Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Inde: Communiqué du DSU sur la récente répression à la JNU (Université Jawaharlal-Nehru de New Delhi) by CSR Inde

12376043_1095550603823624_7400581243654989560_nGar ho Sake Ab Koi Shamma Jalaiye est Daur-e-Siyasat ka Andhera Mitaiye

Amis et Camarades, nous, l’Union des Étudiants démocratiques (DSU), vous adressons à tous et toutes nos salutations révolutionnaires pour votre solidarité sans peur que vous avez montrée ces derniers jours lors de l’attaque menée par l’État contre les étudiants de notre campus et contre l’autonomie institutionnelle de l’université qui s’est déroulée après l’événement organisé le 9 février par des étudiants de la JNU. Les étudiants de ce campus se sont mobilisés dans l’unité contre l’arrestation du président du JNUSU (syndicat étudiant de la JNU) et la malveillante chasse aux sorcières lancée contre les organisateurs de l’événement ainsi que d’autres étudiants de JNU sur la base de fausses accusations. Nous condamnons avec les termes les plus forts possibles le complot vicieusement dirigé de consort par l’ABVP, l’administration du la JNU, la police et une partie des médias contre tous les militants.

Lorsque l’appareil répressif d’Etat, les hooligans d’extrême droite allant du RSS (milice fasciste hindoue NDT) à l’ABVP (corporation étudiante fasciste NDT), l’administration de l’université et les médias tentent de criminaliser la politique étudiante, d’écraser les voix démocratiques de la dissidence et d’attaquer des individus progressistes qui soutiennent les mouvements et les aspirations démocratiques du peuple à l’intérieur et à l’extérieur du pays, nous sommes dans une période de montée du fascisme. Et quiconque est en désaccord avec la propagande des forces de droite et leur idée d’une nation (Hindoue NDT) sont qualifiés d’«anti-nationaux». Toute personne qui parle contre les politiques anti-populaires de l’Etat indien, les politiques néo-libérales, le butin des entreprises, le pillage des ressources autochtones et les atrocités perpétrées par l’État sur les sections les plus opprimées de la société sont étiquetés comme maoïstes et qualifiés de « plus grandes menaces pour la sécurité intérieure ». Toute personne qui a pris la parole contre l’incarcération, les meurtres institutionnels et les viols des Dalits, des Adivasis, des musulmans et des autres sections opprimées sont étiquetés comme terroristes et « desh ke Gaddar » (Traîtres). Toute personne qui interroge la discrimination raciale et la violence infligées à la population du Nord-Est ou parle en solidarité avec les aspirations politiques démocratiques pour le droit à l’autodétermination des peuples de ces États et du Cachemire sont ciblés par la « conscience collective » cannibale propagée par les classes dirigeantes.

Nous ne devons pas oublier que la répression à laquelle nous sommes confrontés à JNU est en aucune façon distincte de la répression et de l’incarcération auxquelles sont confrontés quotidiennement les peuples opprimés de ce pays.

Nous ne devons pas oublier non plus que nous ne pouvons pas échapper à cette guerre psychologique et à ce règne de la terreur en nous restreignant de dire la vérité à haute voix. Aujourd’hui, nous devons rester unis avec les luttes en cours sur tous les campus : de l’IIT de Madras à la FTII (école de cinéma la plus prestigieuse du pays NDT), de la HCU (université centrale d’Hyderabad) à la JNU. Notre lutte unie pour le droit à la dissidence ne peut pas être isolée de la lutte pour la justice pour Rohith (doctorant Dalit à l’université d’Hyderabad, militant pour la démocratie et les droits des Dalits qui fut poussé au suicide par le ministre des universités et les institutions universitaires le 17 janvier 2016 NDT) contre les assassinats institutionnels des Dalits, contre le brahmanisme dans l’éducation et le ciblage des étudiants minoritaires.

Nous pouvons avoir des divergences politiques entre nous, mais face au fascisme, si nous commençons à condamner nos camarades militants étudiants par crainte de la répression, alors nous cédons facilement à la tentative étatique de briser notre unité. Maintenant, c’est une loi draconienne et coloniale qui est invoquée par l’État indien brahmanique pour accuser les étudiants de sédition pour avoir crié des slogans. Nous ne pouvons ne pas être d’accord avec toutes sortes de slogans, mais nous ne devons pas oublier l’injustice historique commise par l’État indien depuis plus de soixante ans contre le peuple du Cachemire et ses aspirations démocratiques. L’accusation de sédition portée contre nos camarades étudiants n’est rien qu’une comédie qui met l’ensemble de la magistrature en procès.

