Les effets sur l’environnement de la diffusion en Inde d’Harry Potter
La saga Harry Potter est en train de tuer les hiboux et les chouettes indiennes, a déclaré le ministre de l’Environnement du pays, Jairam Ramesh:
«A la suite du [film] Harry Potter, il semble s’être créé une étrange fascination, même au sein des classes moyennes urbaines, pour le fait de donner des chouettes à leurs enfants.»
Jairam Ramesh a déploré cette mode en présentant un rapport sur le commerce illégal de chouette préparé par une ONG qui travaille sur les commerces illégaux d’espèces menacées. D’après lui, les parents prennent contact avec des vendeurs sous la pression de leurs enfants, qui veulent une chouette comme meilleure amie, comme Harry Potter.
Les hiboux et chouettes font partie intégrante du monde d’Harry Potter: chaque étudiant de Poudlard a son animal de compagnie à plumes, qui lui apporte notamment le courrier au petit déjeuner et fait plus généralement figure de messager. Dans les premiers épisodes de la saga, Harry Potter a sa chouette blanche, Hedwige. La famille de son meilleur ami possède un vieux «hibou de famille», Errol.
L’ornitologue en charge de l’étude en a eu l’idée quand un ami lui a demandé de trouver une chouette blanche pour le 10e anniversaire de son fils, pour lequel il organisait une fête sur le thème d’Harry Potter. En plus d’être dangereuses pour l’espèce, ces demandes ne sont pas réalistes, affirme-t-il:
«Bien que Hedwige passe la plupart de son temps dans une cage à oiseau dans la chambre d’Harry, les vraies chouettes ne font pas de bons animaux de compagnie parce qu’elles ont besoin d’espace pour voler et chasser leur nourriture.»
Harry Potter n’est pas le seul coupable de la disparition des chouettes indiennes: le rapport a demandé des mesures de protection plus importantes avant les fêtes de Diwali et Holi parce que des milliers d’hiboux sont traditionnellement sacrifiés pour ce genre d’occasion. La disparition de leur habitat naturel, particulièrement des forêts vierges indiennes, accélère également la menace sur les hiboux et chouettes indiennes. Les oiseaux sont aussi utilisés dans des rituels de magie noire et de sorcellerie.
L’Inde abrite 30 espèces de chouettes, toutes protégées par la loi, dont 15 se retrouvent pourtant en vente dans des marchés. Leur existence aide notamment les fermiers, puisqu’elles sont les prédatrices de rongeurs qui abiment les champs.
Source: http://www.slate.fr/lien/29659/harry-potter-disparition-chouettes-hiboux-inde
L’Etat indien essaie de contrer la guérilla par le "développement"
Cet article bourgeois montre bien comment le gouvernement cherche à faire taire la révolution par la contre révolution préventive et un pseudo développement de "services publiques".
Mais tout cela n’empêchera pas la révolution car le peuple sait bien qu’il n’aura que ce qu’il gagnera et que ce n’est pas un hasard si l’Etat n’a pas construit d’école et d’infrastructures depuis l"indépendance". Ces gesticulations ne sont rien de plus que les mensonges d’un mari violent qui veut garder sa femme et se dit soudainement prêt à changer dans le seul but de la garder et ainsi continuer à l’exploiter…

NEW DELHI (AP) — Le gouvernement indien a dévoilé vendredi un plan ambitieux destiné à construire des écoles, des centres de soins, des routes et à améliorer la distribution des denrées alimentaires dans les 35 districts les plus touchés par les violences des rebelles maoïstes.
Plus de 138 milliards de roupies doivent être consacrés au cours des trois prochaines annés au développement de ces régions, a déclaré le ministre de l’Intérieur Palaniappan Chidambaram.
D’après lui, le gouvernement projette d’allouer des fonds à 60 des districts les plus pauvres du pays, mais le ministère de l’Intérieur a recommandé que le plan soit d’abord mis en oeuvre dans 35 secteurs très affectés par les violences des rebelles.
"Les allocations immédiates devraient aller aux districts les plus gravement touchés. Nous avons dit aux administateurs des districts que nous souhaitons voir des projets visibles" et "concrets", a-t-il dit.
