Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Les femmes naxalites by CSR Inde

Nous publions ici une traduction d’un article original publié là : http://www.openthemagazine.com/article/nation/100lb-guerillas

Les femmes naxalites

Même si elles sont toutes menues, il serait absurde de les prendre à la légère. Aguerries au cours des batailles, farouchement engagées pour leur cause et fières de l’identité que le mouvement leur donne, les femmes maoïstes sont des militantes aussi intrépides que leurs alter-égos masculins.

DANDAKARANYA

Dans une clairière en forêt, au bord d’une rivière impétueuse, quelque part entre le Maharashtra et Chhattisgarh, la commandante maoïste Tarakka est assise sur une grosse pierre, vêtue d’une chemise et d’un pantalon de toile légère vert bouteille. Elle est en train de nettoyer son fusil d’assaut AK-47 avec une brosse à dents trempée dans du kérosène. Le mugissement de la rivière est assourdissant, et le vrombissement des insectes nocturnes fait flotter dans l’air quelque chose de surnaturel. Le campement maoïste est également le logis de serpents venimeux, d’araignées à l’air inquiétant, de sangliers, et même d’ours. Une heure auparavant, les maoïstes avaient tué un énorme serpent en train de  dévorer un autre serpent. « La police ne s’aventure jamais ici », dit Tarakka, « ils savent bien qu’ils vont être massacrés ». « Tenez, d’ailleurs, vous avez vu cette petite gourde? C’est moi qui l’ai faite », ajouta-t-elle, tout en nettoyant son fusil avec un journal. « Il faut que ça fasse ‘clic’ pour que ça s’ouvre. »

 

Autour d’elle, s’affaire une section de guérilleros maoïstes, surtout des jeunes hommes et de jeunes filles, qui  accomplissent leurs tâche avec une précision chirurgicale. Les hommes s’occupent de la cuisine alors que les femmes vont, hachette à la main, couper du petit bois. L’eau est bouillie pour la rendre potable. Dans un coin, quelques guérilleros qui viennent de rentrer de patrouille de nuit n’ont pas été longs à s’endormir sur leur jhilli (petite couverture de plastique).

 

Quelques filles se font la lecture, d’autres se peignent les cheveux en écoutant de la musique Gondi sur un petit lecteur de  cassette. Sous une autre tente a lieu un cours de stratégie militaire. A un autre endroit du camp, une poignée de guérilleros de la troupe culturelle maoïste répètent une saynète. Mais quoiqu’ils fassent, le fusil est toujours près d’eux, toujours à  moins de deux coudées.

Lors des moussons, la vie devient très dure à cet endroit. Nous sommes arrivés au camp après quatre jours de marche dans la forêt dense, pataugeant dans les bayous gorgés d’eau. Où que porte notre regard, tout est d’un vert luxuriant et la pluie est ininterrompue, ce qui donne au paysage un air de Vietnam. Nous avons passé les nuits sous la tente ou dans des petites huttes isolées d’adivasi [populations tribales] aux alentours de quelque village. A plus sombre de la nuit, des soupirs; l’un  toussote, l’autre sort un tube de répulsif anti-moustique et se gratte, un troisième s’enmaillotte tout entier dans sa  couverture.

Une nuit avant notre arrivée au campement, nous avons fait halte dans une hutte adivasi avec l’escouade maoïste. Sous l’influence de l’alcool de feuille de mahua, ou peut-être malgré ce toxique, l’Adivasi fond en larmes tout en s’enfournant quelques bouchées de riz dans la gorge. « Pourquoi pleures-tu? » lui demande en langue Gondi le leader maoïste Samayya. « J’ai envie de pleurer » lui répond-il.

