Comité de Soutien à la Révolution en Inde


Viols en Inde : une analyse de nos Camarades maoïstes by Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Publié sur http://www.vp-partisan.org/article956.html

 

Les femmes sont la moitié du ciel ! ni la peine de mort, ni la police, ni une session parlementaire extraordinaire ne viendront à bout du patriarcat : seule la transformation révolutionnaire de la société le renversera !

 

Il y a environ un mois qu’à New Delhi s’est produit le viol collectif d’une jeune femme de 23 ans dans un bus. Cet évènement, qui constitue une offense sans précédent, a spontanément révolté et mobilisé la population qui a marché jusqu’au Jantar Mantar pour exiger la punition des coupables. La colère contre le gouvernement a pris des proportions inédites si bien que l’Etat a dû fermer tous les métros menant à India Gate, détourner la circulation et déployer des milliers de policiers pour contrôler les manifestations populaires.
Même si les manifestants sont régulièrement soumis à la répression à coup de matraques, canons à eau etc., cette répression a échoué à les stopper dans l’expression de leur désaccord.
Cette agression a aussi ouvert le débat sur la sécurité pour les femmes et sur les lois contre la violence. Elle est bien sûr abominable et doit être condamnée, mais les faits nous amènent à poser plusieurs questions : est ce que le viol est le produit d’une culture de western ainsi que la droite le prétend ? Est-ce que la punition des violeurs par peine de mort va dissuader tous les violeurs d’agir ? Est-ce que les femmes seront davantage en sécurité dans une société sous haute surveillance, accroissement de la police et lois rigoureuses ? Ou bien encore, s’agit-il, comme les médias et le gouvernement voudraient nous le faire croire, d’un cas exceptionnel de viol brutal ?

 

Le viol de ND n’est pas une exception : deux mois plus tôt, en octobre 2012 , il y a eu des manifestations à Haryana parce que la moyenne de viols atteignait 60 par mois, donnant l’impression d’une subite détérioration de la situation des femmes. Quel choc et quelle consternation lorsque les leaders sont venus en masse de Sonia à Brinda et Haryana lorsque les incidents de Hissar et Jind ont été connus. Les medias ont aussi amplifié cela durant une semaine. Mais une observation plus rigoureuse des faits nous prouve que la situation n’a jamais été réellement meilleure. L’impact du viol de Haryana n’a rien d’exceptionnel et Haryana ne peut être brandi comme exceptionnel. Depuis 2006, à l’exception d’une année, la moyenne des viols à Haryana dépasse 50 par mois. Alors que à Haryana la moyenne des viols est de 6.11 elle est de 9.7 Madyah Pradesh et de 7.6 à Delhi ; ainsi Haryana arrive en 10ème position, MP en 4ème et D en 7ème.
Les Etats atteignant les plus hauts scores sont Mizoram, Tripura et Assam. Mais c es chiffres témoignent avant tout d’un meilleur recensement des cas de violence. Plus la société est patriarcale, plus grande est la stigmatisation des femmes violées, et moins les femmes oseront porter plainte. Ainsi, la plupart des viols ne sont-ils jamais déclarés et les Etats qui en déclarent un faible nombre doivent-ils être considérés à la lumière de cette réalité.

 

D’un autre côté, les classes dirigeantes exploitent ces faits pour s’armer davantage.
En effet on nous dit que nos lois ne sont pas suffisamment répressives et que c’est parce que la peine de mort n’est pas appliquée aux violeurs, que le viol atteint de telles proportions. Mais au-delà des réactions fortes et rhétoriques, si l’on y regarde de plus près, la peine de mort n’a eu d’incidence effective sur le taux de criminalité nulle part au monde. La peine capitale est une forme barbare de condamnation qui a été abolie dans nombre de pays et qui n’est maintenue que par les régimes les plus répressifs. Elle donne aux Etats la légitimité de tuer et est invariablement utilisée comme une tactique répressive pour réprimer les soulèvements populaires. Cette forme inhumaine de sanction n’a jamais réduit la criminalité dans aucun pays, mais au contraire a fortifié la violence et accru le pouvoir répressif des classes dominantes. En Inde également il existe des mobilisations de courants progressistes démocratiques pour abolir la peine de mort, mais la droite et les classes dominantes défendent son application.
Ainsi Sushma Swarai peut-il défendre la candidature de Modi- responsable et organisateur de centaines de viols de femmes musulmanes à Gujarat, au poste de Premier Ministre, et d’une même voix demander une session extraordinaire du Parlement pour la condamnation à mort des violeurs. Les brigades facistes qui accomplissent impunément des carnages, massacres, pogroms, viols, attentats, sont les meilleurs avocats de la peine de mort. Défenseurs de la peine de mort, de la castration des violeurs, de leur lapidation publique, de toutes formes de punitions féodales qui rendent la société plus répressive et fortifient le patriarcat.

 

Un autre argument qui a été défendu non seulement par la droite mais aussi par des forces qui se disent progressistes, consiste à demander un accroissement des forces de police et de sécurité afin de diminuer le nombre de viols. La question de la sécurité des femmes est en soi un problème, mais l’assurer ne signifie pas s’affronter au patriarcat. De plus, l’argument d’assurer la sécurité des femmes en accroissant les forces de police et de sécurité s’écroule lorsque l’on constate la forte participation de ces dernières aux viols, crimes, actes de violence sexuelle dans le pays. Les milliers de viols au Cashemire, Nord-Est, et plus récemment dans les Etats de Jharkhand, Chhattisgat, Odisha Bengal Maharashtra, nous démontrent amplement que le viol est utilisé comme arme de guerre par l’Etat indien. Les acteurs en sont des soldats de ce régime oppressif, et augmenter leur nombre ne contribuera en rien à la sécurité des femmes.
Les classes dominantes et le pouvoir blâment les victimes elles-mêmes, et s’efforcent de limiter la liberté et la mobilité des femmes sous prétexte de réduire le nombre de viols.
Les diverses réactions des partis parlementaires sur le problème reflètent leur mode de pensée féodal et patriarcal. Ainsi, alors que le chef du RSS, Mohan Bhagvat met en accusation la culture de l’Ouest comme responsable des viols, faisant écho au panchayats Khap qui dénonce également des habitudes alimentaires et un style de vie comme responsables des viols. Asaram Bapu l’auto-proclamé « homme du seigneur » va jusqu’à déclarer la victime du viol aussi responsable que le violeur lui-même, tant qu’elle n’a pas supplié pour être épargnée.
Des membres du Congrès à ceux du CPM, toute sorte de partis parlementaires présentent des remarques pathétiquement patriarcales sur les femmes, révélant leur profonde ignorance des questions de genre. Les condamnations et contre condamnations de ces partis parlementaires, indépendamment de ce qu’elles ont mis au premier plan des débats, constituent le fond patriarcal et féodal de la culture des classes dominantes.
Exiger une nouvelle loi plus rigoureuse de la part de ce même Parlement n’apporterait aucun changement à ce système enragé et patriarcal. La loi ne sert qu’à faire de la publicité dans le pays, de la justice à la police, alors qu’ils ont tous prouvé notoirement leurs positions oppressives à l’encontre des femmes. Les lois plus répressives sont vues comme la seule solution par les parlementaires qui n’ont aucun lien avec les luttes populaires. Toutes ces forces ? en dépit de leurs différences proclamées, sont unies dans la défense du statu quo , dans l’obstruction au surgissement de tout réel changement.

 

Le patriarcat est une violence structurelle contre les femmes. Au cours des siècles il a exercé des formes différentes d’oppression et imaginé de nouvelles facettes pour assujettir les femmes. La violence inhérente au patriarcat se manifeste sous sa forme la plus brutale à travers l’exemple du viol collectif de Delhi, mais elle est également présente dans le harcèlement quotidien des femmes. Le patriarcat crée les questions de « moralité »honneur « religiosité » devoir religieux et de caste ; il présente le masque de l’accès au pouvoir et de la liberté en imposant en fait aux femmes de conformer leur corps aux normes du marché impérialiste. Il tente de contrôler leurs révoltes en utilisant les armes de la répression d’Etat dont les femmes sont les principales cibles. En tout, il assujettit les femmes, fragilise leur personnalité, restreint leur indépendance afin de l’éliminer, et de les éloigner de leur libération.

 