Les rebelles combattent le gouvernement indien dans certaines régions du pays depuis plus de quatre décennies, réclamant des terres et des emplois pour les paysans sans terre et les déshérités.
Les insurgés -qui visent souvent les policiers, les soldats et des représentants du gouvernement- ont exploité la colère des habitants pauvres des zones rurales.
L’annonce de vendredi s’inscrit dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant à encourager la population des régions frappées par la pauvreté, à ne pas soutenir les rebelles. Par le passé, des projets de développement similaires ont échoué.
Les rebelles sont présents à l’heure actuelle dans 20 des 28 Etats de l’Inde, et compteraient dans leurs rangs entre 10.000 et 20.000 combattants, selon les estimations du ministère de l’Intérieur.
Source AP
La mémoire des Canabady
ou comment la République française a organisé l’arrivée d’Indiens à la Réunion pour pallier la fin de l’esclavage des Noirs…

“La mémoire des Canabady”, c’est un film de 52 minutes écrit et réalisé par Louis Wallecan qui retrace l’histoire des Engagés Indiens de 1850 à nos jours, à travers le regard qu’un homme, le Réunionnais Gilbert Canabady, porte sur son histoire familiale. Il conte le destin douloureux, de plus de 100 000 hommes et femmes originaires d’Inde, venus remplacer les noirs affranchis après l’abolition de l’esclavage en 1848 à la Réunion. Deux histoires sont traitées en parallèle, se complètent et s’entrecroisent : la saga familiale des Canabady et le destin d’une communauté. Nous remontons progressivement le fil du temps, entre l’Inde et la Réunion, sur plus d’un siècle et demi, partageant le destin tragique de Saminadin Canabady (arrière grand-père de Gilbert) et de ses compagnons de galère. Michèle Marimoutou, Sully Govindin Santa, et Dominique Cier sont les intervenants historiens, il posent leur regard sur cette histoire collective de l’engagisme. Gilbert Canabady raconte l’histoire de sa famille sur quatre générations. Ce conteur a la particularité d’être un homme blessé, qui a fait fortune et a racheté “Le Domaine de Mon Caprice”, lieu sur lequel ses ancêtres furent esclaves… Film visible ici: http://mezzovoce.wmaker.tv/La-memoire-des-Canabady_v92.html
“La mémoire des Canabady” le 7 décembre sur Réunion 1re

“La mémoire des Canabady”, c’est un film de 52 minutes écrit et réalisé par Louis Wallecan qui retrace l’histoire des Engagés Indiens de 1850 à nos jours, à travers le regard qu’un homme, le Réunionnais Gilbert Canabady, porte sur son histoire familiale. Il conte le destin douloureux, de plus de 100 000 hommes et femmes originaires d’Inde, venus remplacer les noirs affranchis après l’abolition de l’esclavage en 1848 à la Réunion. Deux histoires sont traitées en parallèle, se complètent et s’entrecroisent : la saga familiale des Canabady et le destin d’une communauté. Nous remontons progressivement le fil du temps, entre l’Inde et la Réunion, sur plus d’un siècle et demi, partageant le destin tragique de Saminadin Canabady (arrière grand-père de Gilbert) et de ses compagnons de galère. Michèle Marimoutou, Sully Govindin Santa, et Dominique Cier sont les intervenants historiens, il posent leur regard sur cette histoire collective de l’engagisme. Gilbert Canabady raconte l’histoire de sa famille sur quatre générations. Ce conteur a la particularité d’être un homme blessé, qui a fait fortune et a racheté “Le Domaine de Mon Caprice”, lieu sur lequel ses ancêtres furent esclaves
http://mezzovoce.wmaker.tv/v/f242bba56e3ba9570b1f5971e64fff6e999423aa
La France fournit des sous-marins à l’Inde pour favoriser la guerre et récupérer la plus-value arrachée aux travailleurs du pays!
