Comité de Soutien à la Révolution en Inde


L’Inde, terre de conquête pour la SNCF by CSR Inde

Le groupe ferroviaire voit de grandes opportunités dans le sous-continent, où il emploie plus de 3.000 personnes.

Cinq de ses filiales y exercent des activités, de la gestion de lignes de métro à la conception de projets de TGV.

Qui sait que le groupe SNCF comptera bientôt 3.500 salariés en Inde ? Avec cinq filiales actives, des projets qui vont de la logistique aux trains à grande vitesse en passant par les métros automatiques, l’opérateur ferroviaire public français a fait de ce gigantesque pays « l’une de [ses] cinq ou six zones stratégiques », explique aux « Echos » Guillaume Pepy, président du directoire du groupe, de passage à Delhi la semaine dernière. Il y a fait un point avec Indian Railways sur le partenariat signé en 2013 entre les deux opérateurs publics.

Si cette présence en Inde est fondée sur une relation vieille de plusieurs dizaines d’années, elle s’est considérablement renforcée ces derniers temps. Keolis, la filiale du groupe consacrée aux transports urbains, a ainsi été désigné comme l’opérateur du premier métro automatique indien. Celui-ci entrera en service en avril à Hyderabad, dans le sud du pays, et implique le recrutement, en cours, de 2.000 personnes.

Autre filiale très active en Inde, Geodis, spécialisé dans la logistique, qui emploie 500 personnes dans 17 bureaux et 4 entrepôts. Son métier ici prend acte de « la mondialisation des marchandises », explique Guillaume Pepy, en citant, par exemple, l’organisation des flux logistiques des grands groupes industriels entre l’Inde et la Chine.

Un millier d’ingénieurs

Dans le domaine de l’ingénierie, Systra, filiale commune de la SNCF et de la RATP, a pris une nouvelle dimension en Inde avec l’acquisition de SAI, une société d’Ahmedabad. Au total, Systra dispose désormais d’un millier d’ingénieurs pour élaborer des projets de transport ferroviaire, de routes, d’intégration de systèmes de transport, etc. Deux petites structures, enfin, sont présentes en Inde, Rail Europe, qui vend aux Indiens des billets de train pour tous les réseaux européens, et Arep, qui s’intéresse aux projets de rénovation des gares d’Indian Railways.

Le chiffre d’affaires de la SNCF en Inde, « à 130 millions d’euros », précise son patron, n’est encore qu’une goutte d’eau dans les quelque 33 milliards générés par le groupe dans son ensemble. Même en partant de très bas, sa multiplication « par trois en cinq ans » laisse entrevoir des perspectives de développement considérables. Keolis est en première ligne, souligne Guillaume Pepy : « Dans cinq ans, il y aura dans le pays 47 villes de plus de 1 million d’habitants et une majorité d’entre elles devront avoir des métros. » Un succès dans l’exploitation du réseau d’Hyderabad mettrait la filiale de la SNCF en très bonne position pour partir à la conquête de cet énorme marché.

Mais la SNCF ne néglige pas pour autant son coeur de métier. Elle entend bien participer aux projets de développement de la grande vitesse élaborés par le gouvernement indien. Le nouveau Premier ministre, Narendra Modi, affiche d’immenses ambitions dans ce domaine, comme la construction de lignes de TGV reliant les quatre mégapoles du pays, Delhi, Bombay, Chennai et Calcutta. Ces projets pharaoniques ont peu de chances de se concrétiser bientôt, mais « c’est une belle vision anticipatrice », estime Guillaume Pepy.

« Semi-grande vitesse »

Comme les Indiens ne veulent pas rester sans rien faire en attendant ces grands projets, la SNCF pousse, études à l’appui, le concept de « semi-grande vitesse » : reposant sur la modernisation des lignes existantes plutôt que sur de nouvelles constructions, une telle approche permettrait d’augmenter sensiblement la vitesse des trains actuels pour une fraction du coût et des délais de la très grande vitesse. Systra réalise ainsi en parallèle deux études pour la ligne Delhi – Chandigarh, l’une en TGV, l’autre en semi-grande vitesse.

Cela permet aussi à la France d’offrir une approche différente de celle de ses grands concurrents, la Chine et le Japon, qui ont tendance à proposer des projets massifs à très grande vitesse appuyés sur des financements en milliards de dollars. Une concurrence redoutable face à laquelle la SNCF considère avoir, malgré tout, ses chances : « Les Indiens n’ont pas envie de se livrer aux Chinois et aux Japonais, ils veulent garder le choix », assure Guillaume Pepy.

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