Le patriarcat et la violence sexuelle n’agissent pas indépendamment l’un de l’autre, mais se nourrissent des intérêts féodaux, communautaires et impérialistes. Voilà pourquoi certains actes de violence contre les femmes suscitent des protestations de masse alors que d’autres sont tus. D’où le fait que les femmes font les frais de la violence des classes dominantes et doivent combattre y compris pour obtenir le divorce ! Les médias ont passé sous silence des faits comme le viol collectif de 55 femmes à Kunan Poshpora en 1991, le viol et l’assassinat d »Asiya et Nilofer en 2008 au Cashemir par l’armée indienne, ou le viol et l’assassinat de Manorama Devi à Manipur par les armes d’Assam. Les auteurs du génocide le plus brutal contre les musulmans de Gujarat, au cours duquel des centaines de femmes ont été violées et brûlées, les attaques d’une quantité innombrable de femmes dans les Etats du centre et de l’est de l’Inde par les forces de l’Etat et le fameux Salwa Judum, y compris l’évènement de Shonamukhi au cours duquel 20 femmes ont subi un viol collectif par les gangs CRPF et CPP, tous ces faits ont été honteusement un prétexte pour intervenir afin de réprimer les Maoïstes. C’est pour la même raison que des centaines de meurtres et viols méritant la peine de prison, sont, de façon criminelle, passés sous silence. Ainsi, chaque fois que les auteurs des crimes les plus haineux sont commis par des auteurs puissants dans le système, que ce soit des politiciens parlementaires, des forces de l’armée ou des agents paramilitaires, des personnes défendant le système des castes, non seulement ces actes demeurent impunis, mais parfois même sont récompensés !
Tout problème qui concerne les femmes ne concerne pas que les femmes.
Les femmes ont toujours combattu le patriarcat au cours de l’histoire. Le défi maintenant, c’est d’organiser cette lutte et de la relier aux autres luttes contre l’oppression. Aux luttes pour des salaires équitables pour les femmes, aux luttes des femmes travailleuses contre l’impérialisme. La lutte des femmes de Dalit pour la dignité est partie intégrante des luttes pour l’abolition du système des castes et du féodalisme. La lutte des femmes pour les droits de la terre renforce le combat contre le pillage des ressources naturelles du pays par les compagnies MNC, et l’opposition des femmes du Cashemire et du Nord- Est stimule leur lutte pour l’auto-détermination. Les revendications des femmes pour le droit de choisir leur éducation, carrière, vêtements, style de vie, compagnon de vie, à travers tout le pays est un souffle qui balaiera l’agenda Brahimine. C’est à travers de tels combats que les anciennes formes d’oppression féodale et patriarcale ainsi que les formes modernes de la domination masculine, sont remises en question, combattues, et finalement seront éliminées pour faire place à une société plus démocratique dans laquelle les femmes ne seront pas contraintes d’adapter leur comportement aux dictats masculins.
De même que toutes les autres formes de violence, le patriarcat ne peut être combattu qu’en allant jusqu’aux racines du système, certainement pas en demandant des lois plus répressives à ce même Etat qui commet sans cesse des viols en toute impunité à travers son exercice du pouvoir. La seule solution réside dans la lutte, non dans un recours à la peine de mort. Les campagnes de sensibilisation, les débats, les discussions afin d’obtenir un consensus ne touchent que ceux qui acceptent d’écouter. De toute façon, nous devons penser en termes de programme d’actions concrètes afin de remettre en cause les structures patriarcales. Le patriarcat est renforcé par les relations semi-féodales et semi-coloniales en place, et ne sera pas aboli par de simples propos aimables contre lui. Il n’y a pas de raccourci dans la lutte contre le patriarcat. La lutte pour la fin de l’oppression patriarcale et de toutes les oppressions ne peut être gagnée qu’en prenant le chemin d’une lutte sans compromis pour la transformation radicale de la société, le chemin de la révolution.

 

Democratic Studient’s Union (Syndicat Etudiant Démocratique), organisation étudiante révolutionnaire maoïste.
Traduction de l’OCML Voie Prolétarienne



Film indien sur le mouvement maoïste by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
23 novembre 2012, 12:23
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Publié sur Feu de Prairie

La guérilla communiste d’Inde a donné son avis sur le film Chakravyuh. Paramjeet, porte-parole du comité régional de Madhya, a déclaré: « Nous ne sommes pas des critiques de cinéma, mais vu que Chakravyuh parle de notre vie et de notre lutte, nous devons reconnaitre qu’il se surpasse tous les films faits depuis un bon moment sur le mouvement maoïste ». Même si les naxalites ont fait remarquer que certaines scènes étaient irréalistes (que ce soit simplement dans la façon de se saluer ou dans la manière dont sont traité les traitres supposés), ils lui ont donné, non sans humour, 4 étoiles.



Brochure : La Guerre Populaire en Inde by Comité de Soutien à la Révolution en Inde

http://drapeaurouge.over-blog.com/article-brochure-la-guerre-populaire-en-inde-112538382.html

 

La Guerre Populaire en Inde – recueil de textes sur le mouvement maoïste en Inde est une réédition de la même brochure publiée en 2010. Cette nouvelle édition contient de nouveaux textes relatifs à la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde à Hambourg le 24 novembre 2012.

 

A commander à drapeaurouge[at]yahoo.fr

 

http://www.archive-host.com/files/1819238/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/guerre_populaire_inde2.png

 

Introduction

Le Parti Communiste d’Inde (maoïste) a une longue histoire, pleine de haut et de bas, d’unité et de lutte, de victoires et défaites. C’est à la fin des années 60 que va s’affirmer la frange révolutionnaire du mouvement communiste indien. La révolte de Naxalbari en sera le premier signe. La répression sanglante qui suivit la «tempête de printemps » éparpillera le mouvement révolutionnaire. Puis, petit à petit, il se reconstituera.

Aujourd’hui, fruit de luttes acharnées -qu’elles soient idéologiques, armées ou de masse-, le PCI (maoïste) est à la pointe de la lutte révolutionnaire en Inde et est un des acteurs clés de la révolution prolétarienne mondiale. Déclaré illégal depuis la fin 2009 suite à la grande révolte de Lalgarh, le mouvement maoïste indien fait face à une guerre qui ne dit pas son nom : l’opération « Green Hunt ».

« Green Hunt » c’est l’Etat indien qui déclare la guerre à son propre peuple,c’est la manifestation la plus violente et la plus inhumaine de la contre-révolution. Cette opération ne tombe pas du ciel.

Depuis plus de 30 ans, les maoïstes indiens mènent la Guerre Populaire contre le système semi-colonial et semi-féodal de l’Inde. Aux côtés des paysans pauvres et sans terres, des Adivasis (populations tribales), des Dalits (« intouchables »), des femmes, des travailleurs, bref, aux côtés de tous et toutes les exploités et opprimés du pays, les maoïstes développent la lutte contre le système impérialiste. Mettant en place des Gouvernements Populaires, ils font en sorte que les masses populaires relèvent la tête et reprennent leurs affaires en main.

Et c’est justement ça qui leur est reproché : se placer du côté des plus démunis et employer tous les moyens légitimes pour construire une société nouvelle.

Parler de l’Inde et du mouvement révolutionnaire indien dans sa globalité nécessiterait une encyclopédie. Mais en guise d’introduction, nous publions cette brochure qui fournira des éléments de réflexion sur ce sujet brûlant.

Rappelons cette citation de Lénine, définition de l’internationalisme prolétarien, qu’il est de notre devoir d’appliquer : « Il n’y a qu’un et un seul internationalisme véritable : il consiste à travailler avec abnégation au développement du mouvement et de la lutte révolutionnaire dans son pays, à soutenir (par la propagande, la sympathie, l’aide matérielle) cette même lutte, cette même ligne, et elle seule, dans tous les pays sans exception. »

Enfin, nous dédions cette brochure à tous les combattants et combattantes de la révolution qui ont donné leur vie pour cette cause. Tout particulièrement, nous rendons hommage aux Camarades Azad et Kishenji, brutalement assassinés par l’Etat indien le 1er juillet 2010 et le 24 novembre 2011.

PC maoïste de France
2012



Contre l’occupation de Manipur par les forces armées indiennes by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
10 novembre 2012, 11:01
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Voici un message reçu par les Camarades du Parti Communiste maoïste, Manipur (voir carte ci-dessous).

Chers Camarades,

Le gouvernement indien a été surpris lorsqu’ils se sont aperçus que le Parti Communiste maoïste contrôlait certaines zones à Manipur. Les forces d’occupation réactionnaires de la Sécurité Indienne ont lancé une opération secrète contre les maoïstes dans les bastions maoïstes. Ils sont entrés dans les bastions maoïstes en tenues civiles et ont attaqués les habitants en cachant leur identité. Le Parti Communiste maoïste, Manipur, a condamné dans les médias locaux le 29 octobre 2012 l’attitude lâche des forces d’occupation réactionnaires indiennes pour leur entrée illégale dans les zones contrôlées par les maoïstes. A présent, le peuple de ces régions descendent dans la rue et commencent à protester contre les forces d’occupation indiennes. Notre révolution avance graduellement dans l’offensive politique ainsi qu’en terme d’offensive militaire.

Pour plus de détails, voir : http://www.ifp.co.in/nws-10353-amdwf-sit-in-protest/

Bien à vous Camarades,

Camarade Sharad,

Parti Communiste maoïste, Manipur

 



Les suites de la révolte des ouvriers de Maruti Suzuki en Inde by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
4 octobre 2012, 11:02
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http://lacausedupeuple.blogspot.fr/2012/10/les-suites-de-la-revolte-des-ouvriers.html

Les suites de la révolte des ouvriers de Maruti Suzuki en Inde

 

Nous avions publié cet article à propos de la révolte des ouvriers de Maruti Suzuki en Inde : http://lacausedupeuple.blogspot.fr/2012/08/manesar-new-dehli-lusine-suzuki-au-feu.html. Voici la suite de cette révolte (publié sur http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=5334):
Ils tuent leur patron et sont augmentés
20Minutes, 26. September 2012 15:43
Le constructeur automobile indien, Maruti Suzuki, a accordé une hausse de salaire de 75% aux ouvriers d’une usine qui fut le théâtre d’une violente émeute au cours de laquelle un cadre avait trouvé la mort.
Les salaires et indemnités moyens mensuels des ouvriers de l’usine de Manesar, dans le nord de l’Inde, seront augmentés de 18’000 roupies (environ 312 francs) au cours des trois prochaines années. Grâce à cette hausse, le personnel sera l’un des mieux payés du secteur industriel en Inde.
Une augmentation des indemnités, notamment de transport, aboutit à une hausse globale « de 75% », a souligné un porte-parole de Maruti, précisant qu’un ouvrier ayant un contrat à durée indéterminée sera payé aux alentours de 25’000 roupies.
Hausse de 6% en 2009
« Le pourcentage du coût de la main d’oeuvre sur les ventes totales va rester le même, de l’ordre de 2,4% à 2,5%. C’est dans notre business plan », a assuré cette source sous le couvert de l’anonymat.
Outre cette hausse salariale, les ouvriers vont bénéficier d’autres avantages, tels que des prêts sans intérêt et une revalorisation de leurs soins de santé pour eux et leur famille, a ajouté ce porte-parole.
Soixante-quinze pour cent de l’augmentation salariale seront versés à partir d’avril l’an prochain, puis 12,5% pendant les deux années suivantes.
Lors des précédentes négociations salariales en 2009, les ouvriers n’avaient obtenu qu’une hausse de 6%.
Un mort et 96 cadres avaient été blessés
Le 18 juillet, une violente émeute avait éclaté à la suite d’un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d’ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements.
Le directeur du personnel, après avoir eu les jambes brisées, n’avait pu s’enfuir de l’usine et son corps calciné avait été découvert le lendemain. 96 cadres avaient été blessés, dont plusieurs grièvement.
Le groupe, détenu à majorité par le japonais Suzuki, avait ensuite annoncé le licenciement d’au moins 500 ouvriers sur les 1500 permanents employés dans l’usine.

