Comité de Soutien à la Révolution en Inde


De l’Inde aux Philippines, menace sur les récoltes de riz by CSR Inde
  • De l'Inde Philippines, menace récoltes riz

La sécheresse, due au phénomène météo El Niño, risque d’entraîner une baisse de la production mondiale.
En repli ces dernières années, les prix pourraient repartir à la hausse l’an prochain.

Pour la première fois depuis six ans, la planète va consommer davantage de riz qu’elle n’en produit. Le manque d’eau, dont la céréale, peu enracinée, a besoin en quantité importante pour pousser, sévit dans la plupart des pays producteurs en Asie. En Thaïlande, les agriculteurs ne devraient pas être autorisés à planter entre novembre et avril, a fait savoir la semaine dernière le ministre de l’Agriculture. Il n’a pas plu assez ces derniers mois. Conséquence, la production pourrait baisser d’un tiers : le premier exportateur mondial de riz connaîtrait alors sa pire récolte depuis dix, voire vingt ans. En Inde, le deuxième exportateur, la mousson est la plus faible depuis 2009.

Et la situation pourrait s’aggraver dans les mois à venir si El Niño prend de l’ampleur. Le phénomène météorologique, qui assèche une partie du globe tandis qu’il peut provoquer de graves inondations dans l’autre partie, pourrait être le plus puissant depuis les années 1950, selon certains météorologistes. Les grands pays consommateurs se montrent préoccupés car leurs propres cultures sont menacées. Les Philippines prévoient d’être touchées par El Niño comme jamais depuis 1997-1998, années où la récolte de riz avait chuté de 24 %. Les stocks de riz du pays sont fournis mais ils baissent depuis trois mois, et des cultures sont endommagées. Il y a quelques jours, le gouvernement s’est dit prêt à augmenter les importations.

Matière première politique

L’Indonésie s’est également déclarée ouverte aux importations « si nécessaire ». Le riz, qui nourrit près de la moitié de la planète, est une matière première politique dans la plupart des pays d’Asie, rappelle l’Institut international de recherche sur le riz (Irri), et son prix est un baromètre essentiel de la performance d’un gouvernement. Il est donc impératif pour les autorités de contrôler les échanges commerciaux afin de maintenir la stabilité du marché national. Depuis la crise du riz en 2007-2008, qui avait vu s’envoler les prix et déclenché des émeutes de la faim, de nombreux pays consommateurs, comme l’Indonésie, ont réduit leur dépendance aux importateurs et amélioré leur autosuffisance.

Mais l’Asie n’est pas la seule zone concernée. « Au Moyen-Orient et en Afrique on prévoit aussi une reprise des importations », avise la FAO dans une note publiée jeudi en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM). Or, ces deux régions absorbent aujourd’hui 50 % des importations mondiales de riz.

Pour l’heure, et à la différence de 2007, le niveau satisfaisant des réserves mondiales de riz – près de 100 millions de tonnes – permet toutefois au marché de rester calme. Mais la tendance à la baisse des prix observée ces dernières années risque de s’inverser. En Thaïlande, ils sont déjà « fermes »depuis juillet, note la FAO, et des experts les voient grimper de 15 % d’ici à l’an prochain. Les investisseurs, eux, anticipent : à la Bourse de Chicago, les contrats à terme sont en hausse de 11 % depuis janvier et restent au plus haut depuis un an.

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