Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Offshore des services informatiques : une réussite ? by CSR Inde

Mouvement violent depuis les années 2000, les directions générales ont largement été séduites par les projets d’outsourcing informatique en Inde. Quel bilan ? Les économies sont-elles au rendez-vous ? La qualité aussi ?

Au début des années 2000, peu après les campagnes euro et bug de l’an 2000, a commencé en France et dans le monde un grand mouvement de « off-shorisation ». En clair, il fallait urgemment transférer ses centres informatiques et ses informaticiens en Inde pour bénéficier d’économie immédiate et durable de 30 à 40 %.

L’Inde était la terre de prédilection pour accueillir ces contrats et les opérer. Par exemple, Renault signait une très large externalisation de son informatique en 3 contrats énormes.

Beaucoup d’autres ont suivi, et suivent encore.

Maintenant que le mouvement est ancien. Que peut-on en dire ? Il y a désormais un retour d’expérience et des bilans peuvent être dressés.

Les économies faciales sont-elles là ? 

Oui et non, certes le salaire moyen des informaticiens en Inde est très faible, mais pas pour les bons. Les vrais bons ingénieurs sont sur un marché de l’offre et de la demande et comme la demande en Inde a explosé nombreux sont ceux qui ont su faire progresser leurs salaires en conséquence. Par ailleurs, la plupart des contrats que nous avons pu observer ont nécessité un doublement des effectifs de chefferie de projet, ce qui n’a pas fait baisser la note.

Un projet de transfert en Inde qui réussit est au final plus économique facialement.

En revanche, lorsqu’il rate les coûts directs et indirects s’envolent. Un client ayant changé 3 fois en 10 ans d’outsourcer en Inde pour ses systèmes SAP peut attester qu’entre les interruptions de services et la non-qualité de ses plateformes l’Inde ne s’est pas avérée être l’eldorado promis. À qui la faute ? C’est un autre débat.

L’offshore peut être un moyen d’économie et d’efficacité, mais il est aussi porteur de risques opérationnels élevés et d’une complexité technique et culturelle à ne pas sous-estimer. Se comprendre avec 6 à 7 heures de décalage horaire et dans une langue anglaise peu maîtrisée sont des défis importants. Enfin, la qualité des effectifs et leur fidélité sont à questionner. Il n’y a pas des millions d’ingénieurs indiens polytechniciens inemployés attendant des jobs payés comme des ouvriers, c’est un mythe. Il existe de nombreux ingénieurs indiens de talent et des foules de techniciens aspirant à devenir ingénieurs et à être payés le mieux possible

Source

Publicités

Laisser un commentaire so far
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s



%d blogueurs aiment cette page :