Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Le fonds souverain d’Abu Dhabi prêt à investir dans les autoroutes indiennes by CSR Inde

Pour Narendra Modi, ministre, attirer fonds d’Abu Dhabi filets envoie signal positif. Il s’agit d'un investisseur choix secteur besoins estimés 1.000 milliards dollars.

Le fonds souverain de l’émirat peut mobiliser 5 milliards de dollars.

Entre Narendra Modi, Premier ministre indien, et le prince d’Abu Dhabi, les affaires s’intensifient. A l’issue d’un déplacement officiel, la semaine dernière, l’émirat a conclu­ de nombreux contrats aussi bien dans l’aéronautique, l’énergie que dans les infrastructures . Une visite cruciale qui pourrait porter le volume des flux commerciaux bilatéraux à 100 milliards de dollars, contre 60 aujourd’hui.

Parmi les annonces importantes, le fonds souverain Adia – The Abu Dhabi Investment Authority –, le deuxième plus riche au monde derrière celui de la Norvège, avec près de 800 milliards de dollars d’actifs, devrait investir 5 milliards de dollars dans le secteur autoroutier. Cinquante projets sont concernés.

Les opérations se feraient sur la base d’une concession, alimentée par un péage prélevé auprès des usagers. « Ce modèle a déjà été testé partout dans le monde et il est 100 % sans risque pour les investisseurs et le gouvernement, relève un proche des négociations. Des discussions sont en cours sur la façon dont ces concessions seront allouées et sur le montant du ticket d’entrée, évalué selon les projections futures des collectes. »

Participation minoritaire pour l’Etat indien

Si l’opération se réalise, ce sera une victoire pour le Premier ministre indien, qui ferraille depuis des mois pour attirer cet investisseur de choix dans un secteur où les besoins sont estimés à 1.000 milliards de dollars ! Début février, lors d’un sommet de l’investissement à New Delhi, plusieurs ministres ont d’ailleurs une fois de plus tenté de « vendre » le Fonds national d’infrastructure et d’investissements (NIIF). Dans ce fonds de fonds, l’Etat indien, qui n’aura qu’une participation minoritaire (49 %), devrait apporter une première contribution de près de 6 milliards de dollars, tandis que le solde, équivalent, sera apporté par des investisseurs privés.

Au-delà du fonds Adia, d’autres tels que Temasek (Singapour), Rusnano et RDIF (Russie) ont manifesté de l’intérêt. « Le fonds est lancé maintenant, il faut le structurer, lui donner un président, notait à cette occasion un bailleur de fonds, alors que 70 candidats sont à présent en lice. » L’arrivée d’Abu Dhabi sera-t-elle un gage suffisant pour que d’autres suivent ?

Jusqu’alors, les investisseurs ­privés se sont montrés plus que timorés, souvent refroidis par les tracasseries administratives – les problèmes liés à l’acquisition de terres­, entre autres. En outre, « les impacts négatifs des projets ne sont pas toujours détaillés de manière transparente, ce qui ne permet pas toujours de calculer au plus juste leur rentabilité… » , commente le représentant d’un fonds privé européen. Et, pourtant, « c’est maintenant qu’il faudrait se jeter à l’eau, car, dans les dix ans qui viennent, l’Inde a de bonnes chances d’“exploser” au plan économique », conclut-il

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