Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Conséquences de la fusion LafargeHolcim en Inde: Le cimentier indien Birla l’a emporté pour 690 millions d’euros. by CSR Inde
Beaucoup convoitaient les cimenteries indiennes que LafargeHolcim devait céder pour pouvoir fusionner. Mais c’est finalement un cimentier local qui l’a emporté sur les acteurs mondiaux (les fonds Blackstone et Apollo Global Management, les cimentiers CRH et Heidelberg). Sous réserve de l’accord de la Commission de la concurrence indienne (CCI), Birla Corporation Limited va reprendre la cimenterie de Sonadih et la station de broyage de Jojobera, dans l’est de l’Inde, ainsi que les marques Concreto et PSC.

Ces deux actifs appartenaient à Lafarge et représentent une capacité de production de 5 millions de tonnes par an, qui portera à 15 millions de tonnes annuelles l’appareil de production de Birla. Ils sont cédés pour une valeur d’entreprise de 50 milliards de roupies indiennes (765 millions de dollars), soit nettement moins que le milliard de dollars sur lequel spéculait le marché, mais cela diminuera tout de même significativement la dette du nouveau groupe suisse.

Cette cession ne réduit guère les positions de LafargeHolcim en Inde, puisqu’il y possède une capacité de production de 68 millions de tonnes, en bonne partie logée dans les deux filiales locales d’Holcim, ACC et Ambuja.

Incertitudes

Si les grands se sont finalement inclinés devant Birla, il y a tout de même une raison. Selon les médias indiens, les CRH et autres Blackstone se seraient inquiétés des incertitudes pesant sur l’approvisionnement de ces cimenteries en matières premières. LafargeHolcim possède des carrières et Birla aurait conditionné l’achat à l’obtention, in fine, de ces droits miniers sans lesquels les actifs n’auraient plus grande valeur…

Mais de nombreuses incertitudes juridiques entourent cet aspect de l’accord car il n’y a pas eu, à ce stade, de cession formelle des carrières. Elle dépend d’un feu vert des autorités indiennes et n’a pas été effectuée du fait de l’amendement en début d’année de la loi indienne sur les actifs miniers. Sur place, LafargeHolcim serait confiant dans le soutien de l’Etat à la cession des carrières concernées, puisque c’est l’antitrust indien lui-même qui l’a exigée dans le cadre de la fusion.

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