Inde : les ouvriers de Maruti Suzuki obtiennent une hausse record des salaires
RFI, jeudi 27 septembre 2012
Ils ont donc eu gain de cause. Le plus grand constructeur automobile indien, Maruti Suzuki, a accordé une hausse de salaire record à ses ouvriers. En juillet 2012, l’usine de Manesar, dans le nord de l’Inde avait été le théâtre d’une violente émeute entre cadres et ouvriers qui s’était soldée par la mort du directeur du personnel.
C’est une hausse considérable qui représentera -en moyenne- une augmentation de 50% au bout de trois ans pour la plupart des ouvriers. Maruti Suzuki, premier vendeur de voitures en Inde, a donc fait un effort supplémentaire par rapport à la dernière augmentation accordée en 2009 et qui était alors de 40% sur trois ans. Pour en prendre la mesure, il faut comparer ces chiffres à l’inflation qui est d’environ 7% par an en Inde. Au bout de l’opération, les ouvriers de Maruti Suzuki devraient tout de même être les mieux payés du secteur.
Les salariés de l’une des deux usines doivent encore donner leur accord et signer une convention pour en bénéficier, mais c’est en tout cas un geste évident d’apaisement de la part de la direction après cette série de grèves étalées sur 18 mois et dont la dernière a fini dans un bain de sang et paralysé la production pendant de longues semaines.
Cette générosité semble bien calculée. Même si trois des grèves de cette année auraient fait perdre 600 millions d’euros à Maruti Suzuki, l’augmentation salariale prévue ne devrait lui coûter que 1,5 millions d’euros.


Appel du PCI (maoïste) by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
20 septembre 2012, 7:55
Classé dans : Actualités d'Inde, PCI (maoïste) | Tags: , ,

Appel du  CC, du PCI (maoïste) aux militants des partis, au commandement militaire  et aux masses révolutionnaires fin qu’ils observent, entre le 28 Juillet et le  3 Août, 2012, dans un esprit révolutionnaire la Semaine d’Hommage aux Martyrs».

Chers camarades,

Alors qu’ils travaillaient avec la plus  totale abnégation  au succès de la nouvelle révolution démocratique en Inde au moyen de la guerre populaire prolongée, selon la voie établie par  les fondateurs de notre Parti, deux grands dirigeants et martyrs : les camarades Charu Mazumdar et Kanhai Chatterji, et plus de 50 filles et  fils du prolétariat et d’ autres encore issus de la population ont sacrifié leur très  précieuse vie afin d’instaurer le socialisme et le communisme . Beaucoup d’entre eux ont perdu la vie dans des traquenards montés par les forces armées gouvernementales. Notre Comité Central du Parti rend un humble hommage révolutionnaire à tous nos martyrs bien-aimés et consacre une fois de plus tous ses efforts à la mise en œuvre de leurs objectifs. Il appelle le Parti, le PLGA, les comités révolutionnaires populaires (RPC), les organisations de masse et les masses révolutionnaires à observer dans un esprit révolutionnaire entre le 28 juillet et le 3 août 2012 la  Semaine de Commémoration des Martyrs en mémoire de nos chers martyrs. Nous rendons hommage à  leurs sacrifices et nous renouvelons notre  engagement à remplir leurs objectifs. Nous observons ces journées commémoratives révolutionnaires pour rendre hommage aux martyrs en gardant leur mémoire dans nos cœurs, en nous engageant à réaliser leurs rêves et à aller de l’avant  pour remplir nos objectifs en en nous inspirant de leur courage. Aujourd’hui, nous sommes submergés par une infinie tristesse et nous sommes tout à la fois remplis  d’enthousiasme et conscients de nos énormes responsabilités.  Malgré notre chagrin, il nous faut surmonter   toutes sortes de difficultés et obstacles conçus par les classes ennemies pour nous empêcher d’observer cette  «  Semaine Commémorative des Martyrs ». Nous devons saisir cette  occasion révolutionnaire pour nous imprégner  de leur exemple exaltant et  renouveler notre engagement à faire avancer leurs nobles objectifs. Tenons haut-levé  le drapeau rouge que nous ont transmis ces vaillants combattants qui ont sacrifié leur vie au combat et braquons nos armes sur l’ennemi dans la guerre populaire ; allons de l’avant avec une très grande détermination!

Les classes dominantes indiennes les plus réactionnaires, avec l’appui, le soutien sous toutes formes et sous la direction  des impérialistes, en particulier les impérialistes américains sont en train de conduire dans  tout le pays, et sur plusieurs fronts, l’opération Green Hunt, opération qui se fait de plus en plus atroce et qui, dans sa deuxième phase, renforce encore son oppression sur les masses. Nos chers  martyrs ont courageusement sacrifié leur vie dans ce combat. La majorité d’entre eux ont perdu la vie en défendant les acquis de la Guerre Populaire, le peuple, le Parti  et l’Armée Populaire, en défendant et en étendant les nouvelles conquêtes et en soutenant de nouveaux organes du pouvoir démocratiques dans les zones de guérilla et les bases de guérilla. Ils se sont battus vaillamment contre  l’ennemi et ont sacrifié leur vie ajoutant ainsi de nouveaux chapitres sur le sacrifice à l’histoire de la guerre populaire. Certains camarades ont péri dans des accidents et pour cause de maladie et ils sont  tombés principalement en raison du manque d’installations médicales  lors de la répression ennemie. Certains sont morts sous  la torture aux mains de l’ennemi et dans les prisons. Quelle qu’ait pu être la manière dont ils sont morts, leurs aspirations, leur pratique désintéressée et les sacrifices de tous ces martyrs visent à libérer le peuple de notre pays et les masses opprimées dans le monde de toute ‘exploitation et oppression. C’est pourquoi leur martyre s’élève  plus haut que l’Himalaya et nous ne devons pas l’oublier.

Cette année en particulier, avec cette Semaine Commémorative des Martyrs,  nous éprouvons un chagrin particulièrement  insupportable chagrin pour la perte d’un  grand martyr dont l’exemple doit nous inspirer. Le leader de la Révolution indienne et plus  généralement de la Guerre Populaire, membre du Politburo et chef bien-aimé des masses opprimées, le camarade Mallojula alias Rao Kishenji Koteswara a péri  dans un guet-apens  le 24 Novembre 2011. Il a été  pris dans un guet-apens  tendu par  le  gouvernement central et celui de l’État du Bengale ainsi que par les agences centrales de renseignement. Cet abject  assassinat a été commis par Sonia-Manmohan-Chidambaram ­ Pranab Mukherjee-Jairam Ramesh membre de la clique fasciste de la classe dirigeante en connivence avec le ministre en chef du Bengale Occidental Banerji Mamta : c’est  une  perte immense pour le mouvement révolutionnaire indien.

Le Camarade Koteswarlu est né dans une famille de classe moyenne en 1954 dans la ville du district de Peddapally Karimnagar,  Andhra Pradesh. Tout au long des 38 ans de sa vie de révolutionnaire, il est passé d’organisateur à membre du Politburo et s’est acquis une place permanente dans le cœur des masses en tant que  leader très populaire. Il a conduit ​​ses activités révolutionnaires dans l’état d’Andhra Pradesh, de Dandakaranya, du Bengale et d’autres États de l’Inde du nord. En tant que membre important des commissions supérieures (au niveau de l’état et au niveau central), celles qui assument des décisions cruciales susceptibles de transformer le mouvement et  de le faire avancer, il a pris d’importantes responsabilités et a joué un grand rôle, un rôle créatif  avec un engagement révolutionnaire total. Il a joué un rôle notable en s’élevant fermement  contre la ligne du Parti et il a participé à la lutte  de deux lignes dans le Parti contre l’opportunisme qui y avait  relevé la tête ; il a joué un rôle important dans le renforcement du Parti en impulsant  l’éducation idéologique et politique à travers le marxisme-léninisme-maoïsme. Il a joué un rôle exceptionnel dans la transformation du Nord Telangana et du Dandakaranya en zones de guérilla avec l’objectif d’y construire des bases d’appui. Son rôle a été très important dans la construction de l’Armée Populaire de PLGA, dans l’extension et le développement du mouvement révolutionnaire dans le Nord et Est de l’Inde, dans a construction du nouveau pouvoir démocratique qui a émergé sous une forme embryonnaire et qui se développe, dans le renforcement du Parti en unissant les forces révolutionnaires, dans le maintien de relations de solidarité avec les  organisations révolutionnaires étrangères et du déclenchement du torrent de la rébellion du peuple de Lalgarh. En tant que chef du Parti, il a travaillé jour et nuit au déploiement de la guerre populaire dans tous les domaines où  il a exercé. Il a accordé une attention particulière à la propagande révolutionnaire et à la publication de la littérature et des magazines  révolutionnaires et a encouragé les peuples indiens à s’engager dans la pratique révolutionnaire en leur donnant une politique révolutionnaire. Il a consacré sa plume à la libération des masses opprimées et écrit des articles, des poèmes et des traductions. Cet assassinat a soulevé contre les classes dirigeantes indiennes une condamnation sans réserve au sein  des masses révolutionnaires, des partis, des intellectuels, de différents secteurs de la population, au niveau de notre  pays  et dans le monde. Elles lui   rendu un hommage digne d’un grand leader. La haine que vouent notre parti, le PLGA et les masses révolutionnaires aux classes dirigeantes qui ont assassiné notre chef bien-aimé, l’ont  torturé de la manière la plus inhumaine et cruelle  a redoublé. Bien que sa perte pour le mouvement révolutionnaire indien soit irréparable, le mouvement, le Parti et le PLGA qui  s’est renforcé grâce au sacrifice de nos milliers de martyrs, dont celui du camarade Kishenji, les expériences d’une valeur inestimable qu’ils ont transmises et les idéaux qu’ils ont promus donnent la certitude que de nombreux autres dirigeants de la stature du  camarade Kishenji ne manqueront pas d’éclore. Brandissons très haut les idéaux et les valeurs que le camarade Kishenji a montrés dans sa vie, au cours de sa longue pratique révolutionnaire et même dans la mort. Faisons-en notre pratique révolutionnaire  à chaque étape et allons de l’avant.