DANS LA JUNGLE

L’après-midi suivante, nous atteignîmes le campement maoïste. Il sera notre foyer pour les jours qui suivront, jusqu’à nouvel ordre. De ces ordres, il en arrive tous les jours, de partout. Soudain, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, une escouade de guérilleros armés peuvent surgir, et alors c’est le camarade Narmada, âgé de 48 ans, avec 30 ans de service dans ces jungles, qui prend poliment congé de nous pour recevoir des nouvelles ou des instructions. Les escouades maoïstes sont toujours en mouvement, et ils évoluent librement dans leur aire d’influence, sans crainte de tomber dans un piège policier. On nous dit que la dernière fois que la police est passée dans le village le plus proche du camp, c’était il y a deux ans.

A chaque fois que les maoïstes dressent un campement, c’est un spectacle pour les villageois du coin, et on tend le cou pour voir un bout. Ici aussi, quelques Adivasi se sont rassemblés à l’orée du campement. Mon amie Vanessa, une journaliste française en périple avec nous, essaie d’entamer une conversation dans son hindi rudimentaire, que Narmada traduit en gondi. Vanessa voudrait savoir s’il y a ici des écoles ou s’il y a un instituteur qui donne des cours. Narmada traduit la question. Suit un silence de quelques secondes. Puis Dolu, l’un d’entre eux, éclate de rire. d’un rire irrépressible. Lorsqu’il cesse de rire, il le fait brusquement, comme si sa gorge se serrait. « Guruji! » dit-il avec un air de mystère. « Guruji, il vient chaque année le 15 août Jhanda phehraate hein  [pour la cérémonie du drapeau] et voilà, c’est tout. Après, on ne le voit plus », dit-il, tout étonné qu’on lui ait posé la question à propos de l’instituteur en rapport avec l’école, comme si donner des cours était ce qu’un instituteur devait faire.

Une jeune femme portant un nourrisson sur sa poitrine passe et donne un coup de pied à un chien. Celui-ci s’enfuit tout en geignant, cherchant refuge entre deux maoïstes assis à-côté. Cette scène me fait me demander : y a -t-il une différence entre le traitement des chiens et celui des Adivasi par ici? Frappé par la femme, le chien a couru vers les maoïstes. Frappés de même par l’Etat, les Adivasi ont-ils le choix de faire autrement?

 
LA REBELLION TARAKKA

Des villageois âgés du disrict de Gaschiroli racontent leurs expériences. C’est dans ce district que les rebelles maoïstes ont pénétré en 1980. A cette époque, l’exploitation des Adivasi atteignait son sommet. Les gardes forestiers, les hommes d’affaire des villes et des entrepreneurs les ont expulsés de leurs forêts d’une façon toute administrative. des commerçants roublards ont introduit le sel dans leurs habitudes alimentaires pour finir par leur troquer un kilo de sel contre un kilo de fruits secs. Un activiste social qui travaille dans la région nous explique qu’un garde forestier avait réussi à extorquer 100.000 roupies en trois mois aux Adivasi vivant dans une pauvreté extrême, en échange du droit de rester dans la jungle et de ramasser du petit bois et d’autres ressources naturelles de la forêt. En collusion avec les entrepreneurs en bambou en en feuilles de tendu, ces gardes forestiers faisaient travailler sur les plantations les Adivasi pour une bouchée de pain. Pour couronner le tout, il y avait également de l’exploitation sexuelle des filles Adivasi.

C’est cette injustice qui a poussé Taraka à ne pas écouter les avertissements de ses parents et à rejoindre le village de Gadchiroli, où les maoïstes avaient établi un campement au début des années 1980. Au début, les villageois craignaient que les rebelles fussent une bande de dacoïts [bandits de grand chemin] et ils leurs avaient même laissé en gage leurs possessions. Mais personne ne s’en était emparé, et les rebelles se lièrent avec à un garçon du village et lui expliquèrent qui ils étaient et ce qu’ils voulaient. Le téléphone arabe put alors fonctionner.