Le programme des Scorpène indiens remis sur les rails

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En marge de la visite officielle en Inde du président Sarkozy, Patrick Boissier, président de DCNS, s’est rendu aux chantiers Mazagon Dock Limited. C’est là, près de Bombay, que sont réalisés en transfert de technologie les sous-marins du type Scorpène, commandés fin 2005. Ces derniers mois, des inquiétudes étaient apparues quant à la capacité de MDL à réaliser ces bâtiments hautement complexes. Si Patrick Boissier a reconnu que les chantiers avaient souffert d’une perte de savoir-faire et d’un manque de mise à niveau industrielle liés à une longue période sans sous-marin à construire, le président du groupe français a manifesté sa confiance dans MDL pour mener le programme à son terme. En étroite collaboration avec DCNS, le chantier et les autorités indiennes auraient mis en place les plans d’action nécessaires pour que la construction et l’achèvement des sous-marins se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Mazagon Dock a, ainsi, remis son outil industriel à niveau et recouvre progressivement, avec l’assistance technique française, les compétences nécessaires à la réalisation des bâtiments.
Terminer les sous-marins d’ici 2018
« Jusqu’ici, MDL a réalisé les coques du premier et du second sous-marin, tandis que les troisième et quatrième progressent vite. Le transfert de technologie nous a immensément aidés dans l’acquisition de savoir-faire pour la fabrication de coques pressurisées. Je suis certain que la phase d’intégration et d’achèvement se passera bien également. Les équipes de MDL sont fortement motivées et nos partenaires aussi », a déclaré le vice-amiral indien Malhi. Le premier des six sous-marins commandés par l’Inde, devant initialement être livré en 2012, est donc bien avancé au niveau de la coque. Mais il reste à intégrer les équipements et le système de combat, une partie délicate. Compte tenu des difficultés originelles rencontrées pour la mise en route du chantier et sa montée en puissance, l’admission au service actif du bâtiment connaîtra sans doute plusieurs années de retard. Chez DCNS, on n’avance aucune date concernant son achèvement. En revanche, le groupe se fixe pour objectif de profiter du retour d’expérience sur la tête de série et des améliorations mises en oeuvre pour parvenir à livrer à la marine indienne tous ses bâtiments d’ici 2018, c’est-à-dire sensiblement dans les temps prévus à l’origine.
Il convient de noter que ce programme comporte un transfert de technologie très important, l’objectif étant de permettre aux Indiens de pouvoir réaliser, dans leurs propres chantiers, des sous-marins modernes et dotés de technologies complexes. Ainsi, si les établissements français de DCNS, notamment Cherbourg, ont assez largement travaillé sur la première unité, l’industrie locale monte progressivement en puissance sur les bâtiments suivants, y compris au niveau des équipements. « Nous conduisons aujourd’hui un profond transfert de technologie pour le premier sous-marin. Ce transfert de technologie permettra à MDL de produire les sous-marins à une allure rapide et d’avoir l’autonomie nécessaire pour leur maintenance. Nous espérons avoir une contribution significative à travers notre expérience globale et notre expertise au profit de MDL et, plus généralement, des sociétés indiennes », a expliqué Patrick Boissier, rappelant que l’Inde était un « marché stratégique » pour DCNS.
Un AIP proposé à partir du cinquième
Dérivés des sous-marins construits pour le Chili et la Malaisie, les Scorpène indiens mesureront 67 mètres de long pour un déplacement d’environ 1700 tonnes en plongée. Armés par un équipage réduit, composé d’une trentaine de marins seulement, ils disposeront de 6 tubes de 533mm. L’armement comprendra jusqu’à 18 torpilles lourdes et missiles antinavire Exocet SM39. Pour l’heure, les unités indiennes sont dotées d’une propulsion diesel-électrique, avec des moteurs fournis par MAN. DCNS a, toutefois, proposé à la marine indienne d’adopter un système de propulsion anaérobie (AIP) à partir du cinquième sous-marin. Ce système fonctionnant en circuit fermé permet d’augmenter considérablement l’autonomie en plongée des sous-marins conventionnels. Aujourd’hui opérationnel, le Module d’Energie Sous-Marine Anaérobie (MESMA) fonctionne suivant le même principe que la propulsion nucléaire, la source chaude étant remplacée, sur Scorpène, par du gasoil (servant en même temps aux moteurs diesels). Dans ce schéma, la combustion du carburant crée des gaz qui vont céder leurs calories à de l’eau. Celle-ci se transforme en vapeur, qui va se détendre dans la turbine, qui fait elle-même tourner les alternateurs. Les Scorpène indiens en seront-ils dotés ? Aucune décision n’aurait été prise pour le moment.
