Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Ils sont venus dans nos villages pour nous sauver des «maoïstes» en nous violant, nous torturant et nous tuant. by CSR Inde

Lalit Shukla

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L’adolescente de 14 ans, survivante d’un viol collectif avec sa tante (à droite), dans la cour de leur maison du village de Peddagellur.

Entre les 20 et 24 octobre 2015, dans les villages de Pegdapalli, Chinnagellur, Peddagellur, Burgicheru et Gundam dans le Bijapur au Sud Chhattisgarh, des membres des forces de sécurité ont harcelé et agressé sexuellement plus de 40 femmes et violé collectivement au moins deux femmes au cours d’une opération anti-maoïstes.

Une équipe d’enquêteurs du groupe « femmes contre la violence sexuelle et la répression étatique » (WSS) a visité les villages et a présenté son rapport (Cliquez ici pour lire le rapport d’enquête complet).

Certains des faits importants ont été établis sur la base des témoignages des survivants et les observations de l’équipe d’enquêteurs:

Viol: Nous sommes en mesure de confirmer les viols de deux femmes du village de Peddagulur. L’une des victimes est une jeune fille de quatorze ans et l’autre est une femme enceinte. Les deux ont été victimes de viols collectifs. La jeune fille faisait paître le bétail avec d’autres femmes quand elle a été attaquée par les forces de sécurité. Maîtrisé et les yeux bandés, elle a été violée par au moins trois personnes avant de perdre connaissance. La femme enceinte de quatre mois a été déshabillée par les forces de sécurité le 21 Octobre 2015 et maintes fois plongée dans la rivière, puis violée. Les forces de sécurité avaient également enlevé leurs vêtements et étaient descendus dans la rivière pour la violer.

Pour ajouter à cela, il y a aussi eu quelques autres viols qui ont été racontés, mais en raison du manque de temps d’investigation, ceux-ci n’ont pas été étudiés plus avant et ils sont en cours d’examen plus approfondi.

Agression sexuelle: Beaucoup de femmes, au moins 15 rien que dans Chinnagelur et Pedagelur, et beaucoup d’autres dans les villages voisins (Gundam, Burgichheru etc) ont déclaré avoir été déshabillées, battues sur leurs cuisses et les fesses, leurs vêtements du bas ont été levés et ils ont été menacés de subir davantage de violence sexuelle (par exemple poser des piments dans leur vagin). Leurs blouses ont été arrachées. Au moins deux femmes qui allaitaient ont déclaré que leurs seins ont été pincés et pressés pour le lait. D’autres femmes ont également mentionné que leurs seins ont été touchés, tirés et pressés.

Harcèlement sexuel: les femmes ont été chassées de leurs maisons qui ont ensuite été occupées par les forces de leur séjour. Dans certains cas, les policiers ont enlevé leurs vêtements et ont invité les femmes à venir dormir avec eux si elles voulaient dormir dans leur propre maison, alors que les hommes du village s’étaient enfuis dans la jungle.

Agression physique: de nombreuses femmes ont rapporté des bastonnades sévères. Dans certains cas, elles tenaient leurs enfants quand elles ont été frappées par derrière. On leur a tiré les cheveux, elles ont été traînées, leur tête a été cognée sur le sol, et elles ont été poussées avec des fusils et des matraques (Dande). Les contusions provoquées par de cette violence étaient encore visibles sur de nombreuses femmes quand nous les avons rencontrées. Beaucoup d’entre elles étaient encore incapables de marcher. Elles ont mentionné qu’elles avaient utilisé des compresses chaudes pour soulager la douleur en l’absence de tout service médical dans la région.

Les nourrissons et les petits enfants ont également été brutalement battus par les forces de sécurité. En essayant de les sauver, les femmes ont été encore plus battues.

Pillage de biens: des produits alimentaires comme le riz, l’huile, le sel, le masala, des piments etc; du bétail comme des poulets et des porcs; des vêtements, des torches, du savon ont été pillés dans les maisons par les forces de sécurité. Ils ont cuit et mangé la plupart des produits alimentaires, en ont emporté une partie avec eux et ont détruit le reste. Ils ont également emporté l’argent où qu’ils l’aient trouvé dans les maisons. C’étaient les économies d’une vie recueillies durement petit à petit. Certaines sont dans en billets, mais la plupart sont en pièces. Elles les gardaient avec elles vu qu’il n’y a pas d’autre endroit pour les déposer. Les montants les plus importants mentionnés par les victimes variaient de 2800 roupies à un maximum de 10000 roupies. Plusieurs femmes ont indiqué le montant de leur perte en montrant la taille du porte-monnaie utilisé pour garder ces pièces.

Destruction de la propriété: à Burgicheru, une maison a été détruite et brûlée par les forces de sécurité. Ils sont entrés dans la maison et ont cassé toute la vaisselle. Le riz a également été pris.

Nous, Femmes contre la violence sexuelle et la répression étatique (WSS) exigeons que des mesures strictes soient prises contre ces personnes et qu’elles soient inculpées pour les crimes commis directement par elles et pour celles qui peuvent ne pas avoir été directement partie prenante des crimes, que des mesures soient prises contre elles en tant que complices de la même chose.

Nous exigeons qu’une enquête libre et indépendante soit menée sur ces incidents. Pour nous assurer qu’il n’y a pas de biais, la police qui a été partie ou responsable totalement ou en partie des opérations ne devrait pas en aucune manière être partie prenante de cette enquête.

Nous exigeons également que l’Etat assure la sécurité et la sûreté des femmes qui ont pris l’initiative de parler ainsi que des gens de leur village. Il doit veiller à ce qu’aucune autre intimidation ou violence ne leur soit infligée.

Chitrangada Choudhury a écrit une série d’articles (1,2,3) dans l’Hindustan Times et quelques autres médias nationaux en ont parlé (12), mais dans ce cas et plus de 50 jours après que la plainte contre les ‘Suraksha bal’ (forces armées des gardes-frontières) a été enregistrée le 1er novembre par la police de Bijapur, pas une seule personne n’a été arrêtée. La commission Nationale pour les Droits Humains (NHRC) a demandé au gouvernement de soumettre un rapport en 4 semaines. Les enquêteurs officiels en sont encore à visiter le site de l’incident pour recueillir des preuves oubliant la protection et le sort des gens qui y vivent.

Voilà comment la démocratie indienne travaille dans les forêts profondes dans le cœur du pays de manière assez similaire à ce qui se passe au Cachemire ou au Nord Est de l’Inde, où les forces de sécurité sont habilitées à commettre de tels crimes en bénéficiant de l’impunité prévue par l’AFSPA (loi sur les pouvoirs spéciaux accordés aux forces armées NDT). (12). L’Etat a déclaré la guerre contre sa propre population la plus défavorisée (1).

Source (très bon blog!)

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