Tarakka dit que les gardes forestiers avaient l’habitude de venir tous les ans dans sa maison pour prendre du riz et du sorgho. Elle se souvient qu’elle demandait à son père : « Pourquoi leur donnons-nous cela? » mais que celui-ci lui répondait simplement de se taire. Pour finir, elle s’échappa secrètement vers la rivière et rencontra un grand leader maoïste qu’elle appelle Shankar anna. Elle n’avait que 15 ans. En 1986, quelques années plus tard, elle devint révolutionnaire professionnelle. En 1993, elle mène sa première action militaire, l’attaque, par son escouade, d’une gendarmerie. La dernière action à laquelle elle ait participé eut lieu en 2008, lorsque le campement fut pris sous le feu de la police.
Mais son nom apparaît en grosses lettres en octobre 2009 dans les rapports concernant l’attaque de policiers dans la zone de Gadchiroli Laheri, lors de laquelle 17 policiers ont perdu la vie. Un article d’un journal à grand tirage la nomme explicitement comme dirigeante de l’attaque, en la qualifiant de « femme fameuse non seulement pour son engagement dans les rangs naxalites, mais aussi pour sa grande beauté. » Lorsque nous évoquons cet article, elle sourit avec un ravissement presque enfantin. « Non, je n’étais pas dans le groupe qui a attaqué les policiers à Laheri », dit-elle, tripotant sa mitraillette.

Alors que Tarakka n’a pas de gêne à évoquer les raison de son engagement dans les rangs maoïstes, la plupart des jeunes guérilleros s’éloignent timidement lorsqu’on leur pose ces questions, prétextant souvent des problèmes de langage. Même lorsque des dirigeants aident à la traduction du gondi vers l’hindi ou l’anglais, ils ne sont pas bien bavards, surtout les filles. Il est futile de leur demander pourquoi ils sont arrivés là, comme il est futile de demander aux adivasi leurs revendications en terme d’amélioration de la vie. Les plus jeunes n’ont pas de réponse précise sur ce qui les a amené à rejoindre la rébellion naxalite.

Après quelques années d’éducation politique prise en charge par des cadres, ils parleront de « lutte des classes » ou de « soulèvement paysan », ou ils lèveront le poings dans un « salut rouge » plein de défi, mais il s’agit surtout de l’attrait du treillis de combat. Leur est offert le sens de l’appartenance à un groupe, la définition de ce qu’ils sont, et un but dans la vie.

 
LA RECHERCHE DE L’IDENTITE

Pour ce qui est de l’amélioration de la vie, j’ai fini par me rendre compte, après avoir fait pendant des années et des années des visites dans la jungle, que les Adivasi n’avaient en général aucun point de référence pour se représenter une telle aspiration. Laissés ainsi en plan par le reste de l’Inde, la simple survie est leur préoccupation majeure. Deux personnes sont mortes de diarrhée une semaine avant mon arrivée dans le village le plus proche du campement maoïste. Les villageois font pousser du riz, mais faute d’une agronomie adéquate, il arrive que des maladies terrassent les récoltes. Pour éviter ce genre de catastrophe, les Adivasis font appel à un vadde – un guérisseur – pour faire les prières et offrandes qui s’imposent. Le riz qu’ils cultivent ne suffit pas à les nourrir. Leur régime de base est un brouet de riz. L’échoppe la plus proche qui vend des rations de riz est à 20 kilomètres, mais « le temps que nous soyons mis au courant que des sacs de riz sont arrivés, il n’y en déjà plus », dit un villageois. Beaucoup d’entre eux sont partis travailler en ville, à Bombay et à Pune.