Aujourd’hui, l’Hindutva (nationalisme Hindou) brahmanique fascisme déguisé derrière un nationalisme cocardier mobilise en grand nombre les jeunes chômeurs ruraux et urbains, tout en accélérant simultanément le brigandage impérialiste et le pillage des ressources du peuple, favorisé par l’Etat et les grandes entreprises, le renforcement de ses politiques anti-populaires et en hissant bien haut la farce du « Faire en Inde » (make in India). Cet État tente de détourner l’attention du peuple loin de la crise économique en propageant violemment le nationalisme Hindutva. Ce nationalisme n’est rien d’autre que le visage vaniteux du fascisme. En appliquant une obéissance inconditionnelle à la notion des Sangh (union d’organisations fascistes Hindoues NDT) de hindi-hindou-Hindustan (langue indienne, religion Hindoue et Inde, slogan en faveur de l’Hindouisation des habitants de l’Inde NDT), l’Etat indien tente d’enfoncer des coins entre les dalits, les adivasis, les musulmans, les femmes et les autres minorités opprimées parce que cet Etat a peur de notre unité.

DSU exige fermement l’annulation immédiate et inconditionnelle de l’exclusion scolaire des militants et organisateurs étudiants de l’événement du 9 février. Nous lançons un appel à la communauté étudiante à accroître la revendication d’arrêt de l’enquête en cours. Nous devons nous rappeler que les étudiants ont été suspendus des activités académiques avant même le commencement de l’enquête. Ne croyons pas au faux espoir d’un procès « juste et équitable », car cette enquête est intrinsèquement liée aux accusations ridicules de sédition portées contre certains des étudiants. Le vice-chancelier de la JNU doit veiller à ce que les étudiants ne sont pas traqués individuellement par l’administration et la police. Le vice-chancelier doit prendre position contre l’intervention de la police dans l’espace démocratique de notre campus et abroger toutes les accusations portées contre chaque étudiant. Nous exigeons la démission de Bupinder Zutschi, chef du service des inscriptions de la JNU, qui a agi selon les ordres des Sangh en fournissant à la police des détails personnels sur les étudiants. Dans le même temps, l’administration de la JNU est complice dans le profilage et la vicieuse chasse aux sorcières menées dans les médias et par la police contre les organisateurs (du meeting du 9 février NDT).

étudiants maoïstes indiens

Nous condamnons le procès médiatique envers Omar Khalid, actuellement en garde à vue avec Anirban Bhattacharya, qu’il n’a pas fallu beaucoup de temps pour accuser d’être un «cerveau terroriste» uniquement parce qu’il vient d’une communauté minoritaire. De plus, comment pouvons-nous nous espérer la moindre justice de ce système judiciaire, quand Kanhaiya Kumar, le président JNUSU et des enseignants ainsi que des journalistes ont été attaqués à l’autel-même supposé de la justice, le tribunal? Les assaillants de l’Hindu Rashtra (nationalistes Hindous NDT) sont dans la frénésie de transformer nos universités en usines et les étudiants en de stupides machines tandis que le pouvoir judiciaire est devenu un spectateur muet de la tragi-comédie de la «démocratie indienne» qui se déroule dans les rues et dans les médias. Au milieu de tout cela, se trouve commodément enterré l’affaire de sédition lancée contre le professeur SAR Geelani de l’Université de Delhi qui a été arrêté par la police de Delhi pour avoir simplement organisé une réunion le 10 février contre le meurtre d’Afzal Guru.

DSU condamne l’attaque menée par les forces de droite contre le président du JNUSU, Kanhaiya Kumar, contre des enseignants de la JNU et des journalistes au tribunal Patiala, où ironiquement les avocats qui sont censés faire respecter la justice les ont insultés et tabassés. Au lieu de protéger les étudiants et les enseignants non armés, les policiers ont agi en tant qu’hommes de main de l’État. Nous condamnons l’intervention de la police de Delhi et demandons que les forces de police soient immédiatement retirées du campus universitaire. Nous appelons les sections progressistes à l’intérieur et à l’extérieur du campus à être solidaires et à demander la libération de Kanhaiya Kumar, Anirban Bhattacharya et Umar Khalid qui sont en garde à vue en vertu de fausses accusations ainsi que d’être solidaires de tous les étudiants et les militants persécutés par la foule hystérique excitée par des rumeurs et mensonges répandus par l’ABVP. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle du professeur SAR Geelani. Nous condamnons la chasse aux sorcières des étudiants musulmans et cachemiris à l’intérieur comme à l’extérieur du campus. Nous rejetons également le profilage de DSU au sein du Parlement et des médias basé sur de fausses allégations des lumpens de l’ABVP. Le moment est venu pour nous de nous dresser unis contre le fascisme et de nous battre ensemble pour la justice, pour notre droit à la dissidence et, enfin, de construire une société véritablement démocratique.

Décidons de lutter ensemble pour un monde égalitaire, libre de toute oppression!

Débarrassons-nous de cette enquête! Révocation des accusations de sédition contre les étudiants!

Relâchez Kanhaiya Kumar, Umar Khalid et Anirban Bhattacharya immédiatement et sans condition!

Relâchez le Prof SAR Geelani immédiatement et sans condition!

Arrêtez la chasse aux sorcières sélective des étudiants!

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