Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Avec fierté et résolution: souvenirs de parents by CSR Inde

 

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Par Rama Devi et Tangella Sudarshana

(Sruthi et Vidyasagar Reddy, deux membres du PCI (maoïste), ont été brutalement tués par la police le 15 Septembre 2015, dans ce qui a été décrit comme la première fausse encounter (terme utilisé par l’Etat indien pour les exécutions extra-judiciaires ensuite déguisées en affrontement NDT) dans l’Etat nouvellement formé du Telangana. Ci-dessous, nous publions les souvenirs de Rama Devi et Sudarshana, les parents de Sruthi, sur la façon dont leur fille a grandi pour devenir une combattante pour le peuple et une martyre. L’article a été très peu modifié. Les éditeurs.)

Au moment où les jeunes ont soif d’occuper des emplois tranquilles de développeurs informatiques et de gagner des dollars US, notre deuxième fille Sruthi, une étudiante de M.Tech, a montré une tendance à penser aux gens opprimés de la société et a décidé de prendre part à la lutte du peuple pour une société équitable. Elle n’a pas seulement rêvé d’une société meilleure, mais a essayé de travailler pour en faire une réalité.

Moi, père de Sruthi, suis un professeur fonctionnaire depuis 1989. En tant que professeur, je suis devenu membre de l’APTF (Fédération des enseignants d’Andhra Pradesh) et j’ai pris part à toutes les réunions et séminaires organisés par elle. Dans le processus, je développé progressivement ma compréhension de la société et de temps à autre, je l’ai partagé avec les membres de ma famille.

Dans le processus en cours d’élaboration de ma conscience, j’ai également rejoints le RWA (Association des écrivains révolutionnaires, Virasam) en tant que membre en 1996. Depuis lors, j’ai impliqué progressivement les membres de ma famille dans la pratique culturelle révolutionnaire. En conséquence, des idées progressistes ont été transmises aux membres de notre famille. En tant qu’enseignant responsable, j’ai l’habitude d’écrire et de chanter sur scène plusieurs chansons progressives au cours des réunions éducatives. Nos filles, principalement Sruthi, avaient également l’habitude de chanter des chansons fréquemment.

À l’âge de seulement 8 ans, Sruthi a chanté la chanson « Karumabbullo kammipoyina chinnari chellamma » à l’occasion de la Journée internationale des femmes menée par l’organisation des enseignants de Warangal en 1999. Elle a progressivement développé sa compréhension sociale et sa conscience. Elle avait l’habitude de de s’intéresser vivement aux discussions concernant les atrocités et les violences perpétrées contre les femmes dans la société.

Bien que Sruthi ait étudié dans une école publique ordinaire, elle pouvait obtenir 80% à ses examens. Elle était encline à mener une vie simple, ordinaire sans aucune ostentation de bijoux. Elle discutait même avec la famille des causes profondes de la pauvreté et des inégalités entre les personnes dans la société. Elle montrait toujours de la sympathie pour les gens pauvres et avait l’intention de faire quelque chose pour eux.

Quand, en tant que coordonnateur du RWA Warangal, j’ai été arrêté par la police de Warangal en 2001, le mauvais traitement que la police m’a infligé a beaucoup changé et influencé mes filles. Ma résistance à la répression policière a eu un impact profond sur nos enfants, en particulier sur Sruthi. Cela lui fit profondément réflechir à la société.

Ma partenaire de vie, Rama Devi est membre de CMS (Chaitanya Mahila Sangam, ONG qui combat pour les droits des femmes en Andhra Pradesh et au Telengana) de Warangal. Dans le cadre du programme Sangham, elle a visité certaines zones de taudis à Warangal et appris sur la vie misérables des femmes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la famille. Dès son retour à la maison, elle avait l’habitude de discuter de la situation des femmes au sein de la famille et des manières de solutionner ces problèmes.

Dans le processus, Sruthi s’est proposé pour travailler pour la CMS à Warangal. C’est à ce moment que le mouvement Telangana a commencé. Sans attendre Sruthi s’est jetée dans le mouvement, et a participé à presque toutes les activités tenues dans le district de Warangal. Elle a également chanté des chansons du Telangana à des rassemblements et des réunions.

