Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Solidarité avec les prisonniers politiques en Inde –Suite à la mobilisation du mois de juillet, intensifier la campagne internationale du comité international de soutien à la guerre populaire en Inde (ICSPWI). by CSR Inde

Les cellules de torture du Chhattisgarh

Pas de nourriture ni d’eau pendant les deux jours durant lesquels les détenus sont présentés en justice, pas de médecins pour soigner les détenus blessés, pas de possibilité de rencontrer ni de parler à sa famille. Voici quelques-unes des observations faites en décembre 2012 par Shamina Shafiq, ancienne membre de la commission nationale pour les femmes (NCW), concernant les conditions de vie des femmes prisonnières logées à la Prison Centrale de Raipur, Chhattisgarh. Ce rapport que, seul The Hindu a pu consulter, a été maintenu caché au public jusqu’à il y a peu de temps, a été révélé suite aux demandes du droit d’information (RTI) exercé par des groupes de défense des droits des femmes actifs dans la région. Soni Sori, instituteur et représentant politique des Adivasis dit que rien n’a vraiment changé dans les prisons du Chhattisgarh depuis ces dernières années et que les constatations du NCW restent pertinentes.

L’équipe du NCW a trouvé que 140 femmes prisonnières étaient emprisonnées à la prison Centrale de Raipur alors que celle-ci ne compte que 80 places. Ils ont aussi constaté qu’il n’y avait pas de femme médecin dans toute la prison, pas de gardiens pour accompagner les détenues aux audiences qui conduisent à des retards extra-ordinaires dans les jugements et un faible accès à l’aide légale pour des détenues en grande majorité illettrées. Le rapport du NCW note aussi avec inquiétude qu’en l’absence de magistrat, malgré les possibilités de vidéo conférence à la prison de Raipur, les femmes tribales ont peur de déposer devant les autorités de la prison et qu « une telle atmosphère n’est pas bénéfique à la tenue de procès ». Selon le rapport, les femmes prisonnières ne sont même pas fournies en savon ou serviettes hygiéniques.

Capture_2516953a

Témoignage d’Idme

La declaration de Kawasi Hidme, 22 ans, relâchée cette année de la prison de Jgdalpur au Chhattisgarh après une detention illégale de 7 ans donne un aperçu de la vie des prisonniers Adivasis. Racontant ses expériences mardi à Dehli, Hidme rappelle avoir eu 15 ans quand elle a été arrêtée par la police et accusée d’être une Naxaliste. Battue et violée par la police pendant sa garde à vue, elle a développé d’importantes douleurs abdominales et des saignements vaginaux. Durant sa détention à la prison de Jagdalpur, quand elle a voulu se faire soigner, les autorités de la prison ont commencé par nier sa souffrance. Ensuite, elle a été transférée à un hôpital, où elle a été opérée bien que les détails de l’opération chirurgicale lui restent inconnus.

Après avoir été balottée entre les prisons de Jagdalpur et Raipur, en mars de cette année, le tribunal de Dantewada l’a relâchée puisqu’aucune charge n’a été trouvée contre elle. Les dernières statistiques de 2014 du Bureau national d’enregistrement des crimes placent le Chhattisgarh parmi les Etats présentant le plus de plaintes – 3105, en l’occurrence- contre la police pour violation des droits humains. Toutefois seulement 924 cas ont été instruits ou jugés. L’éminente avocate, Vrinda Grover dénonce les préjugés systémiques de la police contre les tribaux pauvres dans les zones touchées par l’insurrection maoïste, ce qui y explique le nombre important de prévenus. Tandis que lors de ses recherches dans les parties sud du Chhattisgarh, elle trouvé qu’entre 2009 et 2014, la population pénitentiaire a cru rapidement atteignant une surpopulation de 261% en plus de la capacité prévue.

L’année dernière, dans la prison de Jagdalpur, les femmes détenues ont réussi à obtenir une cuisine collective après d’âpres négociations avec la direction.

Cependant, Vrinda Grover déclare que ces améliorations mineures sont peu de choses face au harcèlement dont elles ont souffert entre les mains des autorités de la prison et de la police qui les a laissées brisées pour la vie. « Regardez Hidme ! À 22 ans, sa santé est si mauvaise qu’elle ne peut pas faire le moindre travail qu’une personne normale de son âge exerce. Les viols multiples qu’elle a subis entre les mains de la police durant sa garde à vue l’ont détruite, physiquement et mentalement ».

 

Source: http://maoistroad.blogspot.com/2015/08/solidarity-with-political-prisoners-in.html

 

Publicités

Laisser un commentaire so far
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s



%d blogueurs aiment cette page :