L’année dernière, nous avons perdu deux leaders au niveau national, un au DK et un à NT,  et un camarade du Comité Régional à  Asom. Le camarade Harak (Srikanth) membre du Comité spécial de zone (DKSZC) de Dandakarany (Srikanth) est décédé à l’âge de 48 ans le 26 Février, 2012 en raison d’une grave maladie cardiaque. Le camarade Gundeti Sankar (Seshanna) du SZC Nord Telangana est décédé d’une mort prématurée à l’âge de 47 ans en raison de morsure de serpent le 18 Mars 2012. Le camarade Srikanth a travaillé au sein du parti Drapeau rouge et, plus tard rejoint notre parti en 1993. Il a travaillé dans les zones urbaines et la plaine du Chhattisgarh parmi les travailleurs, les jeunes et les étudiants, et aussi dans le domaine culturel. Il a travaillé dans la division Gadchiroli de DK depuis 1998 et a été élu dans le DKSZC en 2005. Il a dirigé le mouvement de la division Gadchiroli jusqu’à la fin et est devenu le chef bien-aimé de la population locale. Bien qu’affligé d’une grave maladie cardiaque, il était toujours souriant et répandait la joie partout ; il su a gagner l’amour des cadres. Il était  membre du conseil éditorial de la revue Prabhat  (organe politique de la zone du DK) et a travaillé  aux magazines et à la propagande. La mort prématurée du camarade Seshanna à cause d’une morsure de serpent alors qu’il travaillait sans relâche à faire revivre le mouvement du Nord Telangana est une perte irrémédiable pour le Parti et en particulier pour le mouvement NT. Seshanna avait une expérience de trente ans dans le mouvement; au départ membre d’escouade il est devenu  chef au niveau de l’État. C’était un combattant courageux qui n’a jamais abandonné le peuple,  même pendant plusieurs sévères campagnes de répression de l’ennemi. Il a écrit de nombreux textes littéraires en particulier sur nos héros tombés au combat. Il a travaillé dans les domaines politique, militaire et de la propagande et a dirigé les cadres et le personnel. Bien que ce soit une perte grave pour le mouvement NT, il a été prouvé dans l’histoire que cette terre de luttes donnerait naissance à de nombreux autres dirigeants de la trempe de  Seshanna.

Près de 30 camarades sont tombés en héros dans la zone spéciale de Chhattisgarh Bihar-Jharkhand-Nord au cours de combats contre  les forces ennemies. Certains camarades ont péri aux mains de bandes contre-révolutionnaires armées comme PLFI et  Jharkhand Mukti Parishad. Comme dans d’autres aires de mouvement révolutionnaire, dans cette Zone  Spécial aussi, les classes dominantes indiennes sont en train d’intensifier leur offensive militaire comme jamais auparavant ; elles sont également en train de  mettre en œuvre quelques réformes et mener  la guerre psychologique, intensifiant ainsi leur effort pour ouvrir la voie au pillage des ressources minérales immenses, ressources forestières, hydroliques et agraires. Le très  réactionnaire "Plan d’action Saranda» en fait également partie. Les Adivasi et d’autres masses opprimées révolutionnaires vont de l’avant sur  la voie révolutionnaire, sous la direction du parti et du PLGA en combattant vaillamment contre de telles politiques répressives du gouvernement. Tous les camarades qui sont tombés en héros au combat au BJ comme les camarades Yogendra Oraon, Pancham Paswan, Gulach Munda, Bhagabat Marandi, Sri Krishna Mahato, Tapeswar Ganju, Anil Ram etc ont donné leur vie dans des combats contre l’ennemi, pour préserver  les richesses naturelles qui de droit n’appartenaient  qu’aux populations locales et ceci  tout en défendant le pouvoir politique  de la population locale.

La répression s’est intensifiée au Bengale, dans les Etats d’ Odisha et du Nord-Est  qui relèvent du Bureau régional de notre Parti. Outre l’assassinat du camarade Kishenji au Bengale, trois autres camarades ont été tués au cours d’embuscades dans le Lalgarh. En Asom où la propagation mouvement révolutionnaire s’est étendu et se renforce, l’armée, les paramilitaires et la police ont  monté  une embuscade  en mai 2012 et tué quatre de nos camarades de sang-froid. P. Chidambaram, qui hurlait  son hostilité  contre  l’expansion du mouvement maoïste à Asom et ses frontières, a pu enfin étancher sa soif de sang avec ce traquenard. Un des camarades tombés est le camarade dirigeant du comité d’Asom le camarade Siddharth Burgohain. Les trois autres camarades étaient les Camarades Rajiv Gogoi, Arup Chetia et Kamla Gogoi. Auparavant, le camarade Commandant Pavel, un a été tué à Asom au cours d’une opération militaire. Ces pertes sont sévères pour nous en raison de l’importance stratégique des mouvements des nationalités opprimées et du mouvement révolutionnaire du Nord-Est, non seulement pour le mouvement révolutionnaire indien, mais aussi pour l’Asie du Sud. Cependant, il ne fait aucun doute que des dirigeants de plus en plus nombreux ne manqueront pas d’émerger parmi la population du Nord-Est qui se mobilise de plus en plus largement sur ses problèmes quotidiens, contre les grands barrages et les expulsions de population dans le cadre de leurs aspirations à la libération nationale. Dans   la zone du  Comité d’organisation d’Etat, le camarade Mitu (ACM) est tombé en martyr lors d’une opération contre la police en Janvier 2012. Le camarade Ungal de la Compagnie centrale régionale a été tué lors de  l’explosion accidentelle d’une mine le 4 Janvier 2012 et le camarade Ravi est mort de maladie en Décembre 2011, lorsque cette Compagnie s’est rendue à Odisha pour y conduire des actions militaires.

Au Dandakaranya, Kangerghati  le camarade commandant LGS Mahesh  est mort en héros lors d’une embuscade menée sur les forces ennemies le 11 Octobre, 2011 à proximité de Netanar. Le 16 Août 2011, les camarades Badru, Gopi, Akash et Ramsai ont vaillamment résisté aux forces de police qui les encerclaient et sont tombés en héros après avoir abattu un  jawan STF. La police a déchaîné une pluie de grenades et incendié la maison qui les abritait.

Les Camarades Paklu et Mangli sont tombés au cours de la lutte héroïque qui les opposait aux forces ennemies lors d’une action menée par le PLGA près de Bhejji le 26 Mars 2012. Le commandant de l’équipe d’intervention du  Bastar Occidental  le  camarade Pramod a été tué par un garde du corps, alors qu’il essayait d’exterminer l’ennemi du peuple Rajkumar Tamo.

Le Camarade Mangu Paddam (Sukku),  membre du DVC travaillait à l’’expansion du mouvement révolutionnaire dans le centre de l’Inde dans le cadre de la zone frontière d’Etat de  Chhattisgarh-Odisha est tombé en héros en luttant contre les forces ennemies dans le district de Raigarh (Chhattisgarh) le 27 Janvier 2012. Il a travaillé dans le Bastar du Nord, domaine du DK et du PLGA pendant une longue période et dans la zone d’extension depuis la mi-2010. C’est une grande perte pour le mouvement de la zone d’extension.

Dans le Nord Telangana, les camarades Sukkal (ACM) et Somal (milice) ont été tués dans un guet-apens à Charla dans le district de Khammam Le camarade Sutari Papa Rao ( commandant LGS) a été tué dans une opération militaire à Sayannapalli dans le district de Khammam.

