmes ignorent encore aujourd’hui ce qu’est un orgasme ou le fait que les hommes puissent eux aussi être stériles, la réalisatrice espère en finir avec la misogynie dans son pays. Selon elle, “la seule solution, c’est de parler du sexe autrement que sous l’angle médical”.

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