En lice pour six bâtiments supplémentaires
Après avoir décroché le premier volet du programme de renouvellement de la flotte sous-marine indienne, DCNS se positionne auprès des autorités de New Delhi pour obtenir la commande de six sous-marins supplémentaires. C’est le fameux « Batch 2 » du programme, qui fait l’objet d’un nouvel appel d’offres international. Le groupe français, qui propose le Scorpène avec un AIP, fait face à la concurrence de plusieurs pays, à commencer par la Russie. Moscou, qui entretien des relations historiques avec l’Inde en matière de défense, est également bien placée. La marine indienne dispose en effet de 10 sous-marins du type Kilo et va recevoir de son homologue russe le sous-marin nucléaire d’attaque Nerpa. Dans le cadre du Batch 2, la Russie propose à l’Inde des sous-marins du type Amur, version export du nouveau Lada conçu pour succéder au Kilo. Le président russe Dimitri Medvede, abordera sans doute le sujet avec les autorités indiennes lors de sa prochaine visite, prévue le 21 décembre.
En dehors des chantiers russes, les Français feraient également faire face à la concurrence allemande (type 214) et espagnole (S-80).
Féodalisme: des femmes interdites de téléphone portable avant le mariage

LUCKNOW, Inde (AP) — Un conseil de village du nord de l’Inde a décidé de proscrire l’usage du téléphone portable pour les femmes avant le mariage de crainte qu’il ne favorise des unions interdites, souvent punies par la mort.
Le conseil de village de Lank a décidé en revanche que les garçons pourraient se servir de mobiles, mais uniquement sous la supervision de leurs parents, a expliqué mercredi l’un des membres du conseil, Satish Tyagi. Le conseil craint que les jeunes gens ne se servent du portable pour organiser des fugues amoureuses interdites.
Les associations locales de défense des droits des femmes ont dénoncé une mesure injuste et rétrograde.
Les unions entre membres du même clan sont interdites par les coutumes hindoues dans certaines parties du nord de l’Inde où les mariages arrangés par les parents sont la tradition.
Le mois dernier, 34 couples se sont enfuis dans le district de Muzaffarnagar, dans l’Etat d’Uttar Pradesh, où se situe le village de Lank, selon la police. Et huit crimes d’honneur visant ces couples ont été signalés au cours du mois dernier.
"Trois jeunes filles ont été décapitées par des membres masculins de leur famille après s’être enfuies" avec des garçons du même clan, a expliqué le directeur général adjoint de la police Brij Lal dans la capitale de l’Etat Lucknow.
Les conseils de village, appelés panchayats et composés d’anciens désignés par la communauté, n’ont pas de pouvoir contraignant en Inde mais sont considérés comme l’expression de la volonté de la communauté. Ceux qui ne se soumettent pas à leurs règles risquent d’être ostracisés. AP
source: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101124.FAP1486/inde -un-conseil-de-village-interdit-le-portable-aux-filles-avant-le- mariage.html
Les prises accidentelles de poissons et la surexploitation conduisent à une catastrophe écologique de la biodiversité

La pêche et ses prises accidentelles mènent vers une catastrophe écologique de la biodiversité de poissons, crustacés, mollusques, etc.
En Inde, se rendre au marché le plus proche pour prendre un peu de poisson lézard et des terpugas (poissons traditionnellement pas considéré comme une bonne alimentation) pour la table est en train de devenir une réalité dans certaines parties du monde.
Ceci est le résultat de la commercialisation des prises accessoires (espèces moins intéressantes qui sont capturées accidentellement et traditionnellement mises au rebut).