Nous avons perdu de précieuses camarades femmes il y a un an. La Camarade Swaroopa (Sunita) qui a servi dans le domaine technique dans le cadre du comité AP Etat et le CC depuis 28 ans et comme tailleur dans le  DK ses dernières années est décédée d’un cancer du sein en Mars 2012. Militante discrète et désintéressée elle a servi le peuple, elle a veillé sur  la direction au  plus haut niveau du Parti comme sur la pupille de ses yeux pendant son long mandat dans le domaine technique. Dans l’ensemble de sa vie révolutionnaire  elle a dû affronter plusieurs problèmes comme la maladie, la perte de ses partenaires de vie, le patriarcat, etc. la solitude, mais elle les a surmontés avec l’exemple  des martyrs et dans l’esprit bolchevique de l’idéal choisi. Le 20 Août 2011, la camarade Ramko Hichami (Ranita) a été encerclée par les forces ennemies dans le village de Makadchuvva dans le DK de Gadchiroli. Mais elle n’a pas fléchi une seconde et avec vaillance et grande bravoure elle a liquidé  trois commandos CoBRA/C-60 et  a encore blessé quatre jawans avec son fusil .303 et elle est morte héroïquement. Tout un bataillon des forces armées, des milliers de balles, des dizaines de grenades et des obus de mortier ont été déployés contre elle, mais avec une grande détermination, elle a fait face à tout cela et a stoppé les forces ennemies dans leurs traques pendant des heures entières et leur a infligé de lourdes pertes. La  Camarade  Ranita est la Présidente de la Région Chadgaon Janatana Sarkar, un combattant courageux et la fille bien-aimée des masses opprimées qui ont inscrit son nom en  lettres rouges au  chapitre glorieux de l’histoire de la guerre populaire et l’émergence de la société de nouvelle démocratie. Le 31-5-2012, les  Camarades Sameera, Ameela et Aruna sont tombées au cours d’un affrontement avec  les forces ennemies dans la division de Mainpur appartenant au mouvement frontalier Chhattisgarh-Odisha. La Camarade Sameera est née dans le  district de Nalgonda de l’AP. Elle a travaillé dans le peloton de protection du Comité d’Etat de l’AP. Elle était une combattante courageuse  qui a défendu la direction de l’État en au risque de sa vie. Elle est entrée dans le mouvement du DK en 2009 et a travaillé dans le mouvement des femmes du Bastar Oriental. Plus tard, elle a travaillé dans la zone de Gobra LOS dans la division  Mainpur et au secrétariat de l’AC et elle y a gagné une place dans le cœur des masses opprimées en tant que leur leader bien-aimé. La Camarade Aruna est née dans le DK et y a pris ses leçons de révolution. Elle est un vétéran ACM qui a gagné la confiance du Parti et de la population du Mainpur. La Camarade Ameela était une grande artiste culturelle, même alors qu’elle était dans le DK et a tenu toutes ses promesses en tant que membre  actif de l’ACM. La Division du Mainpur qui joue un rôle crucial dans l’expansion du mouvement révolutionnaire dans le centre de l’Inde a subi une perte irréparable avec sa mort. Ces fidèles et bien-aimées combattantes du Parti ne mourront jamais dans notre mémoire. Elles seront inscrites en lettres rouges dans le grand au livre des martyrs. La Camarade Sombari de la division Darba  est morte tragiquement de  brûlures subies dans une action militaire. Cette  jeune combattante a reçu un  hommage vibrant de la population et de ses collègues combattants du PLGA.

Le Camarade BSA Satyanarayana était un dirigeante du mouvement ouvrier, rédacteur en chef du magazine des travailleurs : «  Sramajeevi »,  il était l’avocat du peuple et un dirigeant qui travaillait sans relâche à la libération des prisonniers politiques. Il a rendu son dernier soupir le 22 Juin 2012. Au cours de ses près de quarante années de pratique révolutionnaire, les services qu’il a rendus pour promouvoir  les droits des travailleurs, les droits civils et les droits des prisonniers politiques sont inestimables et représentent un idéal à suivre par tous ceux qui se tiennent aux côtés des peuples opprimés. Notre CC rend un hommage sincère et révolutionnaire à sa mémoire.

L’année écoulée, plusieurs faits  se sont produits dans la vie de simples gens,  de militants des organisations de masse et des gouvernements populaires révolutionnaires qui sont morts sous les balles de la police, ont subi la torture en garde à vue et sont tombés dans des embuscades, ont été enlevés à leur  à leur domicile et tués de sang-froid. En particulier, dans des tirs aveugles de la police  rappelant le massacre de Jallianwalah dans la zone de Basaguda,  district de Bijapur au DKr le 28-6-2012, les célèbres forces CoBRA et la police ont encerclé la population de tous les côtés et tué 17 personnes désarmées, y compris les femmes, les enfants et les écoliers des villages de  Sarkinguda, Penta Raju et Kothaguda. Des dizaines d’entre eux ont été blessés. Deux villageois ont été tués à proximité de Imlipenta portant ainsi le nombre des victimes à  19. Cela restera dans les mémoires comme un nouvel exemple de la nature de plus en plus fasciste et de la cruauté de l’ennemi. Les Camarades Sodi Nani ( commandant adjoint de peloton), Venjam Kelu (membre de la milice), le chef de village Madkami Maasa de Chikpal dans le sud de Bastar, Podiyami Maasa,  militante de l’organisation de masse des vétérans organisation de masse, le  camarade Yadav Negi du village Innar dansla division du Bastar Oriental et quelques autres personnes ont,  été, soit tués dans des embuscades ou des verrouillages de police dans diverses zones  dans le DK. Dans le cadre de l’opération Haka effectuée par les forces paramilitaires et de police ennemis au nombre d’environ 3000 dans la région de Maad, Dunga Dhurva du village de Toke a été battu à mort. Akali Devi et son fils ont été tués par les balles d’un entrepreneur dans le village de Tirra, dans le  Gumla dans le district de Jharkhand.

Camarades,

Le plus intensification de la crise économique impérialiste a de graves répercussions sur  l’économie indienne aussi. Les impérialistes, en particulier l’impérialisme américain et les dirigeants compradores des pays semi-coloniaux, semi-féodaux de notre pays tentent d’écraser sauvagement tous ceux qui s’avèrent faire obstacle à leurs investissements, pillent des ressources et des marchés afin de sortir de leur crise. L’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan, l’intervention directe en Libye et celle qui se poursuit au Pakistan et en Syrie, les menaces contre l’Iran et la Corée du Nord, le lancement de l’échelle du pays sur plusieurs fronts, les opérations extrêmement réactionnaires comme  Oplan Bayanihan et l’opération Green Hunt, respectivement aux Philippines et en Inde afin d’écraser violemment les mouvements révolutionnaires ont tous pour objectif de répondre à leurs intérêts économiques et politiques. Les  Etats du Centre, de l’Est  et du Nord-Est, qui abritent d’immenses ressources minérales, forestières et hydrauliques sont leur cible privilégiée. En même temps qu’elles procèdent à l’éradication de toutes forces révolutionnaires, démocratiques et patriotiques qui s’opposent au pillage  global des ressources  à l’échelle nationale, à l’exploitation et à l’oppression, les classes dirigeantes sont en train de déployer une offensive militaire massive contre notre Parti qui est en train d’armer le peuple, le PLGA et les organes du pouvoir populaire révolutionnaire.

Bien que nous ayons subi des pertes sévères en termes de leadership et le forces subjectives dans cette offensive, dans nos points forts le mouvement révolutionnaire s’est maintenu et pose un sérieux défi à l’ennemi. C’est lui qui  est à l’origine des pertes chez les forces ennemies au cours de diverses tactiques de campagnes de contre-offensives. Le mouvement révolutionnaire est en pleine expansion dans de nouvelles régions et à certains endroits, il est en pleine expansion à l’intérieur même des zones de guérilla. Nous tendons tous nos  efforts  pour Bolcheviser le Parti. D’autre part, notre parti est en train de procéder à la dénonciation idéologiquement et politique du modèle de développement erroné des classes dirigeantes. Il a construit un modèle alternatif de développement sous forme embryonnaire dans le DK, BJ, le Bengale et AOB. Au niveau de la division des Sarkars Janatana ont été formés et travaillent dans le DK. Notre parti s’efforce de lutter dans l’unité avec les mouvements de libération nationale dans notre pays et d’autres mouvements des masses opprimées et les communautés et il les soutient. Depuis l’époque du Naxalbari et des mouvements Srikakulam jusqu’à aujourd’hui, tous les règlements, toutes  les lois relatives aux droits des paysans pauvres et Adivasis ou certaines  réformes avaient été promulguées par les classes dirigeantes au nom de la réduction de l’influence des mouvements maoïstes. A ce jour, aucun débat sur ​​le développement ne peut avoir lieu sans discutions sur le modèle maoïste de développement et d’alternative politique et économique posé par les maoïstes. La raison qui se cache  derrière cela c’et l’importance de la ligne politique de notre Parti et de la pratique de la Guerre Populaire. Comme notre Parti avec ses sacrifices innombrables et la justesse de  l’alternative politique qu’il propose est considéré comme une lueur d’espoir par les masses opprimées de notre pays, l’État tente d’écraser notre parti et son leadership aussi vite que possible. C’est pourquoi il est en train de recourir à une offensive militaire massive contre  nous.

Les succès politiques obtenus, les progrès de la guerre populaire, l’expansion de la guérilla et du mouvement révolutionnaire, la création et le développement du pouvoir politique populaire, le soutien et la solidarité que notre Révolution de Nouvelle Démocratie (NDR) se fait dans notre pays et à l’étranger sont inimaginables sans les sacrifices des martyrs et les idéaux et les valeurs qu’ils ont présentés à la société et mis en place au sein du parti. C’est inspirés par l’’exemple puisé dans la grande pratique des camarades Charu Mazumdar, Kanhai Chatterji et nos milliers de martyrs et c’est dans l’esprit de leurs sacrifices que notre parti est capable de surmonter toutes sortes de conditions défavorables et d’aller de l’avant pour le succès de NDR.

Camarades,

Les conditions matérielles dans notre pays et dans le monde sont de plus en plus favorables à la révolution. Toutes sortes de contradictions sociales s’accentuent et poussent les gens à adhérer à certains mouvements et à  les amener de plus en plus souvent à choisir la voie révolutionnaire. S‘il nous faut  faire avancer la révolution dans notre pays vers la victoire en utilisant cette excellent climat ​​révolutionnaire, il nous faut absolument accomplir  les tâches immédiates suivantes dans le but de s’acquitter de la tâche centrale fixée par notre 9 ème Congrès de l’Unité, le passage guerre de guérilla à la guerre de mouvement et au développement de PLGA en  PLGA afin de transformer le Dandakaranya le Bihar-Jharkhand en régions libérées.