Dans le cadre du programme CMS, elle a, avec d’autres membres, visité les foyers de filles à Warangal et a appris de leurs problèmes. Elle les a appelées à lutter unitairement pour améliorer la vie des femmes dans la société. Elle est aussi devenue un membre de l’aile culturelle de l’organisation et a travaillé avec une profonde abnégation. Elle était vraiment une source d’inspiration pour les membres à l’intérieur de l’organisation et pour les personnes extérieures.

Quand une honnête femme garde champêtre nommée Rajani a été molestée et assassinée par la police au siège de Jangaon à Warangal, Sruthi a beaucoup changé. Elle a été perturbée par la façon dont l’incident a été camouflé un suicide. Elle a participé à l’agitation lancée par l’organisation et a contesté le système de police et a exigé une sanction sévère pour les coupables. Elle a préparé un sketch sur l’incident et l’a mis en scène.

Sruthi a renforcé ses idées révolutionnaires en lisant la littérature révolutionnaire disponible à la maison. Elle a participé à la procession funéraire des martyrs de Puvarthy, les camarades Sudhakar et Pushpa. Non seulement cela, mais aussi l’assassinat du camarade Ganti Prasadam l’a aussi beaucoup changé. Elle a même pris part à sa procession funéraire. Elle ne pouvait pas digérer les meurtres horribles de gens honnêtes et désintéressés par le gouvernement exploiteur.

Comme tous les autres, elle espérait que le gouvernement nouvellement élu du Telangana résoudrait les problèmes du peuple. Mais le ministre en chef, K. Chandrashekar Rao n’a pas prononcé un seul mot sur Polavaram (projet gigantesque de barrage visant à favoriser l’irrigation et impliquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes NDT). Il n’a pas réagi contre la séparation de huit mandals (division territoriale au sein d’un Etat NDT) de Khammam et leur fusion avec l’Andhra Pradesh. Elle a pris part à la marche Polavaram organisée à du 1er Juillet au 15 Juillet 2014 . Elle a reproché à Chandrashekar Rao d’être silencieux quand les vies de centaines de milliers d’Adivasis sont en jeu.

Elle s’interrogeait sur l’innocence enfantine des Adivasis quand elle est allée à leur rencontre. Elle sentait que le gouvernement du Telangana ne ferait rien pour les paysans, les chômeurs et les Adivasis. Elle a également été bouleversée par la façon dont le gouvernement central a déchaîné la terreur sur les Adivasis au Chhattisgarh, en Orissa et en Andhra Pradesh au nom de l’opération Green Hunt. Elle en est arrivée à comprendre que le soi-disant Green Hunt n’est rien d’autre qu’un stratagème pour expulser les Adivasis de leur terre pour les donner aux entreprises multinationales comme Jindal et Vedanta afin de piller les richesses minérales des zones forestières du pays.

La conscience politique de Sruthi atteint un crescendo et elle a décidé de rejoindre le mouvement révolutionnaire du parti maoïste dans le but de travailler à la réalisation des aspirations démocratiques du peuple au Telangana. En rejoignant le parti maoïste, Sruthi s’est transformée en « fille/enfant du peuple ». En tant que membre du KKW (Karimnagar-Khammam-Warrangal Comité), elle instruisait les gens concernant les tactiques horribles du gouvernement du Telangana.

Dans le cadre de leur travail pour le peuple du Telangana, les deux camarades Sruthi et Vidyasagar Reddy ont été attrapés par la police, torturés et assassinés inhumainement. À travers cette fausse encounter (Cf. ci-dessus) la nature réelle de K Chandrashekar Rao et de son esprit fasciste a été exposée au public. L’inhumaine police s n’a jamais montré aucune pitié envers Sruthi, une innocente femme combattante. Ses mains ont été brisées et son corps a été pénétré par une baïonnette. De l’acide a été versé sur ses parties intimes et elle a été finalement inhumainement tuée par la police.

Même après deux mois, aucune plainte n’a été instruite contre les policiers qui ont participé à la fausse encounter de Sruthi et Vidyasagar Reddy. Bien que plus de 370 organisations populaires et partis aient exigé une enquête judiciaire menée par un juge titulaire (« du siège » juridiquement parlant NDT), le gouvernement du Telangana n’a pris aucune mesure à cet égard. Donc, nous demandons au peuple de prendre note de l’attitude arrogante et fasciste de KCR (K Chandrashekar Rao) et lui donner une leçon adéquate dans les jours à venir.

Salutations révolutionnaires,

Rama Devi & Tangella Sudarshana Warangal.

Source

Nous avions abordé cette histoire dans plusieurs articles ici, et

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