Cette tendance a des conséquences potentiellement désastreuses pour les écosystèmes océaniques du monde, a souligné une étude publiée dans un récent numéro de la revue Conservation Letters.
Aaron Lobo et les autres auteurs ont révélé ce triste état de choses le long de la côte de Coromandel (la côte sud de l’Inde) après avoir mené de vastes enquêtes sur la pêche au chalut de fond de la région et en interrogeant à la fois les propriétaires de chalutiers et de poissons de rebut (prises accessoires).
D’après les renseignements qu’ils ont obtenus, les auteurs ont reconstitué l’évolution des revenus, les chiffres des prises accessoires et les captures d’espèces commercialisables au cours des 30 dernières années.
Les auteurs ont constaté une forte diminution des captures et des revenus de l’espèce cible (tels que les crevettes pénéides, langoustes, mérous, vivaneaux et barracudas) au cours des deux dernières décennies. Les biodiversités sont mises à mal.
Dans le même temps, le coût d’exploitation des chalutiers a augmenté considérablement, au point qu’elle dépasse presque le revenu provenant d’espèces cibles. Cela a forcé les pêcheurs à commencer à vendre les prises accessoires (qui a été traditionnellement mis au rebut), tant pour la consommation humaine (par exemple lizardfishes, platycéphales et raies) ainsi que pour la production d’aliments pour animaux (par exemple Cardinaux, les oursins et crevettes mantes -squilles-) pour soutenir la région en plein essor de l’industrie de la volaille.
Bien que la réduction des déchets et l’amélioration des moyens d’existence, la dépendance croissante sur les prises accessoires pour soutenir la pêche au chalut dans la côte de Coromandel crée un potentiel pour exploiter les espèces commercialisables au-delà du seuil de l’extinction économique et à partir duquel ils peuvent ne jamais se remettre (passage du seuil de survie).
Sans une gestion durable, la prolongation des prises accessoires/accidentelles de la pêche au chalut le long de la côte de Coromandel conduira à une catastrophe écologique pour les écosystèmes des milieux marins côtiers, avertissent les auteurs.
soucre: http://www.aquaportail.com/news-455-les-prises-accidentelles-de-poissons-conduisent-a-une-catastrophe-ecologique-de-la-biodiversite.html
Une militante en grève de la faim en Inde depuis dix ans
GUWAHATI — Une militante indienne des droits de l’Homme vient d’accomplir dix ans de grève de la faim contre une loi renforçant les pouvoirs des forces armées dans le nord-est de l’Inde et elle a l’intention de continuer, ont annoncé mercredi ses sympathisants.
Irom Chanu Sharmila, surnommée la "Dame de fer de Manipur", du nom de cet Etat défavorisé proche de la frontière birmane, a débuté sa grève de la faim le 2 novembre 2000 après avoir été témoin de la mort de dix personnes tuées par l’armée à un arrêt de bus près de chez elle.
Cette femme aujourd’hui âgée de 38 ans a été arrêtée peu après le début de son action de protestation pour tentative de suicide. Elle a été ensuite envoyée dans un hôpital d’une prison où elle a été alimentée de force par perfusion trois fois par jour.
Fréquemment relâchée par des tribunaux locaux, elle reprend alors sa grève de la faim avant d’être de nouveau arrêtée. Elle est actuellement détenue à l’hôpital Jawarharlal Nehru d’Imphal, la capitale du Manipur.
Son action déterminée vise à demander l’abrogation de la loi sur les pouvoirs spéciaux des forces armées adoptée en 1990 (Armed Forces Special Powers Act, AFSPA), qui leur permet de tirer à vue et d’arrêter des suspects sans avoir de mandat.
L’Etat du Manipur héberge une vingtaine de groupes séparatistes qui demandent l’indépendance ou l’autonomie. Environ 10.000 personnes ont été tuées lors des vingt dernières années de violences.
Cette loi avait été adoptée pour lutter contre les insurrections dans le nord-est et le nord-ouest — en particulier au Cachemire — du pays.
"Elle a décidé de continuer sa mission de jeûne jusqu’à ce la législation draconienne soit abrogée par le gouvernement", a déclaré à l’AFP Babloo Loitongbam, de l’association locale pour la défense des droits de l’Homme, Human Rights Alert.