Si nous sommes résolus à  faire avancer la révolution vers la victoire en utilisant les conditions matérielles excellentes, alors nous devrons également  améliorer nos conditions subjectives tout aussi rapidement. Prévenir des pertes dans  nos forces subjectives, en particulier la prévention des pertes au niveau du haut commandement  est une des tâches les plus importantes pour notre parti. Il est vrai que des dirigeants révolutionnaires émergent au cours de la révolution. Mais il est également vrai qu’une fois que nous perdons ces dirigeants, des chefs qui avaient acquis des décennies d’une vaste expérience et ont guidé le parti avec une confiance inébranlable dans le peuple et  la révolution, ce n’est pas si facile de faire émerger  de nouveaux dirigeants de même stature. Il s’agit d’un principe général selon lequel  notre objectif dans la guerre est de préserver nos forces dans la mesure du possible tout en  infligeant autant de pertes que possible aux forces ennemies. Nous devons prendre très au sérieux la protection de notre leadership, la réduction des pertes de nos forces subjectives et  prévenir les pertes inutiles au sérieux et nous devons tendre nos efforts afin d’appliquer le principe général exposé ci-dessus.

Nos échecs et nos insuffisances dans l’étude de la stratégie déloyale du LIC de l’ennemi et notre incapacité à adopter des contre-tactiques en déchiffrant les tactiques adoptées par l’ennemi pour liquider  nos dirigeants et les forces subjectives dans le cadre de cette stratégie, expliquent les lourdes pertes que avons subies  dans le cadre de cette stratégie. C’est pour cette raison quenous devons changer nos méthodes de  travail en conformité avec les conditions matérielles concrètes, le niveau du mouvement et nos tâches. Il nous faut améliorer nos méthodes de travail pour  que les trois armes magiques de la victoire de la révolution – Parti, Armée Populaire et Front sortent renforcées  et  consolidées. Cela créerait notre base de réduction de  nos pertes. De même, nous devons bolcheviser le Parti sur le plan  idéologique  politique, militaire et organisationnel afin de préserver nos forces subjectives et les renforcer.

Augmenter  notre base de masse est un point crucial dans la résolution de tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés à l’heure actuelle. Une forte base de masse serait aussi une condition préalable fondamentale pour la réduction des pertes enregistrée. Donc, nous devons nous efforcer de soutenir une base de masse solide et la construire. Nous devons pour cette raison  mobiliser politiquement les gens et de les renforcer. Nous devons mobiliser les masses dans divers mouvements et  luttes, et en particulier, nous devons mobiliser largement et activement la paysannerie dans le mouvement révolutionnaire agraire. En résumé, nous devons activement mobiliser les masses révolutionnaires dans la Guerre Populaire. Nous devons faire preuve de beaucoup d’habileté pour frapper et  démanteler les programmes d’action civique, les réformes en trompe-l’œil, les attaques des gangs de tueurs et la guerre hypocrite  que  mène la LIC  sur le cadre de a politique. Nous devons  mobiliser la classe moyenne et les intellectuels en nous appuyant sur ​​les travailleurs et les paysans.

Nous devons intensifier la guerre de  guérilla dans les zones de notre pays où elle fait rage. Nous devons l’étendre sur un territoire plus vaste. L’ennemi voudrait employer tous les types de méthodes contre-révolutionnaires pour limiter nos zones de guérilla et les aires de guerre de mouvement pour les en réduire la surface et de mettre fin à la guerre aussi vite que possible (en nous anéantissant ou en nous affaiblissant  qualitativement notre puissance de combat). Nous devons déjouer leurs efforts en augmentant considérablement la mobilisation des masses, en intensifiant et élargissant la guérilla, en renforçant et accroissant les organes du pouvoir populaire et des bases de guérilla, en élargissant les zones de guérilla, en  développant le mouvement pas à pas grâce au renforcement des victoires de la Guerre Populaire et par son extension pour qu’elle se poursuive sous forme de guerre prolongée.

Il faut armer le peuple plus largement pour renforcer le pouvoir politique du peuple et les bases de guérilla là où nous les avons construites et  les étendre à de nouvelles zones plus est l’une des tâches les plus importantes auxquelles nous devons confronter. Nous devons développer toutes formes d’agitation de masse et les luttes de classes, les luttes pour la terre en particulier et les luttes contre les déplacements forcés de population ; il faut armer ceux qui  sont sortis  renforcés au cours de ces luttes et d’inciter la population à construire le pouvoir politique du peuple en rejetant la domination d’Etat ​​des classes dirigeantes et à établir des zones libérées par l’édification d’une armée populaire puissante. Mobiliser la population pour entrer activement dans  la guerre populaire devrait être un élément capital à cet égard.

Le déploiement de l’armée dans le Bastar, l’ouverture des écoles de formation militaire, avec une formation  spéciale pour faire  une brigade militaire, la constitution  de nouveaux bataillons, chaque année, les augmentations énormes du budget militaire, la construction de l’infrastructure nécessaire au déploiement de la Force aérienne, la location-vente et le prêt d’hélicoptères et de drones font tous partie de l’offensive militaire massive et multiforme de l’opération Green Hunt (OGH). Le déploiement de l’armée dans le Bastar n’a pas seulement pour objectif d’y anéantir le mouvement, mais aussi d’attaquer les mouvements dans l’Andhra Pradesh, Maharashtra et Odisha qui sont frontaliers avec le Bastar et aussi les mouvements dans le Jharkhand, le Bihar et d’autres mouvements au Nord et à l’Est Etats de l’Inde et les mouvements du Sud et de l’Ouest de l’Inde, visant ainsi à nous exterminer dans tout le pays. C’est pourquoi nous devons mettre en œuvre des efforts particuliers pour construire un mouvement de masse vaste et militant dans nos aires de mouvement, dans notre pays et à l’étranger pour contrer le déploiement de l’armée dans les zones de mouvement et concrètement dans le Bastar.

Dans les opérations massives spéciales menées récemment par les forces ennemies au niveau de la brigade dans le DK, Jharkhand, Bihar, Odisha. CO les drones COB et AOB ont été utilisés. Les forces ennemies sont en train de finaliser  tous leurs préparatifs pour un déploiement à grande échelle (en vue de la collecte d’informations, de bombardement et de tirs). Nous devons  mobiliser massivement toutes les sections contre l’utilisation de drones. Nous devons établir un lien avec les mouvements qui s’opposent à l’utilisation de drones au niveau international, en particulier dans des pays comme l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, l’Irak, la Palestine, etc. Nous devons nous efforcer de mobiliser un soutien international dans l’opposition  au déploiement de l’armée et à l’utilisation de drones dans nos aires de mouvement. En fait, les lakhs des forces armées, paramilitaires, les forces de police et le nombre d’hélicoptères déployés dans nos aires de mouvement dépasse en nombre les forces armées à terre ou aériennes et les hélicoptères de la Force aérienne de la majorité des pays dans le monde. Nous devons exposer ce fait aux yeux de notre peuple et des peuples du monde et les mobiliser.

Les puissances coloniales avant le transfert du pouvoir en 1947 et plus tard leurs valets ont institué des lois extrêmement  violentes comme l’ AFSPA, UAPA, MCOCA, CSPSA en plus des autres lois draconiennes telles que la Loi sur PD, la NSA, la loi sur l’interdiction des  armes, etc. qui correspondent à une abolition du droit de vivre et des autres fondamentaux de la  personne. Les préparatifs se sont intensifiés pour instaurer le  NCTC (Centre Contre-terroriste National) qui allait devenir la plus célèbre de toutes ces institutions oppressives. Ce centre est construit sur modèle du  NCTC des États-Unis et devrait être constitué et dirigé sous la houlette des impérialistes américains. Ce programme vise à liquider sans contrôle aucun  tous ceux qui se battent. Les classes dirigeantes vont l’utiliser comme  instrument pour établir un régime militaire, de type dictatorial et incontournable. Si cette institution était formée, puis les droits civils perdraient tout sens. Il sera un danger non seulement pour les peuples indiens, mais pour tout le peuple de l’Asie du Sud. L’objectif des classes dirigeantes n’est pas seulement d’anéantir le mouvement révolutionnaire, mais aussi d’écraser sauvagement ceux qui se battent pour leurs justes revendications, les mouvements de libération nationale au Cachemire et au Nord-Est, toutes sortes de mouvements démocratiques et mouvements antidéplacement de la population. C’est la raison pour laquelle ils instaurent  des lois draconiennes et se rendent le système judiciaire plus autoritaire et intensifient la «guerre contre le peuple». À l’heure actuelle l’un des aspects importants de la répression ennemie est d’arrêter nos camarades (tant du CC que des  membres du parti et les gens ordinaires), les charges qu’ils font peser sur eux sont de fausses accusations. La répression ce sont les incarcérations dans des prisons pour de longues  années. Ils sont condamnés à mort ou à la prison à vie, leurs cautions sont rejetées et dans le cas où elles sont acceptées, ils sont de nouveau arrêtés aux portes mêmes de la prison  et on les charge de nouvelles accusations. Les prisonniers politiques  sont privés des aménagements les plus élémentaires, en particulier les soins médicaux les et ils sont soumis à la torture sous diverses formes. En d’autres termes, les droits du peuple sont foulés aux pieds quotidiennement  et dans de très  nombreux cas et des massacres sont  perpétrés qui rappellent le régime hitlérien.  C’est la raison pour laquelle nous devons  construire un puissant mouvement uni pour défendre les droits des personnes et  nous battre résolument et âprement.

Camarades,

Observons une Semaine de recueillement à la mémoire des  Martyrs dans un esprit révolutionnaire partout et dans chaque recoin de notre pays. Afin de vaincre l’offensive Green Hunt déployée sur le pays tout entier dans le cadre de la guerre  du LIC déclenchée par l’ennemi, maintenons haut levés tout à la fois dans notre vie quotidienne  et aussi particulièrement à cette occasion, les valeurs de l’idéal du  sacrifice, du courage, de la vaillance du dévouement envers le peuple et de l’engagement que nous ont enseignées la vie et la pratique de ceux qui sont tombés au combat. Propageons ces valeurs très largement et d’une façon créative au sein du peuple. Faisons connaître l’histoire de leur vie de dévouement,  élevons des stèles en leur mémoire et honorons-les dignement. Peignons en rouge les stèles qui ont été dressées auparavant en leur honneur  et ornons-les  joliment afin que le peuple  puisse venir leur rendre  hommage non seulement à cette occasion mais aussi à toute autre occasion d’hommage révolutionnaire tout au long de l’année. Préparons et diffusons tout un matériel varié de propagande  sous forme de tracts, de brochures, d’affiches, de banderoles, de calendriers etc. sur nos martyrs et diffusons-les très largement dans les masses.