Les villageois sont en rapport avec les maoïstes. En l’absence d’Etat, c’est auprès des guérilleros qu’ils vont chercher de l’aide pour les petites choses. Les villageois vont souvent dîner avec eux au campement. L’équipe médicale maoïste leur distribue des médicaments, y compris des traitements anti-malaria et anti-venin. C’est donc sans surprise qu’on en voit rejoindre les maoïstes, comme par exemple Suresh, 14 ans, qui fait désormais partie de Chetna Natya Manch, la troupe culturelle du Parti Communiste d’Inde (maoïste). « Nous l’avons dissuadé de nous rejoindre, à cause de son jeune âge, dit Raju, son chef d’équipe, mais il nous a suivi pendant des semaines. »

Suresh allait à l’école dirigée par le Ministère des Affaires Tribales. « Mais là-bas, la nourriture était mauvaise et parfois on n’en avait pas, donc je me suis enfui », dit-il. Suresh est revenu au village après quelques mois. Depuis, il voyage avec la troupe de théâtre d’un village à l’autre. Sa mère est venue au campement pour le voir. « Je lui ai demandé de revenir, dit-elle, mais il refuse. »

La cause maoïste donne à Suresh un sens de l’identité. Le travail et les armes de ses camarades lui donnent un but dans la vie. C’est ce sens de l’identité qui empêche un autre jeune garçon de retirer sa casquette. Elle est vert-olive, avec une étoile rouge cousue sur le devant, il a griffonné dessus le nom que le parti lui a donné : Viju. « Certains camarades qui le connaissaient sous son ancien nom continuaient de l’appeler ainsi, mais il en prenait ombrage » dit un autre guérillero. C’est pour cela qu’il a écrit ‘Viju’ sur sa casquette.

Au camp, Viju s’est endormi. Narmada, qui est la chef politique de la division de Gadchiroli, regarde affectueusement Viju et demande à son garde du corps de le couvrir d’une couverture pour qu’il ne prenne pas froid. « Passer du sari aux treillis militaires, comme les hommes, a été un combat de longue haleine pour nous les camarades femmes », dit-elle. Dans sa chemise à carreaux et son pantalon large, les cheveux coupés courts, peu de choses distinguent Narmada du reste de sa section. Elle est revenue au camp depuis 5 ans, après avoir traversé des marais insalubres, qui lui ont donné des allergies sur tout le corps.

Narmada vient de l’Andhra Pradesh et a rejoint le mouvement maoïste depuis ses 18 ans. « Mon père était un communiste, et à cette époque, être communiste voulait dire être un paria. Mon père parlait des Naxals en disant qu’ils avaient brisé les fers de l’attachement à la vie de famille », dit-elle. C’est à ce moment qu’elle a décidé de rejoindre les Naxals. Aujourd’hui, elle contribue à l’élaboration de la ligne politique concernant les cadres féminins du mouvement. Dans le campement, elle avale des cachets en silence, tout en participant à la rédaction et à la discussion de la stratégie militaire avec le commandant Eiatu, le chef militaire de la division de Gadchiroli.

Lorsque le sifflet retentit, tous deux prennent leurs plats métalliques et vont recevoir leur plat à la cuisine, principalement du riz et des lentilles. Quand des hôtes arrivent (dans le cas présent, nous-mêmes), il peut y avoir des oeufs ou un poulet occasionnel, cuit sans rien laisser, même les viscères.

Le garde du corps de Narmada est une jeune fille, Sunita, dont les cheveux coupés ras lui donne un air de militante des LTTE [Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul]. Elle ne sourit presque jamais, et même lorsqu’elle mange, son AK-47 repose sur ses genoux. En revanche, son amie Rummy, qui aime à chanter des chants révolutionnaires en l’hommage de camarades tombés, sourit facilement. Toutes savent lire et écrire, et remonter une mitraillette en quelques secondes. Pendant les patrouilles, elles se meuvent furtivement et ont une réputation de féroces guerrières pendant les attaques.

Le Parti Communiste d’Inde (maoïste) a une ligne politique ouverte concernant les relations de couple. Un homme et une femme peuvent se marier s’il y a consentement mutuel. Nous avons entendu ce récit maoïste narrant l’histoire d’une escouade prise soudain sous le feu de l’ennemi, un époux et son épouse s’en détachèrent pour faire front ensemble contre la police, prêts à sacrifier ensemble leurs vies pour ouvrir aux autres le chemin du repli. Une autre fille, Surekha, nous montre son équipement, qui comprend une grenade à main. Nous lui demandons si elle a déjà participé à un engagement. Elle ne répond rien. Plus tard, un chef maoïste nous confirmera qu’elle a bel et bien participé à des actions, et des plus dangereuses.