Des associations internationales pour les droits de l’Homme, telles qu’Amnesty International, ont condamné cette loi, estimant qu’elle a servi d’excuse pour des exécutions extrajudiciaires.

Source: AFP
L’inde intoxiquée par le diabète
Qui dit qu’amélioration des conditions de vie rime avec meilleure santé? On découvre, sur Bloomberg, que la science joue un sale tour à l’Inde: alors même que 400 millions d’Indiens rejoignent la classe moyenne, que le pays a une croissance moyenne annuelle de 7% , que les conditions de vie s’améliorent, la société indienne est toujours plus touchée par le diabète. Ironie du sort: des générations de pauvreté, de malnutrition et de travaux physique lourds font que les Indiens sont mal préparés à la vie sédentaire et aux régimes alimentaires riches.
Résultat: un million d’Indiens devraient succomber au diabète cette année, selon la Fédération internationale du diabète. Avec 50 millions de cas, l’Inde est parmi les pays les plus affectés par cette maladie.
Tout commence avant même la naissance: des mères sous-alimentées mettent au monde des bébés petits et sous-alimentés, dont le métabolisme est équipé pour la privation, mais pas pour l’abondance.
Dans l’Inde urbaine, le diabète de type 2 concernait 3-4% des adultes au milieu des années 1980. Aujourd’hui, il en touche entre 11 et 12%.
Et le diabète ne fait pas qu’augmenter: il touche aussi les Indiens plus tôt. Ils en souffrent à 42,5 ans en moyenne, soit une décennie avant les Européens. Le diabète frappe donc une population de salariés, et les parents pendant leurs primes. Conséquence: la maladie coûte très cher au pays. D’après une estimation de 2007 du Economist Intelligence Unit, elle fait perdre 2,1% à la croissance annuelle du produit intérieur brut de l’Inde.
Interrogé par Marketplace, Jason Gale, auteur de l’article, cite une étude de la Banque mondiale d’après laquelle «si l’Inde éliminait toutes ses maladies non transmissibles, comme le diabète et les problèmes cardiaques, son économie serait de 4 à 10% plus importante».
La maladie met ainsi en péril la croissance indienne. «Si on pense à des pays comme l’Inde, qui n’arrivent pas à vacciner tous leurs enfants, on se demande comment ils vont combattre une épidémie d’une maladie non transmissible, déclare Mark Hanson, président de l’International Society for Developmental Origins of Health and Disease. C’est une menace aussi grande que le réchauffement climatique. Elle va ruiner l’économie mondiale dans les prochains 20 et 30 ans.»

Source: http://www.slate.fr/lien/30091/epidemie-diabete-inde
Concurrence inter-impérialistes: les universités françaises font de la retape en Inde!
Une délégation de quinze écoles et universités françaises vont se rendre la semaine prochaine en Inde pour promouvoir auprès des étudiants les cours de français en France et les échanges entre établissements, a annoncé aujourd’hui l’ambassade de France à New Delhi. Du 15 au 19 novembre, cette délégation composée de responsables d’UFR de français (Unité de formation et de recherche) et de membres de CampusFrance — l’agence qui coordonne les actions des différents acteurs de la promotion et de l’organisation des études supérieures en France pour les étrangers — se rendra à New Delhi, Chennai (sud-est) et Bombay. Les villes d’Aix-en-Provence, Annecy, Besançon, Caen, Chambéry, Clermont-Ferrand, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris, Perpignan, Rennes, Rouen et Sèvres seront représentées, a indiqué l’ambassade. Dans un contexte où seuls 1.745 Indiens étudient en France sur un total de 260.000 étudiants étrangers, la France cherche à séduire un public traditionnellement tourné vers les pays anglo-saxons. La France voudrait faire tripler ce chiffre d’ici les prochaines années, ciblant en particulier les étudiants scientifiques de haut niveau.
Source AFP via Figaro: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/12/97001-20101112FILWWW00324-les-facs-francaises-en-tournee-en-inde.php