Dans les zones de mouvement dans tout le pays, le people poursuit la tradition révolutionnaire  qui consiste à élever des stèles, des monuments en hommage aux martyrs dans des centaines de villages. Cependant, à plusieurs endroits, la police et les forces paramilitaires détruisent entièrement ou partiellement ces colonnes et forcent le peuple à les détruire. Le peuple a résisté à certains endroits. Il a reconstruit les stèles détruites avec une détermination plus forte encore. Nous devons travailler  à accroître cette prise de conscience du people contre ces destructions de stèles de martyrs,  intensifier sa résistance  sous diverses formes pour qu’elles ne soient pas détruites, encourager à les construire et les reconstruire, à inaugurer une colonne des martyrs dans chaque village et à combattre avec courage et vaillance pour remplir  l’objectif de ces martyrs. Aller à la rencontre de  leur famille, de leurs parents et  leurs  amis, à cette occasion et les faire venir aux meetings, p et assister aux programmes prévus pour cette semaine. Qu’ils inaugurent les stèles  et qu’on leur donne la parole pour qu’ils parlent de la vie exemplaire des martyrs dans ces meetings. Qu’ils aient envie  de réaliser les objectifs de ces martyrs. Informons-nous des problèmes qu’affrontent ces familles de martyrs, essayons  de les  résoudre et  assurons-les que le mouvement révolutionnaire  leur apportera toujours son soutien. En résumé, commémorons ces journées d’hommage et utilisons  ces occasions solennelles  pour renouveler notre engagement à remplir les idéaux de s martyrs.

“Avançons  résolument sur le chemin de la Guerre Populaire afin de remplir les objectifs de nos héroïques martyrs!

“Comprenons bien et étudions la politique traîtresse de l’ennemi ;  protégeons nos dirigeants et  défendons et gardons bien nos forces subjectives forces !”

“Renforçons le Parti et faisons progresser la Guerre Populaire!”

Avec nos salutations révolutionnaires

Comité Central

PCI (Maoist) [Parti Communiste d’Inde (maoïste)]

  5 juillet 2012

 

 



Dix Français arrêtés dans un Etat indien, expulsés vers Calcutta by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
3 mai 2012, 8:18
Classé dans : Actualités d'Inde
Le groupe, dont tous les membres sauf un détenaient des visas touristiques, est accusé d’avoir approché des membres de la guérilla maoïste dans l’Etat du Bihar.

Dix ressortissants français ont été expulsés de l’Etat du Bihar, dans le nord-est de l’Inde, après avoir été arrêtés et accusés de travailler avec une ONG liée à la rébellion maoïste, ont annoncé lundi des sources officielles.

Le groupe, comportant six femmes, a été expulsé vers Calcutta (Est) pour violation des conditions de leur visa.

«Neuf des dix Français disposaient de visas touristiques, mais étaient impliqués dans les actions d’une ONG», a déclaré à l’AFP le directeur général adjoint de la police du Bihar, Kumar Rajesh Chandra, sans pouvoir préciser si les intéressés seraient ensuite expulsés du territoire indien.

Selon des sources policières s’exprimant sous couvert de l’anonymat, le groupe travaillait avec Ekta Parishad, une organisation caritative se présentant comme un mouvement non violent œuvrant pour l’accès à l’eau et à la terre des populations locales.

«Nous les soupçonnons fortement de s’être rendus dans les places fortes des maoïstes à Jamui et Simultala, et d’avoir tenu des réunions au cœur de la forêt», a declaré un officier de police.

Le groupe de Français serait arrivé en Inde au mois d’avril, et s’était rendu dans le Bihar après avoir voyagé dans le sud. L’un d’entre eux disposerait d’un visa de travail.

Selon le Hindustan Times, ils ont été arrêtés samedi puis amenés sous escorte policière à Patna, la capitale de l’Etat du Bihar, dimanche pour prendre un vol en direction de Calcutta.

Selon le journal, qui cite une source policière, les Français ont assuré ignorer les liens supposés entre Ekta Parishad et les maoïstes, et indiqué vouloir se rendre a Bodhgaya, lieu de pèlerinage bouddhiste dans le Bihar.

La présence d’étrangers dans les régions reculées de l’Inde, contrôlées par les maoïstes, est sujette à tensions après l’enlèvement de deux Italiens par les rebelles le mois dernier dans l’Etat d’Orissa (Sud). Ils avaient ensuite été relâchés indemnes séparément.

(AFP)



PCI (maoïste): « Condamnons les arrestations et la torture de militants maoïstes à Kolkata et Mumbai ! » by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
11 mars 2012, 2:54
Classé dans : Actualités d'Inde, PCI (maoïste) | Tags: , , ,

PARTI COMMUNISTE D’INDE (MAOÏSTE)

COMITE CENTRAL

Communiqué de presse

Mars 2, 2012

Dans la dernière semaine de février 2012, la police a arrêté des militants de notre Parti, y compris certains cadres importants de Kolkata [Calcutta] et Mumbai [Bombay]. A partir de renseignements spécifiques fournis par le meurtrier APSIB [Bureau Spécial d’Enquête d’Andhra Pradesh], les forces conjointes de la police et des STF [Forces Spéciales] d’Andhra Pradesh, du Maharashtra et du Bengale-Occidental ont fait un raid là où nos Camarades étaient hébergés dans la banlieue de Kolkata et de Mumbai  et ont arrêté au moins neuf camarades, y compris deux camarades femmes. Les Camarades Sadanala Ramakrishna, Deepak Kumar Pargania, Sukumar Mandal, Bapi Mudi et Sambhu Charan ont été arrêtés à Kolkata tandis que les Camarades Dinesh Wankhede, Aasimkumar Bhattacharya, Suman et Gawde Paru Patel ont été arrêtés à Thane dans le Maharashtra. Les Camarades Sadanala Ramakrishna alias Santosh (62) et Aasimkumar Bhattacharya (65) sont les plus vieux des personnes arrêtées. Le Camarade Sadanala Ramakrishna travaille pour la révolution depuis au moins quatre décennies. Il a de graves problèmes de santé depuis de nombreuses années. Ingénieur en mécanique diplômé de la prestigieuse Ecole Régionale d’Ingénieurs (REC) de Warangal, d’où les dirigeants martyrs comme Surapaneni Janardhan et Azad ont émergé en tant que grands dirigeants révolutionnaires de leur époque, le Camarade Ramakrishna a sacrifié sa vie brillante pour la cause de la libération des opprimés.

Les deux Camarades femmes arrêtées – Vijaya et Suman – suivent un traitement médical depuis un certain temps en restant à l’abri en dehors des zones de lutte. En particulier, la Camarade Vijaya souffre de graves problèmes cardiaques.

Les forces de police, bien connues pour le pire genre de cruauté, ont torturé ces camarades mentalement et physiquement en garde à vue. Ils ont montés plusieurs fausses accusations contre ces camarades afin qu’ils puissent être mis derrière les barreaux pour toujours.

D’une part les classes dirigeantes affirment que ces arrestations sont un grand succès pour eux et, d’autre part, ils essaient de dépeindre nos camarades comme des criminels dangereux en prétendant qu’ils ont récupéré des quantités énormes d’argent et d’autres matériaux utilisés pour la fabrication d’armes.

Ces arrestations ne sont rien d’autre qu’une partie de l’Opération Green Hunt (OGH), à savoir la «guerre contre le peuple», qui est en cours depuis 2009. Les classes dirigeantes compradores de connivence avec leurs maîtres impérialistes, en particulier avec les impérialistes américains, ont déclenché cette guerre brutale de suppression dans les régions les plus pauvres de l’Inde de sorte que leurs politiques néolibérales de pillage des ressources puissent se dérouler sans encombre. Ils ciblent particulièrement les dirigeants révolutionnaires et les éliminent. Comme le Pentagone a lui-même récemment affirmé, les Forces Spéciales Américaines ne sont pas seulement activement impliquées, mais elles aident également leurs homologues indiens sur le terrain dans les opérations anti-insurrectionnelles visant à éliminer la direction révolutionnaire. Ce fait nous montre aussi que les États-Unis mènent la danse dans l’OGH en se moquant des valeurs comme la liberté, l’indépendance et la souveraineté de notre pays. Les dirigeants qui exploitent notre pays rêvent de voir ce mouvement annihilé si son leadership est anéanti.

Le mouvement révolutionnaire ne peut pas être écrasé par des arrestations et des meurtres. Les barreaux des cachots ne peuvent pas empêcher les idées révolutionnaires de se propager parmi les larges masses.

Le CC du PCI (maoïste) condamne fermement ces arrestations et ces tortures inhumaines infligées sur eux. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces camarades, ainsi que tous les prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles diverses dans tous les coins de notre terre. Nous exigeons également la levée de toutes les fausses accusations portées contre ces camarades.

(Abhay)

Porte-parole, Comité central, CPI (maoïste)



Grève générale en Inde by Comité de Soutien à la Révolution en Inde
1 mars 2012, 8:22
Classé dans : Actualités d'Inde | Tags: ,

Un petit aperçu de la grève générale de 24h en Inde.



Appel du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde by Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde appelle à une diffusion massive d’information dans toutes les usines et les bureaux dans tous les pays.

Il faut que les syndicats de classe de différents pays approuvent les déclarations, pétitions, etc.

Il faut que dans ces pays,  comme les pays impérialistes -Italie, France, Canada, Galice, Autriche, Allemagne-, où il y a des organisations de travailleurs de classe dirigées en certaines occasions par des camarades marxiste-léniniste-maoïstes, soient organisées des réunions, des rencontres pour l’internationalisme prolétarien et l’unité dans la lutte des travailleurs des pays impérialistes et des travailleurs indiens.