 
LA GUERRE


Un frère du commandant Eiatu, un grand leader, a été paraît-il, tué dans un traquenard avec sa partenaire en 2008, un autre des ses frères est lui aussi commandant maoïste. La partenaire d’Eiatu travaille avec le médecin de la brigade maoïste. « Nous nous voyons parfois », dit-il.

Plus tard dans la nuit, Eiatu nous propose de jeter un oeil sur le planning militaire de l’attaque qu’il avait dirigée à Laheri. « Juste avant les élections parlementaires, la police avait semé la terreur de village en village pour forcer le peuple à la soumission », dit-il. « Un jour, un peloton maoïste a reçu un renseignement, selon lequel une équipe de commandos policiers, dirigés par leur leader Rama, approchait de la zone. Pendant deux jours, les guérilleros les ont suivis, sans presque s’arrêter pour manger. Pour finir, les hostilités ont démarré à Laheri, dans le canton de Bhamragarh, à seulement 700 mètres du poste de police de Laheri. 42 policiers et 18 guérilleros maoïstes (dont certains étaient arrivés sur place avant les autres, épuisés) se sont trouvés pris dans une fusillade acharnée. Les policiers avaient beaucoup de munitions », nous dit Eiatu, « mais ils tiraient de façon indiscriminée, des milliers de volées, alors que nous, bien que pauvrement équipés, visions des cibles bien précises. »

« Les policiers, dit Eiatu, hurlaient aux guérilleros qu’ils allaient se faire ratiboiser avec l’arrivée des renforts, mais les guérilleros ont tenu leurs positions et ont fait monter les enchères. Pendant les 30 premières minutes, personne n’a été blessé, ni d’un côté ni de l’autre. Puis, dans les 10 minutes qui suivirent, six policiers furent tués. Puis, nous dit-il, la plupart des policiers ont fui, y compris leur leader. Huit policiers avaient pris position à un autre endroit, on leur demanda de se rendre, mais ils tirèrent en rafale contre nous, et tuèrent un de nos camarades expérimentés. Suite à cela, nos forces se déchaînèrent et exécutèrent les huit policiers et trois autres qui étaient restés cachés. En tout, 19 armes furent saisis lors de cet affrontement. »

 
Ceci explique la quantité faramineuse d’équipements modernes que j’ai pu voir dans la section. Lors de cinq engagements majeurs ayant eu lieu dans les 18 derniers mois, les maoïstes ont pu capturer 77 armes de guerre, principalement des AK-47 et des fusils-mitrailleurs Insas, des mains des forces de sécurité dans le seul district de Gadchiroli.

Voici venu le messager. Tous le monde regarde vers le ciel, la mousson redouble. Nous ne pouvons pas avancer plus loin, il semble que toutes les rivières sont en crue. (Plus tard, nous apprenons que le grand leader maoïste Ganesh Uike vient de mourir de la malaria et n’a pas pu être transporté dans un hôpital à Bastar à cause des crues). La mousson est trop forte pour que nous puissions nous embarquer sur le chemin du retour. Les routes sont coupées. Nous échouons dans un petit village pendant trois jours. Le dernier jour, nous prenons notre courage à deux mains pour embarquer sur un frêle esquif et traverser une rivière en furie.

La dernière nuit dans la jungle, un écrivain qui était avec nous et qui avait laissé derrière lui sa mère souffrante, se réveille soudain et crie : « Mère, j’arrive! » Je raconte cela à Samyya et nous en sourions. « Oui, les mères peuvent te faire des choses pareilles » dit-il. « Ho », dit-il en hochant la tête. ‘Ho’ veut dire ‘oui’. Oui.

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