Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Inde : les entrepreneurs aquitains entre opportunités et limites by CSR Inde
Jean-Paul Cales (président de Cap Ingelec), Marc Prikazsky (Ceva Santé animale), Rakesh K.Sharma (1er secrétaire de l'Ambassadeur d'Inde en France) et Eric Moussu(directeur commercial de DRT)
Jean-Paul Cales (président de Cap Ingelec), Marc Prikazsky (Ceva Santé animale), Rakesh K.Sharma (1er secrétaire de l’Ambassadeur d’Inde en France) et Eric Moussu(directeur commercial de DRT)
Le Club des ETI d’Aquitaine à la CCI de Bordeaux organisaient hier des rencontres entre des entrepreneurs de la région et Rakesh K. Sharma, 1er secrétaire de l’ambassade d’Inde. L’implantation entrepreneuriale en Inde a été au cœur du débat qui a suivi ces rencontres, évoquant opportunités et limites. Retour sur une conférence riche en interculturalité.

L’Inde, pays de 1,3 milliard d’habitants (1,6 milliards dans 15 ans), figure au 2e rang mondial par le nombre d’habitants et au 7e pour sa superficie. Suite à cette information démographique préalable, le 1er secrétaire de l’ambassade Monsieur Rakesh K. Sharma rappelait :

« Nous avons un très fort potentiel d’évolution, on a besoin de financement, on vous invite à venir partager notre mode de vie, notre culture et notre croissance. »

L’Inde compte déjà plus de 750 filiales françaises implantées dans le pays. D’un point de vue plus régional, les échanges commerciaux entre l’Inde et l’Aquitaine représentent 63 millions d’euros pour les exportations et 108 millions pour les importations. Parmi les chiffres clés de cette coopération, les exportations aquitaines vers l’Inde sont en hausse de 31 % sur les trois dernières années, ce qui place l’Aquitaine au 10e rang des régions françaises exportatrices vers l’Inde. Une notion nuancée par la non réciprocité de ce phénomène puisque l’Inde, quant à elle, représente seulement 0,5 % des exportations de l’Aquitaine (qui se concentrent essentiellement sur les produits chimiques de base, les produits azotés ou encore les matières plastiques). L’Inde compte bien renverser ce phénomène grâce à son programme « Make in India » ainsi que des mesures prises par son gouvernement pour faciliter l’implantation des sociétés étrangères. Parmi les mesures du programme : création de trois nouvelles villes industrielles, annonce d’un saut technologique du pays, une formation brute de capital fixe en hausse de 7 %, un secteur manufacturier en phase de développement et enfin la règle des 3 D : démocratie, démographie et demande. Autant de mesures optimistes pour le développement de la croissance du pays.

Témoignages d’entreprises aquitaines implantées en Inde

Parmi les entreprises aquitaines présentes pour témoigner de leur implantation en Inde : DRT, entreprise de taille moyenne landaise qui travaille sur la résine du pin (CA de 350 M€) et Ceva Santé animale,  laboratoire vétérinaire basé à Libourne de près de 3.800 salariés (CA de 770 M€).
Eric Moussu, directeur commercial de DRT, témoigne d’une expérience positive et valorisante en Inde. A la question d’éventuelles problématiques professionnelles franco-indiennes Eric Moussu ironise : « L’administration indienne est au moins aussi compliquée que l’administration française. » Ce dernier évoque des délais d’attente parfois longs et des permis de terrains difficiles d’accès selon les projets déjà encourus, mais relativise ces propos en remerciant un personnel très motivé et remarquablement formé pour travailler. Pour justifier ces problèmes administratifs, Eric Moussu conclut avec ironie : « Les indiens ont une notion du temps très différente de la nôtre, leur notion de temps est indéfinie, il est donc difficile de gérer plusieurs projets simultanément. » Une conclusion à laquelle le 1er secrétaire de l’ambassade répond immédiatement avec dérision : « Non pas que nous les Indiens sommes compliqués, nous sommes… disons différents ! »

Marc Prikazsky, dirigeant du 9e laboratoire vétérinaire mondial, est un familier d’implantations à l’étranger puisque Ceva Santé animale compte au total 44 filiales internationales. Parmi elles, une implantation en Inde qu’il affirme « réussie et enrichissante ». Seule petite réserve en ce qui concerne la gestion, le dirigeant du groupe préconise un contrôleur de gestion local pour assurer une gestion plus simple et contrôlée. Il termine son intervention par un attrait considérable de l’investissement en Inde puisque selon lui « grâce à l’évolution et la croissance du pays, les expériences d’investissements sont différentes aujourd’hui de celles d’avant 2014 ». Une remarque honorée et confirmée par le représentant de l’ambassade qui affirme mettre tout en œuvre pour faire de l’Inde une plateforme d’investissements et d’entreprises délocalisées rentables. A la question : quels secteurs sont les plus importants et les plus aptes à se développer en Inde ? Rakesh K. Sharma répond : « Toutes, mais si je dois être plus précis il s’agirait du secteur de l’énergie et des infrastructures ». L’ambassadeur invite les entrepreneurs aquitains à venir s’installer et créer leur entreprise en Inde. Seule contrainte en termes de management : « Pour créer une entreprise en Inde, il faut deux directeurs dont un d’origine indienne. »

Bordeaux métropole également en partenariat avec l’Inde

A la toute fin de cette conférence, c’est Anne Raimat, directrice des relations internationales à Bordeaux Métropole, qui raconte avec entrain ses expériences professionnelles en Inde. Entre anecdotes cocasses et éloges, Anne Raimat ne cesse de vanter les mérites et les atouts de l’Inde. Elle présente ensuite l’accord passé entre Bordeaux Métropole et l’Etat du Telengana.
Une coopération économique signée en 2011, la première signée avec une collectivité locale et non un gouvernement. L’accord comporte un volet économique important visant à faciliter l’implantation des entreprises aquitaines. Hyderabad, soit la plus grande ville et la capitale de l’Etat du Telangana, représente un fort potentiel économique : 20 millions d’habitants, 9 universités, un patrimoine architectural riche… Dans le cadre de cette coopération, un métro rail a été construit (sur le modèle de Singapour) qui modifie l’accessibilité de la ville et son développement. Ce dernier a été entièrement construit et exploité par Kéolis (qui a recruté en moins d’un an plus de 2.000 personnes pour ce projet). En ce qui concerne les secteurs en phase de développement grâce au partenariat Bordeaux-Telangana : l’aéronautique, le bio-tech ou encore le numérique (400.000 emplois directs et le 2e siège de Google basé à Hyderabad).

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