Envoyez-nous toutes les informations et les textes à csgpindia@gmail.com pour transmettre aux camarades indiens !

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde
13 février 2012

1

28 février: grève massive en Inde

Redpines, le 10 Février 2012
Les travailleurs dans les villes de l’Inde ont une histoire incroyablement militante, et cela se prouve encore aujourd’hui. Les dirigeants syndicaux l’Inde ont appelé à une grève massive le 28 Février.

L’article qui suit, cependant, suscite des interrogations : dans quelle mesure les syndicats révolutionnaires, les syndicats réformistes et les syndicats avec des membres musulmans pourront se coordonner avec les syndicats affiliés avec les partis de droite comme le Congrès et le BJP nationaliste hindou ? La grève actuelle ouvrira t’elle d’autres possibilités de collaboration entre les
forces révolutionnaires des villes et les castes et populations tribales des régions rurales ? La grève sera-t-elle efficace dans la dénonciation des fondations pourries de la « brillante démocratie » d’Inde à la face du monde?

Les lecteurs qui sont les plus proches de ces questions sont encouragés à publier leurs réflexions et une clarification de l’information.

L’article est paru initialement dans The Hindu.

Les syndicats se prépare pour une grève générale nationale

par Sunny Sebastian

5 février 2012

Le dirigeant du Parti Communiste d’Inde et secrétaire général du All India Trade Union Congress (AITUC) Gurudas Dasgupta a qualifié l’appel commun à la grève par les syndicats pour le 28 Février comme la plus grande démonstration d’unité par la classe ouvrière et les pauvres.

Tous les syndicats de premier plan, y compris l’INTUC (Indian National Trade Union Congress), affilié au parti du Congrès, et le Bharatiya Mazdoor Sangh (BMS) affilié au Bharatiya Janata Party (BJP), outre les syndicats de gauche – le CITU (Centre for Indian Trade Unions) et le All India Trade Union Congress (AITUC) – participeront à la grève.

« Il ne s’agit pas de ces seuls syndicats. Le syndicat de la Shiv Sena dans le Maharashtra et le syndicat affilié à la Ligue Musulmane du Kerala ont également apporté leur soutien à l’appel à la grève. Outre les organisations au niveau national, des centaines de syndicats non affiliés et des syndicats locaux sont en grève, que l’on peut appeler la plus grande de ces derniers temps, » a affirmé M. Dasgupta.

M. Dasgupta était dans la capitale du Rajasthan ce vendredi, ainsi que Sanjeev Reddy, député et président de l’INTUC ; B.N. Roy, secrétaire général de BMS ; et Tapan Sen, député et secrétaire général du CITU, afin de mobiliser les cadres et les travailleurs pour la grève.

« C’est peut-être la première fois que les dirigeants de grands syndicats voyagent ensemble dans tout le pays pour la préparation de la grève, » a noté M. Dasgupta . « Nous avons gardé la grève hors du champ de la politique par souci de l’unité syndicale. »

Les dirigeants syndicaux ont jusqu’à présent fait une tournée l’Andhra Pradesh, du Bengale occidental, du Karnataka, du Maharashtra, du Kerala, du Chhattisgarh, du Madhya Pradesh et du Rajasthan. Ils visiteront également le Tamil Nadu, le Punjab, le Bihar, le Jammu-et-Cachemire, le Sikkim et l’Himachal Pradesh dans les prochains jours, a déclaré le dirigeant du PCI.

La « misère croissante » des gens ordinaires, les bas salaires, les journées de 10 heures dans des conditions de travail misérables, les suppressions d’emplois, le chômage énorme et le nombre croissant de contrats/emplois intérimaires ont été données comme raisons de l’appel à la grève. « Ce n’est qu’un appel au réveil. Il s’agit d’un signal d’avertissement au gouvernement de l’Alliance Progressive Unie, dont les politiques du néo-capitalisme ont amené cette situation dans le pays, » a affirmé M. Dasgupta.

Il a dit qu’alors que le gouvernement n’avait pas de temps pour les travailleurs, il pouvait tenir des discussions sur la gestion de la crise avec Kingfisher Airlines, qui a été confronté à un problème financier.

« Nous avons essayé d’avoir un dialogue avec les autorités depuis un mois et demi, mais personne n’y a prêté attention. En fait, le Parlement ne réussit pas à s’acquitter de sa responsabilité envers les syndicats, » a allégué M. Dasgupta, membre du Rajya Sabha.

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Les ouvriers d’une usine indienne se révoltent, tuent le président de la société

Les travailleurs de l’usine Regency Ceramics en Inde ont attaqué le domicile de leur patron, et l’ont battu avec des tuyaux de plomb après qu’un conflit sur les salaires se soit envenimé.

Les travailleurs étaient furieux au point de tuer le président de Regency KC Chandrashekhar après que leur dirigeant syndical, M. Murali Mohan, fut tué à coups de matraque par la police anti-émeute jeudi.

Cette violence du travail est survenue à Yanaon, une petite ville de l’Andra Pradesh sur la côte est. La police a été appelée à l’usine par la direction pour régler un conflit de travail.

Les travailleurs réclamaient un salaire plus élevé et le rétablissement des travailleurs mis à pied depuis Octobre. Murali fut licencié quelques heures après que la police ait quitté l’usine.

Le lendemain matin, à 06h00 le vendredi, Murali est allé à l’usine avec quelques travailleurs et ont tenté d’entraver le quart du matin, ont reporté les médias locaux.

Les longues matraques, connues sous le nom de lathis en Inde, ont été utilisées par la police pour charger les travailleurs, blessant au moins 20 d’entre eux, y compris Murali.

Il est mort sur le chemin de l’hôpital, selon The Times of India. Des centaines de travailleurs se sont rassemblés devant le poste de police et ont exigé que les agents soient inculpés d’homicide.

Le couvre-feu et d’autres ordonnances civiles ont été imposés à Yanaon en raison du soulèvement qui a finalement abouti à l’assassinat du président de Regency. La police a déclaré que les émeutiers avaient également incendié plusieurs véhicules en dehors du poste de police. Huit travailleurs de Regency Ceramics ont été blessés par les tirs de policiers qui ont suivi, l’état de deux d’entre eux est critique. Plus de 100 manifestants ont été arrêtés.

Les ouvriers d’usine en Inde sont les moins bien payés parmi les quatre grands marchés émergents. Le revenu par habitant en Inde est de moins de 4000$ par an, ce qui en fait le pays le plus pauvre des BRIC en dépit de son économie relativement prospère.

À Regency Ceramics, les travailleurs se sont mis en grève le 1er janvier à propos du différend salarial. La direction décida alors d’imposer une ordonnance de restriction sur cinq travailleurs et réussit à obtenir une ordonnance d’un tribunal de grande instance affirmant que les travailleurs en grève ne devaient pas venir à moins de 200 mètres, plus que la taille de deux terrains de football, de l’usine.

Une fois que la nouvelle de la mort de Murali s’est étendue, les ouvriers de l’usine détruisirent 50 voitures de la société, les autobus et les camions et les incendièrent. Ils saccagèrent l’usine. Les résidents se joignirent aux quelques 600 travailleurs, tandis que d’autres se dirigèrent vers la maison de Chandrashekhar.

3

Après la nouvelle information « Les ouvriers d’une usine indienne se révoltent, tuent le président de la société », les travailleurs en Italie dans la campagne du 2 au 9 avril 2011 ont émis cette déclaration :

L’Inde, le pays où « les travailleurs brûlent leurs patrons »

Nous travailleurs, ouvriers, travailleurs temporaires, chômeurs, saluons la lutte des masses indiennes contre le régime réactionnaire indien soutenu par l’impérialisme.

En Inde, les masses luttent contre les patrons qui licencient et exploitent, contre les prix élevés, la corruption et le terrorisme d’État, avec d’énormes grèves et manifestations, des usines occupées, des attaques sur les patrons.

En Inde, le gouvernement a décidé de vendre les ressources naturelles et humaines aux sociétés impérialistes occidentales, aux nouveaux monopoles des propriétaires des plus grandes usines d’automobiles et d’acier, tels que Tata, Essar, Jindal, Mittal,etc. qui découlent de l’exploitation incontrôlée des travailleurs, souvent des femmes et des enfants, des bénéfices qui leur permettent de devenir actionnaires des grands monopoles internationaux dans ces secteurs, souvent en alliance avec les patrons italiens.

Contre tout cela, les masses indiennes se lèvent et développent la guerre populaire dirigée par le parti de la classe ouvrière d’Inde, le Parti communiste d’Inde (Maoïste).

Le gouvernement indien et l’impérialisme ont déchaîné la répression contre les masses, sous le nom de « l’opération Green Hunt », avec des massacres, des exécutions sommaires, des raids contre des villages entiers et l’ensemble de la population tribale, en essayant de supprimer ce qu’ils appellent « la plus grave menace interne et un danger pour le système international », la guerre populaire, qui a pour but d’établir un nouveau pouvoir fondé sur l’unité des travailleurs et des paysans renversant les impérialistes, les classes bourgeoises et féodales.

La lutte pour les droits des travailleurs et des peuples, la lutte pour les emplois, les salaires, les conditions de vie, la lutte pour la liberté, la démocratie, le renversement du pouvoir des patrons et l’établissement d’un pouvoir entre les mains des travailleurs et des masses est une lutte internationale qui nous unit tous dans le monde entier.

C’est pourquoi nous exprimons la plus grande solidarité avec les masses indiennes et le Parti qui les dirige, et que nous souhaitons qu’elles résistent aux attaques de l’ennemi et progressent vers la victoire.

Ce texte a été approuvé dans les usines d’acier à Tarente et Bergame en Italie.

csgpindia@gmail.com




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